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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRA

il les font tomber, ou qui les aílomment en tombant jfur eux. Decipula.

Trape, se dit aussi d’une espèce de porte, de fènêtte,qui se hausse & se baisse dans une coulisse. Porta , yelfeneflra ductilis. Fermer la trape du colombier.

Trape, ou Attrape, Terme de Marine, c’est la mêmechoie que corde de retenue. ,

TRAPE, plus communémentTRAPPE. Abbaye de France,de l’Ordre de Citeaux, situe e dans le Perche, aúx con-fins de l a Normandie, & à quatre lieues de Mon-tagne, vers le nord. Trappa. Mat y. L’ Abbaye de laTrappe e t utuee dans Je Diocèse de Séez, au milieud un grand vallon, fut les frontières du Perche & dela Normandie. Les bois & les collines qui l’eriviròrinént,lont dilposées de telle forte qtfelles íêmblént la vou-loir cacher au reste du monde. On vóit dans ce val-lon des terres labourables, des plants d’arbres fruitiers& des pâturages : onze étangs qui font autour de cetteAbbaye en rendent l’air mal sain, & les approchés sidifficiles, qu'il est mal-aisé d’y arriver sans le secoursd un guide. Auíïì n'y a-t-il rien de plus solitaire qùe cedefert ; un silence éternel y régné en tout temps, &rien ne se présente aux sens qui n'inlpire la solitude &la retraite.

L' Abbaye de Notre-Dame de la Maison-Dieu de laTrappe (car c est ainsi qu’elle se nomme) fut fondéepar Rotrou, Comte du Perche, lan 1140, sous lePontificat dìnnocent II. & fous le tegne de Louis VII.Roi de France, quarante-deux ans après la fondationde Citeaux, vingt-cinq ans après celle de Clairvaux.P y a des Auteurs qui veulent que cette Abbaye aitété fondée par Robert de France, Comte de Dreux& du Perche, & frere de Louis VII. mais les chartesde la fondation prouvent le contraire, & la donnenta Rotrou - Comte du Perche. L'acte par lequel SaintLouis confirme les donations de Rotrou, & prend1 Abbaye de la Trappe fous fa protection, prouve lameme chose ; il est de Fan 12.46.

Le Comte de Rotrou ayant fondé la Trappe , il ymit des Religieux de l'Abbaye du Breuii-Benoît, fon-dee p l an 1137. de l’Ordre de Savigni, qui commença5 ; n ,', an 1112. Ainsi dans le temps de fa fondation,1 Abbaye de la Trappe fut de l’Ordre de Savigni. Celadura jusqu’en 1148. Alors le Bienheureux Serlon, qua-trième Abbé de Savigni, réunit cet Ordre à celui deCiteaux, à la sollicitation & par l’entremiíe de S. Ber-nard , & l’ayant mis fous la filiation de Clairvaux,f Abbaye de la Trappe paífà èn même-remps dans l’Or-dre d e Citeaux, huit ans après fa fondation ; cela n’aP as empêché que FAbbé de Breuii-Benoît n ait tou& Urs àé considéré comme Pere immédiat de la Trappe,

iH '/en ait eu tous les droits, tant qu il y a eudes Abb és RéguIierSi

rnnsarr? 1 *r M- église de F Abbaye de la Trappe fut1 « e f° US A le nom de la Sainte Vierge, par Ro-bert, Archevêque de Rouen, Raoul, Evêque d’E-vreux, & Sylvestre, Évêque de séez, à la sollicitation

de Guillaume , cinquième Abbé de la Trappe. Du

temps de cet Abbe, l’Abbaye des Clairets ayant ététondee par la Comtesse Mathilde, femme de Geoftroi,Comte du Perche, environ Fan izoo. il en fut le pre-mier Pere & Supérieur , & c’èst de-là que vient ledroit que les Abbés de la Trappe ont encore aujour-

í* ALL d etre Ies Peres & les Supérieurs immédiats de» Abbaye des Clairets.

L Abbaye de la Trappe fut long-temps célébré par

en-nnente vertu de ses Abbés & de ses Religieux-, laren<t ete & * es miracles d’Adam, son second Abbé, laa Près t< r nt r eRCOre p l us àlneufe, plus de deux cens ansdes PrWo da d° n ’ ehe étoit encore fort considérée

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011 es P a P es - L'on trouve jusqu'à quatorze

aux Reste- U es des Souverains Pontifes, adresteesserver lesL* de Trappe, pour confirmer & con-avoient été HS ’ J? s droits, les privilèges qui leurenfin le sort quin S par ^ curs prédécesseurs. Elle eutmaines. Dans l a comme attaché aux choses hu-ligieux dégénérèrent d s , tem P s ’ los Abbés & les Re-" Les guerres des Anesoi? I er ?' de I ? urs Feres.

& gloli en furent la cause ou Foc

casion: comme lès Provinces de Normandie, du Per-che & du Maine y étoient plus exposées que les au-tres , F Abbaye de lá Trappe fut plusieurs fois sáccagee ì& ses Religieux sè virent ènsih réduits à manquer dètoutes choies. Dans cette extrémité ils prirent un partique l’on ne peut aster louer, & qtii fait bien voirquelle étoit encore Féminence de leur vertu : ils ré-solurent de n’être à charge à personne, dé ne pointquittes leur solitude pour aller par le monde chercherles secours dont ils ávoient besoin, & de trouver dansles jeunes & dans un travail continuel, le peu qui léurétoit nécèstaire pour subsister. Ils se soutinrent de láforte pendant quelque temps ; mais les Anglois reve-nant de temps en temps leur enlever le peu qu’ilsávoient amaiìë, ils furent enfin contraints de se sépa-rer. Comme leur force consistoit en partie dans leurunion , & dans Fexemple qu’ils se donnoiènt les unsaux autres , paf une vie austère, laborieuse. & p c ni-tente , ce secours leur manquant, leur vertu s astoiblit.La guerre cessa, les Religieux rentrèrent dans la jouii-sance paisible de leur Monastère, mais bien disterensde ce qu’ils avoietit été.

Les choses étoient ainsi fur le penchant, lorsqu eri152.6. les Commendes áyanr été établies en France,par le Concordat paíle encre Léon X. & François ì. leCardinal du Bellai, Évêque de Paris, fut nommé pafle Roi, Abbé Commendataire de la Trappe. Les Reli-gieux s’oppoferent pendant plusieurs années à la no-mination du Cardinal, & continuèrent à élire leurs Ab-bés, avec Fapprobation & la confirmation de la Cousde Rome ; mais enfin ils surent contraints de céder àl’autúrité du Roi, & au crédit du Cardinal. Marsol-iier, Vie de Dom Armand Jean le Boutillier déRance j Abbé de la Trappe, L. II. C. t. Depuis quelà Trappe eut dès Abbés Commendatáires, la Disci-pline régulière s’astoiblit. Mais en 1661. ‘FAbbé deRancé y introduisit la Réforme & y établit des Reli-gieux de Fétroite observance de Cîteaux. L'année sui-vante il prit lui-fnême Fhabit à Notre-Dame de Per-seigne de Fétroite observance de Cîtéaux, & après faprofession qu’il fit lë 26 e soin 1664. il retourna à laTrappe qu’il gouverna non plus en Abbe Commenda-taire , mais comme Abbé Régulier; & il y établit laRéforme qu’on y observe encore avec édification.Voyelle P. Héliot, Hist. des Ordres Religieux,T. VI.C. 1.

L’Abbaye de la Trappe est devenue si célébré pár laRéforme que FAbbé Jean le Boutillier y a introduite »que l’on ne parle que des Religieux de la Trappe ,' deleur silence , de leurs austérités, de leur travail desmains, des constitutions de la Trappe , des écrits deFAbbé de la Trappe. Ainsi on dit d’une maison ou l’onvit dans une grande retraite , silence & pratique d aul-téfité que c’est une Trappe. On vit ici comme à la -Trappe. On F appelle en Latin B. Maria de Trappa.

Trape, ou Trappe, adj. Terme de jardinage, qui ledit des melons bien venus, bien conditionnes. Un piedde melon trape; c’est un pied de melon fort ramassé,& qui n’est ni trop élevé, ni trop alongé, La Quint,Voyei traper.

TRAPELLE. f. t. De 1 Italien Trapola. Une souricière.Les Stoïciens croient que Fame d’un homme accabléfous une ruine, traîne & ahanne long-temps à sortir ;ne se pouvant démêler de la charge, comme une sou-ris prise à la trapelle. Stoici existimant animam homi-nis magno pondere extriti permeare non poste , & fta-tim spargi , quia non fuerit illi exitus liber. Senec.Epift. VJ. Montagne, liv. 2. ch. 12. &M. Coste, Notes;r6. & 327. t. 2. p, 285. del’édit. de Paris, in-11.

1 665.

TRAPER, ou TRAPPER. V. n. Terme de Jardinage,qui se dit des melons bien venus & bien faits. PerpuTchrum este, egregii succrejcere. Voilà un melon quitrape j c'est-à-dire, qu’il est bien venu , bien ramasse,tel qu’on peut le souhaiter.

TRAPÈZE, s. m. Terme de Géométrie. C’est une figuréirrégulière, terminée par quatre lignes droites inégalés.Il y a dans le trapèse au moins deux côtes oppoles. quine font point parallèles. Trapejìum*