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TREZZO. Nom d’une petite ville dTtaîie, dans leMilariez, fur l’Adda, aux confins du Bergamasque,près de Castello.
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TRI. Vieux nom de nombre. Trois. Borei. Tres , tria.
TRIACLEUR. f. m. Saltimbanque, Charlatan qui venden place publique, ou fur un théâtre, de la thériaque,ou autres drogues, après avoir amaíle le peuple pardes bouffonneries.Cïrat/ízrorj Circumforaneus , Agyrta.
Ce mot vient de Thériaque ; on a dit T abord Thé-riacleur , Vendeur de Thériaque, d où Ton a fait Tria-cleur.
On appelle figurément. Triacleur , un homme qui■cherche-à faire valoir ce qifiil dit, ou ce qtfiil fait,dans la vue de tromper. C’est un franc triacleur.
TRIADE HARMONIQUE. Terme de Musique. Triasharmonica. C est un composé de trois sons radicauxentendus tous à la fois, dont pas un n est à Eoctavedes deux autres, ou defquels il y en a deux qui fonth la quinte & à la tierce au-dellus de celui qui leursert de fondement : en un mot c’est un accord com-posé de la tierce & de la quinte ; ce qui fait avec laballe ou le son fondamental trois parties difiérenres,d’oiî lui vient le nom de Triade. Mais celui d 'harmo-nique lui vient fans doute de cette propriété merveil-leuse de la quinte juste qui fe divise naturellement endeux tierces, toutes deux excellentes & très-harmo-nieufes, un seul son mis entre deux autres, faisant en-tendre tout à la fois deux tierces, & par conséquentune double harmonie. C’est ce qui fait que dans le triosurtout, on préféré cet accord à celui qui partagel’octave en la 5 & en la 4, puisque si d’un côté il y aconsonance, il y a dissonance de l’autre, au lieu qu’icide quelque côté que ce soit, l’harmonie est toujourscomp'ette. Entre les 3 sons qui composent la triade har-monique , le plus grave fe nomme fondamental, oubase, fondement, basis , sonus fundâmentalis. Le plushaut, c’est-à-dire, celui qui fait la quinte, ou qui ter-mine l’accord en haut, s’appelle partie découverte, ouexcelsius , ou Jummus , n’y ayant rien au-dellus ; & celui jqui partage si agréablement & si heureusement laquinte en deux tierces, est nommé milieu harmonique,medius harmonicus. Le partage de la quinte en deuxtierces fe peut faire en deux manières, savoir, t° , har-moniquement, quand la tierce majeure est en bas &:la mineure en haut, & pour lors la triade est parfaite,bécare & naturelle. 2° Arithmétiquement, quand auconrraire la tierce mineure est en bas & la majeure enhaut, & pour lors la triade est imparfaite & molle.Toutes les deux font bonnes ; mais la seconde ne fedoit employer que rarement, fur-tout entre les sonsfort graves. Brossard.
TRIADIQUE. adj. m. &f. Terme Ecclésiastique dans I’É-glife Grèque. Triadicus • Ce mot fe dit de certainesHymnes. Les Hymnes triadiques font celles dont chaquestrophe finiílòit par la louange de la très-Sainte Trinité,& par celle de la Sainte Vierge. On dit auffi triadiquessubstantivement. Dans le Triodion , p. 63 , on lit,Nous chantons les triadiques 3 & après alléluia , lesHymnes triadiques. Théophanes, Hom. XXX, p. 228,dit en parlant des Hérétiques convertis : Ces gens quioutrageoient auparavant Jésus-Christ , croient main-tenant , Sc connoiílant la vertu du céleste mystère ,parlent des langues nouvelles , & sanctifient leursbouches en chantant les hymnes triadiques. Voye\
SUICER.
TRIAGE, f. m. Choix qu’onfait entre plusieurs marchan-dises, de ce qu’il y a de meilleur. Seleclio , deleclus.On a fait le triage des Livres de certe Bibliothèque,on n a laissé que le rebut. Se rendre difficile au triagedes œillets. Cuit. des Fleurs.
Triage, fe dit auffi en termes d’Eanx & Forêts, de cer-tains huilions ou quartiers de forêts qui en font la di-vision. Separatio. Les grandes forêts sont divisées enplusieurs gardes, c est-à-dire en portions d une cer-taine étendue, commises aux foins d’un fergent-garde ;& les gardes font divisées en triages ou Cantons. Les
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Officiers de la Maîtrise font tenus de faire souvent lavisite des forêts de garde en garde & de triage entriage. Par la derniere Ordonnance, les Seigneurs quiont leur triage, c’est-à-dire, leur part, ne peuvent rienprétendre dans les communaux for la part des habi-tans.
Triage. Terme de Métallurgie. Opération par laquelleon sépare à coups de marteau la partie métallique duminerai d’avec la roche dont elle est enveloppée, afinque le minerai se trouve dégagé des substances inu-tiles qui pourroient nuire à son traitement dans le four-neau de fusion.
TRI AIRE. f. m. Terme de Milice Romaine. C’est ^meforte de Fantassin de l’ancienne Rome , armé dunepique & d une rondache, avec le casque & la cuiraflè.Triarius , Tertiarius. On les appeloit ainsi, parce qu’ilsfaisoient la troisième ligne. Il y avoir des triaires danschaque cohorte. Abianc.
Polybe, L. VI, distingue dans les armées Romainesquatre sortes de troupes. Les premières s’appeloientPilati ou Velites , soldats armés à la iégere ; c’étoientles soldats qui croient tirés du plus bas peuple & lesplus jeunes de 1 armée. Les Piquiers, haflati , étoientplus âgés, & avoient plus de service que ces premiers.I.es troisièmes , qui fe nommoient Princes, Principescroient encore & plus anciens & meilleurs soldats queces seconds. Les quatrièmes étoient les plus vieux sol-dats & les plus expérimentés, les plus braves. On lesplaçoìt toujours à la troisième ligne comme un corpsde réserve, pour soutenir les deux autres, & rétablirle combat & les affaires, quand les àurres corps avoiencété rompus. C’est de là que venoit leur nom de Triai-res , & le proverbe ad triarios ventum est ; pour mar-quer que l’on en étoit à faire les derniers efforts. Onles nommoit auffi Postsignani , parce qu’ils étoientrangés après les Princes, qui portoient Pérendarr dansune légion. Car ce mot signifie , ceux qui sont aprèsl’étendart. Voye\ Polybe cité, Rosin. Antiq. Rom.L. X. C. lo. Alex and. ab Alexandro-Genial. Dier. L.V. C. t r. Juste-Lipse , De Militia Romana, L. II.Dial. I. ÙII. Godwin, Antkol. Rorn. L. III. sect. 4.C. 17. Sc L. IV. C. 2.
TRIALOGUE. s. m. Dialogue de trois personnes. Leprincipal ouvrage Latin de Jean Wiclef est le Dialoguenomme Trialogue suivant 1 ignorance du temps, parcequ il y fait parler trois personnages, la Vérité, le Men-songe & la Prudence. C’est comme un corps de Théo-logie qui contient tout le venin de fa Doctrine. Fleu-ry , Hifi. Eccl. in-12. tom. ao. p. p 6 g.
TRIANGLE, f. m. Terme de Géométrie. Figure com-prise sous trois lignes , & qui a par conséquent troisangles. Triangulum.
Triangle tectiligne, est celui qui est compris sous troislignes droites. Les trois angles d’un triangle rectilignefont égaux à deux, droits. On 1 appelle rectangle, lors-qu’il a un angle droit, & par conséquent les deux au-
í tres aigus : équilatéral , équilatère , ou équìangle ,lorsque les trois côtés , & par conséquent les trois an-*gles sont éganx: ificele , loríque deux côtés fontégaux : triangle scalène, celui dont les trois côtés fontinégaux, Scalenum , fait du Grec Jkallanon, dérivede ’jholhos , tortu. Le triangle jpliérique , est celui quiest compris fous trois íegmens de grands cercles de lasphère. Ses trois angles sont toujours plus de deuxdroits, & moins que six. Triangle curviligne , est celuiqui est compris fous trois lignes courbes. Le triangleinixtiligne , est celui qui est compris fous des lignesde différentes eipèces : le triangle oxigone a les troisangles aigus, obliquangle a les angles obliques, c’est-à-dire, qu’aucun n’est droit. Amblygone a un angleobtus. On l’appelle auffi obtustangle.
La trigonométrie enseigne à résoudre toutes sortes,de triangl es • Toute la Géométrie & l’Astronomie dé-pendent beaucoup de la connoiifance des triangles.Quand on connoît d’un triangle 0 u les trois côtés,ou deux côtés .& un angle , ou deux angles & un cô-té, on connoît le teste par la Trigonométrie. PoyTle Traité des triangles en nombres , composé par sesieur Frenicle, imprimé séparément en un vol. in - 11 -