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Au figuré , on le dit en parlant d’affaires. À forcede tricoter, il a embrouillé l’aftaire.
Il est quelquefois actif. C’est un tel qui a tripoté toutcela. Ils ont tripoté cela ensemble. Dans toutes ses ac-ceptions il est du style familier, même populaire.
'Tripoté, ée. part.
TRIPOTIER, TRIPOTIERE, pour Maître, maîtressedu jeu de paume, ne fe disent plus. Paumier, maîtredu jeu de paume. Sphœrifta.
TRIPOUT. f. m. Vieux mot. La même chose apparem-ment que tripotage. Borel.
Et fi tnalement le tenoit ,
Conques eschapper ne li pont,
Tant qu’ils eurent fait cel tripout. R. de la Rose.
TRIPPE. Voye\ Tripe.
TRIPTOLÈME. f. m. Nom d’homme. Triptolemus. Ilétoit fils d’Eleusius, selon Hygin , C. 147. ou selonPausanias de Celeus Roid’Éleufe, & de Nécra, ou deMétanire. Cérès salait a dans son enfance. Elle lui ap-prit f u sage du blé , qu il enseigna ìe premier dansPAttique avec TAgriculturé. Ensuite elle lui donna unchar traîné par des serpens ailés & isenvoya par lemonde enseigner le même secret aux hommes. Voye[Hygin- à Fendroit cité, & Ovide dans ses Fastes, L. IV.v. 555>-
Én reconnoissance des services que Triptoleme avoirrendus à s Attique, les Athéniens f honorèrent commeun dieu , on lui érigea un tempie, & on lui consacraune aire à battre du blé.
TRIPTOTE. Terme de Grammaire, qui se dit des nomsqui n’ont que trois cas. Triptotos. Le nom Sordis ,Sordem , Sorde est un nom triptote.
Ce mot est Grec, de tjw, trois, & Elonlv, cas. Ilest peu d’uiage, & Ton dira communément, Nom detrois cas, ou qui isa que trois cas, plutôt que nomtriptote.
TRIPUDIER, v. n. Vieux mot. Voye\ Trépudier.
TRI P UDIUM. f. m. (Test le mot Latin dont on seservoit en général pour exprimer Eauspice forcé, c’est-à-dire l’aulpice qui se prenoit par le moyen des pou-lets qu’on tenoit dans une espèce de cage, à la diffé-rence des auspices qui se prenoient quelquefois lorl-qu’un oiseau libre venoit à lailser tomber quelquechose de son bec. Et loríqu’en prenant les auspices parles sacrés poulets, il leur étoit tombé du bec quelquemorceau de k pâte qu on avoit mise devant eux, celas’appeloit Tripudium fòlijhmum ; ce qui étoit regardécomme le meilleur augure qu’on put avoir. Il y avoitencore le Tripudium jonivium , dont le nom est prisdu son que faifoit en tombant par terre quelque choseque ce soit, lorsque c’étoit par accident, & sans avoirété touché. Alors on tiroir des présages bons ou mau-vais selon la qualité du son. Voye\ Trépignement.
TRIQUE, s. f. Terme populaire. Gros bâton, ou pare-ment de fagot. C’est la même chose que tricot. Fustis.
TRIQUEBALLE. f. m. Terme d’Artillerie. Eípèce dechariot composé d une flèche de bois appuyée fur unessieu à deux roues par derriere, & un avant-train pardevant. Vehiculum tormenlarium. Le triqueballe sertà transporter des pieces de canon en les attachant souscette flèche avec une chaîne de fer.
TRIQUEHOUSE. f. f. Vieux mot. Prononcez Tricouqe.
Pôy^TRicousE.
TRIQUEMADAME. Voyei Tripemadame, & petiteJoubarbe.
TRIQUENIQUE. f. f. Vieux mot. Affaire de néant,querelle fur la pointe d’une aiguille. Res nihili.
Ce mot faifoit un proverbe Grec rp/sevr niy.ipE , Idest , contentio de capillis , c est-à-dire , dispute fur uncheveu. Bor. D autres croient qu’il z été tait de tricce& de nihil , qu’on écrivoit autrefois rùchìl.
TRlQUER.'v. a. Terme de commerce de bois. Tirer lestriques & les morceaux de bois pour les mettre à part.Separare , seligere. Les Marchands de bois sont obligéspar les Ordonnances de triquer les bois & les bûches,
TRI
quand ils les empilent dans les chantiers pour mettre
à part le bois blanc.*
Triquer lignifie aussi, mêler. Dans le III Chap. deTOrdonnance de la Ville, il est défendu aux Marchandsde triquer & de mêler les marchandises de différentprix & qualité. Mijcere.
TRIQUET. f.m. Terme de Charpenterie. Échaftaud deCouvreur, fait de plusieurs pièces de bois aflembléesen triangle, qui s'applique contre les murs. On l’ap-pelle aussi chevalet. Cantherius.
Triquet. Espèce de battoir fort étroit dont on sc sertpour jouer à la Paume. Il est plus foibie que moi, &je le jouerois du triquet. Ac. Fr. 1740. I’n'y a eu queRichelet qui en air parié dans cette significatìon-là.
TRIREGNE, en termes de Blason, le dit par que:qnes-uns de la tnp e couronne du^Pape ; mais en Italie onl’appelle absolument le Régné. Triregnum , tiara, co-ronœ tergeminus apex.
TRIRÈME, s. m. L Encyclopédie fait aussi ce mot dugenre masculin. L’Académie du genre féminin. C’estle nom que l’on donne aux galères à trois rangs derames, ou qui avoient de chaque côté trois hommesfur chaque rame, quelque nombre de rames qu’il yeut d ailleurs. Les Trirèmes % des anciens ne sont pasailés à expliquer. M. Meibomius a fait un traité de lafabrique des Trirèmes. Il a été critiqué par un préten-du Constantin Opeiius, qui étoit d’un autre sentiment.M. Raphaël Fabretti dans son traité de la ColonneTrajane, où il parle aí-èz au long des Trirèmes prétendque les rangs étoient de haut en bas. Scaliger & Sau-niaise ont été du même sentiment. Bays & Eterwechiussoutiennent le contraire & qu’ils étoient en long. LeP. de Languedoc Jeluite donna en 172.1 une disserta-tion fur les trirèmes par laquelle il prétend que par cemot on ne doit pas entendre trois rangs de rameursles uns fur les autres.
L’hypothèse des étages de rames, placés les uns furles autres, paroît la plus accréditée. Cependant doquelque manière qu’on les arrange, soit en files per-pendiculaires, soit en files obliques, soit en forme derampe, on n’en conçoit guère la possibilité pratique.
TRISACRAMENTAUX. f. m. pi. Nom de secte ; quife dit des Hérétiques qui ne reconnoiíïènt que troisSacremens. Trijacramentales. Il y a eu des ProtestansTri sacramentaux , qui n’admettoient que le Baptême,l’Absolution & l’Eucharistie. Les Anglicans sont Trifa-cramentaux ; car ils admettent le Baptême, ['Eucha-ristie & l’Ordre.
TRISAGION. f. m. Terme de I’histoife Ecclésiastique.Hymne où le mot de saint est répété trois fois. LesAnges disent continuellement, Saint, saint, saint estle Seigneur Dieu des armées. L’Egìise dit en Latin &en Grec dans l’Office du Vendredi saint, Saint Dieu,saint Fort, saint Immortel ayez pitié de nous. Trisa-gion. Pierre le Fou'on ajouta au Trijagion Vous, quiaveq été crucifiépour nous, ayc[ pitié de nous ; a ttrih uancainsi la Passion, non au Fils seul , mais à toutes lestrois personnes de la Trinité, & disant anathème, àqui ne vouloir pas parler ainsi. Fleur v. C’étoit auto-riser par cette addition l’hérésie des Patripaffiens & des •Théopasehites. Voye^ces mots. Le Trijagion n’estpro-prement que ces parmes. Saint', saint , Jaint est leSeigneur Dieu des armées, qui fe lisent dans Isaïe IV,3, & dans ^Apocalypse IV, 10. De ces paroles, l’È-gíise a forme un autre Trijagion en ces termes : SaintDieu , Jaint Fort , Jaint Immortel, ayeq pitié de nous*Car comme on y répète trois fois se nom Saint , c’estun Trijagion. L’uíage de cette prière a commencédans TÉgiife de Constantinople, d où il paflà dans lesautres Eglises d Orient, & ensuite dans celles d Occi-dent. Saint JeanDamaícene, Orthod. Fid. L. III. C.io. Codin, De Orig. Constantinop. Balsamon sur leCan 81. du Concile 2/2 Trullo, Acacius Zonaras disent,que ce fur du temps du Patriarche Proclus que cetusage commença. 11 y eut l’année 35 de Théodose leJeune un furieux tremble nient de terre , qui renverseles murailles de la vilse, p e Patriarche fit une grandeprocession , ou 1 on chantoit depuis plusieurs heuresKyrie-eleijon , Seigneur, ayez pitié de nous, lorsqu uu