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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRO

TRO

en dehors , blanches en dedans , fragiles, d un goutamer & désagréable. En Latin Ligustrum Germanicum.G. Bauh. Le troène est fort détersif-, son suc & soneau distillée sont propres pour les maux de gorge,pour dessécher les ulcères, & P our arreter les crache-ffiens de sang , & les hémorragies.

Il y a des troènes panaches de blanc, d autres dejaune. Il y a une efpeee de troène^ qui vient d Italie,plus fort & pins droit que le précédent. Il conserveles feuilles toujours vertes juíqu’à la poustè du prin-temps qu’il lêur en succède de nouvelles. Ses fleursfont plus apparentes,. & ses fruits d’un beau noir, de-meurent longtemps aux branches. Ligustrum foliis

majoribus & magis acuminatis , toto anno folia reti-nens. Pluck.

TROENE. Rivière du Vexin. Vovet Terouanne.TROGLODYTE, ou TROGLODYTE, s. m. &f. Nomde Secte des Juifs idolâtres. Troglodytœ. Le ProphèteEzéchiel rapporte au Chap. VIII. v. 8,9,10, 11, 1 z.stne Dieu, entre les autres abominations des Ilraëlitesqu il lui fît voir, lui découvrit soixante & dix Vieillards,Qui Tencensoir en main , adoroient en secret toutessortes d’animaux & d'infectes peints fur ia muraille.Philastrius, fur cette vision du Prophète, a fait de cesIdolâtres une Secte d Israélites, qui, caches fous terredans des antres, adoroient toutes sortes d’idoles , &leur oftroient des sacrifices ; & celui qui a fait la Tablede Philastrius, nomme cette Secte les Troglodytes , de7 çs)>*h , un antre , & , je pénétre , je m enfonce ,

parce qu’il a cru, fur la parole de Philastrius, que ceuxde cette Secte se cachoient dans les cavernes pour yadorer leurs fausses divinités. Cependant le prophètefait clairement entendre que c étoit dans le secret deleurs maisons, & non point dans des cavernes souter-raines que ces soixante & dix Israélites idolâtroient.Car i° Dieu i ui à, v. 8. Percez la muraille, & nonpas, percez la terre, ou le rocher, ce qui convient ànne maison, & non point à un antre, z® U lui dit en-core , v. iz. Vous voyez ce que les vieillards de lamaison dlsrael font dans les ténèbres, chacun dans lesecret de fa chambre , in abj "condito cubiculi fui, &non point dans le secret des cavernes. Ce mot de Tro-glodyte est donc feint ; la Se 61 e Test auffi. Ce sont sim-plement des Idolâtres Israélites, dont il ne faut pasfaire une Secte particulière.

TROGLODYTES, f. m. pi. C’étoient des Peuples d’A-frìque le long du Golfe Arabique. On appelle aujour-d’hui ce pais, la côte d’Abez. Les Troglodytes è toientlogés dans des cavernes, & Ton donne aujourd’hui cenom à tous ceux qui vivent dans des trous de rochers,fans avoir d’autre retraite.

On dit qisil y avoit à Malte, il n y a pas encoreongtetnps, des Troglodytes, c’est-à-dne , des Sau-va tse s , vivant entre eux dans une vaste caverne, fansavoir aucun commerce avec les autres habitans. Il yen a, dit-on, dans disterens endroits des Indei & ail-eurs. oye^ obi. fur Jes écr. mod. t. zs. P- 2 ??-

Le 1. Kircher dans le second tome de. son Mondesouterrain , parle des Troglodytes. M. se Laboureurdit dans loti voyage de Pologne , que les mines desel de Veille a à deux lieues de Cracovie sont tellementcreusées en terre, qu’on fait près de trois lieues poury descendre. On y trouve une espèce de ville avecdes rues & des maisons, & plus de cinq cens ménagesavec toutes les autres commodités qu’on trouve lura terre. Il ajoute qu’il y a des enfans qui n ont jamaismonte en haut, & qui ne peuvent s’imaginer qu u ya >t d autre monde. Voilà ce q Ton peut appeler deTuiles Troglodytes.

N*- f f- Terme populaire, qui se dit par plaisen-COm tmgros visage qui a quelque chose de facétieux,A pj e quand on dit , il a une bonne grosse trogne \né, EopOtdinaircmcnr encore pour un visage enlumi-

Ón ânonné, comme celui d’un ivrogne,de Bourgo£ U ^* r ’luminer Ça. trogne. Quand j aidu vinde P. On di" e i tu [ aiS que j’en rougis ma trogne. RÉc.ce mot de (b-on^tc rou § e tro ë ne - Ri S ault dérivesage marqué ft®,''

une statue, ou gros vi-

Tu pouvois de tes jours filés d’or & de foieCouler nonchalamment le reste dans lu joie ;

A Vombre du verre & du pot,

Tu pouvois du vin de Bourgogne ,

Rougir en paix ta poétique trogne,

Avec Jacquet , George & Guillot.

TROGNON, f. m. On a fort disputé pour savoir s’il fal-loir dire, trognon t ou trongnon, ou trougnon. Fru-cluum femina , scapus. Mais T Académie setant décla-rée pour trognon, qui a toujours été le plus en usage,il n’y a plus à disputer. Il signifie, le cœur, le milieu ,la partie qui reste des fruits ou des plantes, quand oaj en a ôté le meilleur. Quand on a mangé 1 e meilleurt d une pomme, on jette le trognon, Tendroit 011 fontles pépins. On le dit auíïïde ce qui reste des choux,quand on les a coupés, & même de leur partie la plussolide, d’où partent les feuilles. M. Ménage veut ab-solument que Ton dise trou de chou, parce que Ra-belais Ta dit ainsi -, mais T Académie dit auffi trognon.de chou.

On dit proverbialement d une chose qu’on meptise,J’en fais amant de cas que d’un trognon de chou. Ni-hili facio. Scarron a dit trougnon dans ces paroles; ilsne font cas des autres hommes , non plus que destrougnons de pomme. On dit au contraire à un enfant,ou à une petite fille par manière de carellè, mon périrtrognon. Et en parlant d’une fille jeune & jolie , ondit populairement, voilà un joli trognon.

TROGUE. 1 . f. Terme de Manufacture de draperie.G’est la chaîne préparée par ses Ourdisteurs pour lafabrique des draps mélangés.

TROHTIN & TRUHTIN. f. m. Vieux mot, Seigneur.Pontanus. Borel.

TROJA. Nom d’une petite ville avec titre de Principau-té & Evêché sustragant de Bénévent. Troja. Elle estI dans la Capitanate, Province du Royaume de Naples ,à huit lieues de Bénévent, vers 1 e levant. Troja a étébâtie Tan 1008 , fur les ruines d’une ancienne ville desElirpiniens, nommée Eoœ , Ado ce , JEoana , Eoana .Maty.

TRO J AN. Voye\ Troien. (

TROIE. C’étoit anciennement une ville célébré, capitalede la Troade & du Royaume de Priam. Troja , Ilium.Elle étoit dans T Asie mineure, au pied du Mont-Ida>& à une lieue de l’Archipel & du détroit de Gallipoli.Les Grecs la rendirent célébré par un siège de dix ans,au bout deíquels ils s’en rendirent les maîtres par ar-tifice , & ils la ruinèrent de manière qu’ôn n’en voirplus que les vestiges. On met cec événement en Tan1388, avant l’Ere de Jésus-Christ. Les restes des fon-de mens des murailles de Troie montrent allez parleurcircuit la grandeur de la ville, qui pouvoir avoir douzemilles de tour. La partie méridionale étoit bâtie furune colline, où il y a bien plus de ruines que fur lerivage. Hors les murailles on y voir de grandes pierresfaites comme des coiffes qui lervoienc des sepulchres.Il y avoir un château de marbre fur la colline, dontle pareil étoit bâti en long fur le bord de la mer.Quoique les Princes Ottomans aient enlevé les plusbelles pièces de ces ruines pour en faire des mosquées& en orner leurs scrails, il en reste de bien rares & debien précieuses entre lesquelles on remarque des croixenraillees dans Je marbre. Du Loir, p. z r7.

Troie, etoit encore autrefois une ville de T Asie Mineure.Troas Alexandri , Alexandna. Alexandre le Grandja fonda lur la côte de la Troade, à treize lieues d’A-bydos, & à cinq des ruines de Tancienne Troie, versse midi. Elle fut euíuite Episcopale suffragante de Ly-rique. Elle est maintenant ruinée, & sa place porte lenom d’Eslci Stamboul.

TROIES. Nom d’une ville de France, capitale de seChampagne, & située fur la Seine, à 36 lieues Sud-Estde Paris , & vers ses confins du Duché de Bourgogne.Trecce , TrecaJJ'es , Tricajses, Augusta Tricastinorum ,Augustobona. Troies est une ville fore ancienne ,grande , belle , marchande, remplie d Eglises & demonastères, fortifiée & défendue par une citadelle,

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