U & V
U V VA
VA VA A
t.s- Vingt-unieme lettre dé notreaphabet François, & la cinquièmevoyelle. La valeur propre de ce ca-ractère est de représenter ce son sourd& constant qui exige le rapproche-ment des lèvres , & leur projectionen dehors : ce que les Grecs appellentUpfdon.
. prononciation de l’I 7 , telle que nous savonsmaintenant, vient de J ancien Gaulois ; car tous lesautres peuples de FOccident ont prononcé ou. Chezles Romains la lettre u remplissoit auíïï le son de ladiphthongue ou. Les Imprimeurs appellent u tréma ,lonqiFjl y a deux petits points fur Y u , comme dansEsaii, Saisi, & c .
• ‘•. m - Vingt-deuxieme lettre de notre Alphabet Fran-9 ° 1S > appelée abusivement consonne, & dans l’appella-tion moderne nommée ve de sorte quson dit aujour-d hui un v comme dans la derniere syllabe de rave.
Cette distinction entre la voyelle u & la consonne vjfest pas ancienne ; & tous nos vocabulaires, excepté’e Dict. d e FAcad. mettent encore ensemble les motsS ui commencent par ces deux lettres. Ainsi lson trouvede suite vue & uvée , &c. Nous avons laissé subsistercet ancien abus. La réforme auroit entraîné des chan-gemens considérables ; cela bailleurs ne tire pas à conec ì u ence, quand on en est prévenu.
5 est auíïì une lettre numérale , qui signifie cinq , fuiYant ce vers :
V verò quinque dabit tibi, p. reclè numerabis .
Quand on met un titre au-dessus, V, il signifie cinqmule.
dans, les Monnoies , est le caractère de celle qui estrappee a Troyes ; celle qui est marquée du double west frabriquée à Lille.
La lettre V, dans le commerce , suivie d’un petit, signifie verso.
, Cette même lettre , ou simple V, ou double Wí arr é par le haut, signifie écu, soixante sous, ou troisy Iv í es tournois.
V % met en abrégé pour signifier votre. V.. AVotre p V - • M.. V.. S.. Cest-à-dire, Votre AltesseVnrreQ XCe ^ ence ou Votre éminence. Votre Majesté■ arr : r i aintet é-! V, auíïì en abrégé signifie vers > verset,Ï U m arquoit autrefois le datif, & signifioit
U,
, comme en ces exemples :
U champ viennent sans plus d do l S n
Et dans le Roman de la Rose :
Et u menton une fojfette. ^
U, vieille préposition. Où. Glojs. des Rocs
NUV ' VA
^ A. s. m. Terme du Jeu de Des & ùe la ® ? l a vade
dit en cette phrase : le sept & le va, P aUtan t. ï aire
ou ce quson a mis au jeu, & sep ^ & le va.le quinze & le va au valet. J’ al f e dit aussi en
Va, troisième personne du verbe n >. , Commentplusieurs phrases communes. v ul y ‘ ez - vous;vous va ? pour dire, comment vou V ^ vaComment v« votre affaire > Va- t-en , ° menacan t
droit en besogne, au but. On dit auíiv enVa j va j&c.
Ce mot vient de vado. Nicon.
Va-et-vient. Terme de Marine. On nomine ainsi uncordage tendu dson endroit à un autre, pour faire al-ler & venir ce quson veut faire passer par ce moyen..Va, s J enva. S’enva , chiens. Csost une expreíïìon dontfe fervent les Piqueurs pour fe faire entendre dès chiensqui chastènt. Voici encore dsoutres termes qui signi-fient la même chose : Ilvalà, chiens outre vaux chiens.Le Piqueur doit les prononcer les uns après les autres,
& suivant sa discrétion. D ici. (Economiq.
V A A
VAALI. s. nu Terme de Relation. Gouverneur de Pro-vince en Perse, Vice-Roi, Roi tributaire. Rector Pto -vincire pro Rege , ou Prorex , Rex vectigalis. LesVaahs j qui, en Perse gouvernent les Provinces, sontles Princes sortis des Maisons Royales, dont les Roisde Perse ont conquis les États : ils y laiíïènt ces Princescomme Vice-Rois, ou comme Rois tributaires: iln’eiireste à présent que trois.
VAAST , ou VAT. f. m. Nom d’hotnme* que l’on pro-nonce comme s’il y avoir seulement un V, 8c un élong & fort ouvert, Vâ. Vedafius. On croit que S.Vaaftè toit originaire d’Aquitaine, né sur les frontièresdu Périgord & du Limousin. Il quitta Ion pays & sbretira dans le Diocèse de Toul, où ìl vécut quelquetemps caché, & dans les exercices de la pénitence.L’Évêque de Toul le fit Prêtre. Clovis revenant victo-rieux de la journée de Tolbiac le prit en passant à Toul,afin qu’il l’instruisît & le menât à Reims, où il le laiíïâaprès son baptême, le recommandant fort à S. Rémi.En 499, ce Saint le sacra Evêque d’ Arras , dont il gou-verna 1 Église jusqu’en 539, que l’on croit que sa mortarriva le 6 Février. Voye^ Hensehénius, Aci a SS.Febr. T. I. p.j8z ÙJuiv. Bailler, 6Février.
De Vedafius on a fait Vedafie , Veafie, Veafi,Vaaftè Vá comme on prononce.
Quelques-uns écrivent Waast. La fameuse Abbayede Saint Waafi d’Arras doit son établistèment à SaintVaafi 3 dont elle porte le nom, & elle est redevablede Ion accroislèmenr à Saint Auberr, un de ses succès*seurs. Elle eut pour Fondateur en 68o Thierri Roi deFrance , qui la dota pour cent vingt-deux Religieuxde FOrdre de Saint Benoît, qui dévoient être de fa-mille noble & recommandable dans le Royaume, per-sonne n’y étant reçu qu’il n en ait fait les preuves. P.Hélyot. T. VI. C. 33. p. 254. L’Abbaye Royale de S.Waafi est exempte de la Jurisoictíon de l’Évêque, &elle a plusieurs beaux droits que le P. Hélyot expliqueau même endroit, p. 255. S. Vdft étoit autrefois unfauxbourg d’Arras, maintenant c’est un quartier de laville, lequel prend son nom de l’Abbaye de Saint Vâst.Cœnobium S. Vedafli.
L Abbaye de S. Waafi étoit anciennement d’uneCongrégation qui comprenoit généralement tous lesMonastères de 1 ordre de Saint Benoît qui fe trouvaientdans les provinces de Flandres, Sens & Reims, exemptsSt non exempts. Voyeq le XII e Chapitre du IV e Con-cile de Latran tenu en 1x15, sous Innocent III. Lesguerres arrivées entre les Rois de France, les Comtesde Flandre & les Ducs de Bourgogne, divisèrent cetteCongrégation, & chaque Abbaye devint indépendante.Après que le Concile de Trente eût été terminé est11563 , & publié en 1564, dans les provinces de Fia 11 'dre & d’Artois , par les ordres de Philippe II Roi d Es-pagne , il fe forma de ces Monastères plusieurs Con-grégations , en conséquence du décret du Concile, quiobligeoit les Monastères indépendans à s unir en Con-grégation , ou à subir la visite des Evêques. La pre-mière de ces Congrégations fut composte des Monal-