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Tome huitieme. [THA - Z.]
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vache est à nous, pour dire, s’il n’est question que d’af-fsemer, mon procès est gagné. On dir encore, qu’unhomme est sorcier comme une vache ; pour dire qu’iln’y a point de sortilège en tout ce qu’il fait. Les Ser-gens & les Procureurs disent que la vache a bon pied,quand ils ont fait quelque saisie sur une personne quia moyen de payer les frais. On dit auíïï , que là où lavache est attachée , il faut qu’elle broute ; pour dire,qu’il se faut tenir à la condition à laquelle on est atta-ché. On le dit auíïï de la chèvre. On dit d’un hommesérieux & qui ne rit point, qu’il est bon à vendre vachefoireuse. On le dit auíïï de la mule. On dit que celuiqui mange la vache du Roi, à cent ans de là en paie lesos. Ce proverbe est purement Espagnol. On le dit auíÏÏd’une autre manière , qui mange soie du Roi, à centans de là en chie la plume ; pour dire , qu’on est sujetà être recherché, quand on a manié l’argent du Roi. Iiy a auíïï un jeu d’enfans où l’on dit, porter à la vachemorte, quand on apporte quelqu un fur son dos avecla tête pendante en bas. On dit encore, il parle Latincomme une vache Espagnole.

En parlant d’une femme qui a trop d’embonpoint,on dit proverbialement & populairement, c’est unevache une vraie vache.

VACHER, s. m. VACHERE, s. f. Garçon ou fille quimene les vaches aux champs, qui garde les vaches.Bubulcus } armentarius. On appelle auíïï de ce nom toutvalet, paysan greffier & mal appris.

VACHERIE, f. f. Étable à vaches, & le lieu où l’on,traitles vaches, où l’on tire leur lait. Bubile , bovile.

VACIET. f. m. C’est un nom qui a été donné à diversesplantes. Vaccinium. Quelques - uns l’ont donné à uneespèce d’hyacinthe, Sc d’autres au myrtille. Il y a aussile vaciet de Pline , qui est une espèce de cerisier queJ. Bauhìn appelle cerasus silvestris, amara maheleb pu-tata. Voye[ Mahaleb.

.VACILLANT, ante. adj. ( prononcez les deux 11 , ainsique dans vacillation ôç vaciller). Qui vacille, qui chan-celle. Vacillans , titubans. Démarche vacillante , piedvacillant , langue vacillante. L’Acad.

Vacillant , se dit auíïï au figuré, & signifie, qui est ir-résolu , chancellant, qui ne sait à quoi se déterminer.Dubius j anceps , vacillans , haesitans. C’est un espritvacillant , qui n’est point ferme. Ce témoin a été va-cillant dans les dépositions. Ce Juge est vacillant. Ladoófrine des Sémi-pélagiens est vacillante. Dubois.

VACILLATION, f. f. Braillement irrégulier , mouve-ment qui porte tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Vacillatio. La vacillation d’une barque, d’un vaiíîèau ,d’un bateau. L’Acad. Iln’a guère d’usage propre.

Vacillation, au figuré, signifie, Variation, incertitu-de , irrélolution. Vacillatio , inconstantia , vacillationdans les sentimens, dans les opinions, dans les projets,la vacillation des témoins dans les réponses.

.VACILLATOIRE. adj. m. & f. Incertain , qui n’est pasferme ou assuré. Voilà une assertion bien vacillatoire.II n’est pas d’usage.

VACILLER, v. n. N’être pas ferme, astùré, arrêté. Va-cillare, titubare. Un assemblage de menuiserie, de char-penterie, ne vaut rien, lorsqu’il vacille dans ses mor-toises, qu’il n’est pas bien ferme, bien astùré. Il fautmettre cette pendule fur quelque chose qui soit ferme& qui ne vacille point. La main lui a vacillé. Il se ditauíïï de la langue, quand on dit un mot pour un autre,ou qu’on en prononce un autrement qu’il ne faut. Lalangue m’a vacillé. La langue vacille aux ivrognes.L’Acad.

Vaciller , sedit figurément en choses spirituelles &mo-jraies. Vacillare. Voye^ Vacillant & Vacillation. Uncriminel qui vacille dans son interrogatoire, donne desgrands soupçons contre lui. Un Docteur qui vacille dans \ses opinions, qui est tantôt d’un avis, tantôt de l’autre,a de la peine a persuader ses auditeurs. Notre ame n’estplus en péril, nos résolutions ne vacillent plus. Masc.

Un homme qui vacille toujours, est un homme ir-résolu , qui n’est point ferme dans ce qu’il veut. Untémoin qui vacille , qui n est pas ferme dans ses répon-ses , qui répond tantôt d’une façon , tantôt d’une autre.

VACQUETTE. É 5 Terme bas & populaire, qui semble

VAC VAD

signifier la même chose que valise, sac ou boete, coffraoù l’on conserve & l’on porte quelque chose. Ber a. J®ne l’ai trouvé que métaphoriquement en cet exemple.Voici deux Historiens très-linguiiers & remarquables,dont j’ai autrefois chargé ma vacquette. Mascur.

VACUE, f. m. Terme de Palais. Vide libre. Liber tvacuus. On i’a fait assigner pour laisser la postèiïïon libre& vacue d’un tel héritage. On ne se sert plus de cemot.

psié? VACUISME. f. m. Doctrine de ceux qui soutiennentqu’il y a du vide dans la nature. M. Banières, plusPhilosophe encore que Cartésien, c’est-à-dire, plusami de la vérité que Descartes, crut devoir effacer lesimpreíïïons que pouvoit donner l’ouvrage de M. deVoltaireen faveur dtiNewtonianisme; il se déclara hau-tement contre le vacuijme, &c. Mém. de Trév.

VACUISTE. f. m. & f. Qui croit qu’il y a du vide dansla nature. Le célébré Newton étoit Vacuijle. M. Pour-chot dans la Physique générale , tom. z de fa Philoso-phie, Partie i. Seòtion z. à la sin du chap. 4. pag.84 de la 1 édit. dit qu’il n’y a point d’autre vide à crain-dre que celui du cerveau, dont par malheur il sc trouveplusieurs exemples, tel que celui au sujet duqueîQwena écrit la 23 épigramme de son 1 livre.

EJse in natura vacuum cur , Marce, negasti ?

Cui tamen ingenii tam fit inane caput.

VACUITÉ, s. f. Terme de Physique, particulièrementde Médecine. État d’une chose vide. Inanitas , inanités.La vacuité de l’estomac cause souvent des rirau!emens_

VACUNE. f. f. Terme de Mythologie. Nom d’une déestède la campagne chez les Romains. Vacuna. Elle sc nom-moit ainsi de Vaco , je fuis de repos, je chomme , &étoit la déeste qui préíidoit au repos des gens de lacampagne. C’est pour cela qu’iís lui faisoient des vœux& des sacrifices en hyver, lorsqu’ils avoient fait toutesleurs récoltes, & que la saison leur donnoit du repos.Voyei Ovide , Faft. L. VI. v. 307 , & Horace , L. I.Ep. X. v. 49. Pline j L. III. C. ix , parle des forêts deVacune. Voye\ auíïï Struvius, Antiq. Rom. Syntag-ma. Porphyrion, fur Horace, dit que Vacune étoit unedéesse des Sabins ; qu’elle n’avoir point de figure cer-taine fur laquelle on la représentât ; peut-être étoit-ceun Bœtyle ; il ajoute que ses uns l’appeioient Bellone,d’autres Minerve . d autres Diane. Varron croit quec étoit la Victoire , mais son nom semble demanderqu’on en false une divinité distinguée. Acron, autreCommentateur d’Horace , dit à peu près la mêmechose, sinon qu’au lieu de Bellone, Minerve & Diane,il met Minerve , Diane & Cérès, & que c’étoit prin-cipalement la déestè de ceux qui vainquent par lasagesse.

VAD

VADA , VADI. Nom d’un petit bourg avec un port.Vada Volaterrana. Il est dans le Pisan, en Toscane ,à l’embouchure de la Cécina, & à six lieues de la villede Livourne, vers se levant méridional. Mat y.

VADE. f. f- Terme de Jeu , & particulièrement de seprime , du brelan. Ce qu’on met au jeu d abord. VoytlVa.

Vade , signifie figurément Pintérêt que chacun a dansune affaire à proportion de 1 argent qu’il a mis. C®vaisseau a fait un naufrage, chacun y est pour {avals.

VADE-IN-PACE. Mots Latins, pour signifier prison. I e27 de Janvier 13 5 1 H e Vicaire général de l’Archevêqu®de Toulouse, Etienne Aldebrand, vint de se partce Prélat se plaindre au Roi Jean, de la rigueur excei'sive dont ses Moines usoient envers ceux d’entr’eux q 111commettoient de grandes fautes , ses mettant en un®prison obscure & perpétuelle qu’ils appeloient vade-ispace. Ils ne leur donnoient pour nourriture que du P a ' n& de 1 eau , & leur otoient route communication a veCleurs confrères, en forte que ces malheureux mot 1

roient toujours désespérés. Fleury , Hifi. Eccl. in-&‘

tom. zo. p. 10?.. On dit quelquefois simplement, Ispace , comme dans cet exemple : Si yous faites le moin-