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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VAÍ

fervent à vider les humeurs qui font filtrées dans lesglandes-, y aisseaux fecrétoires, ceux qui (épatent unehumeur-, & vaisseaux absorbans, ceux qui fe chargentd une humeur pour la porter dans la plante. Il y a auíîïdes vaisseaux qu on appelle ombilicaux & sperma-tiques.

Le mot de vaisseau s’applique auíïï aux vases qui scrvêntdans les opérations chimiques pour exposer les divers ■sujets de lart aux agens chimiques , particulière-ment au feu, comme les marras, cornues, pélicans,balons, &c. Vas chimicum. On remarquera en pal— ilant que les disterens vaisseaux dans lesquels les Chi-mistes serrent ou conservent les différentes matières ,ne font pas proprement appelés vaisseaux chimiques,,mais seulement ceux qui font employés dans les diver-ses opérations. Il y en a de différentes matières. • j

Vaisseau. En termes de Philosophie hermétique. Vais-s eau double , c'est-à-dire , bien fort. Dict. Heu m.Triple vaisseau, c’est le fourneau des sages, dans le-quel on met une écuelle , & dans l’écuelle l’œuf quicontient la matière philosophale qu’il faut cuire. Id.Vaisseau secret des Philosophes, c est Pœuf des Sages,rond & lucide. Id. Le premier vaisseau de la nature ,

c’est l’air dans lequel les astres jettent leurs influences.Id.

'Vaisseau à fouler, qúe l’on nomme auíïï Piles ou Pots.Cc sont pour ('ordinaire, particulièrement du côté d’A-miens , d e gros troncs d’arbres que l’on a creusés enfaçons d’auges. ou mangeoires d’écuries, où l’on a éufoin de laitier des séparations de distance en distence.£ est dans ces vaisseaux que l'on met les étoffes queIon veut fouler ou dégorger; c’est ce que l’on appelleReviquer, dans les Manufactures d’Amiens.

Vaisseau , se dit figurément en choses morales. Unhom-me de bien est appellé un vaisseau d’élection. Vas elec-Riais on dit plus communément vase d’élection,^®mot est comme consacré. Les pécheurs sont desvai JJéaux d’iniquité. L’homme est un vaisseau fragile,j 111 Va ijseau d’argile & de boue. Sans m’enfoncer dans. Politique , je me laide conduire dans le vaisseau oùse me trouve embarqué, & je n’entreprends pointd’ai-der ses matelots, ni de corriger le Pilote. Bai. Jecraindrais de donner à travers quelque écueil caché sous(es ondes, qui brisât mon vaisseau. Ablanc. Pour dire,se craindrais de rencontrer quelque difficulté, dont jene pourrais me retirer.

'dn dit proverbialement, qu’on met ce qu’on veut dansnn grand vaisseau ; dans un petit, ce qu’on peut. Lev s L Jjêau se sent toujours de ce qui a été mis dedans.^ er vabit odorem tefta diu. Hor. On dit auíïï, C’estUn Pauvre vaisseau , d’un homme qui n’est bon à rien.biab fffn’un homme mange son bien, on dit prover-hiem- le V t ' I e petit vaisseau ne durera guère, il faudraVAIWiVr hausl er.

servio» f- Terme Collectif. VaiíTeaux destinés auVníb a ta ble, pots, plats, aìïïettes , salières, &c.i d a un beau service , un beau buffet,

d’argent, ou d’or. De h vaisselle macte :vaisselle brunie. De la vaisselle moulée, l’une estme, comme les plats & ses aìïïettes ; l’autre est élevée,mme les flambeaux & ses aiguières. Agatoclenevou-ve "'u r V * C 1 U en Va isselk de terre, pour le faire sou-nse l1ir f Pa P re niière condition. Le Roi Montézumeéto^° lt ei V * in’en vQ^//é/se de porcelaine, parce que 1 ormils commun en son pays. On lui scrvoit troisde C P atSi R ib ne fer voient qu’upe fois chacun. Lopezen t°, MAr a. La vaissdle de Faïance est fort communede se r C: ce potest corrompu & vient de Faenza, villeAíaseZ'° man * e * On appelle cette vaisselle en Italie lama Ìolica sl V & Principalement à Rome. Un service deliens e n f un ^rvice de vaiffeau de faïance. Les Ra-des Vaiíse lîC pa F a d e > parce qu’elle est fort nette, & ontpeints p ar a i Ux T 5uí W s dans leurs cabinets, qui ont étédceana. e autres Peintres fameux. Nau

On appelse va'tTn

píulìeurs pièces ‘ .Montée, celle qui est composée de&, vaisselle D ] J° ìntes ensemble avec de la soudure -,Acad, Fr. te ’ celle où il n’y a point de soudure.

Tom ‘ nu. t,

VAI VAL rn

Ménage dit que vaisseau & vaisselle, viennent de vafiè-lum & de vascella , qui se trouvent dans Macrobe.D’autres ses dérivent de vas , vafis.

On dit proverbialement, Prenez garde à voue Vaissellespour dire , Prenez garde àçe que vous ferez , consul-tez bien votre affaire. On dit auíïï, qu’on a remué lavaisselle à quelqu’un , quand on a saisi & exécute sesmeubles.

VAISSELÉE. f. f. Il fe dit dans ses Mánufactures de laina-ge, particulièrement du côté d’Amiens, de la quantitéd’étoftés de laine qui est contenue dans chaque vaisseaud’un moulin à foulon. Quelques-uns disent auíïï Pilée.

VAISSELLEMENT. Vieux mot; Meubles,ustensiles, vais-selle.

VAISSEAU d’OES, ou d’EPS. Dans la Coutume de Hai-nault, Ch.CVI.art. dern. on lit ces mots: Item, pouréviter aux débats qui pourraient avenir , à cause descas appartenans à la haute justice, moyenne & basse,avons déclaré & déclarons que le cas de haute justiceest e (toiser, pendre, bouillir , adoir, enfouir , flastrer scouper membres, bannir & troene de Vassaux dels.Quelques-uns croient que dans cet article, au lieu deVassaux dels, il faut lire Vaisseaux deés , mais l’arti-cle n’en est pas plus clair: car on ne fait ce que c’est queVaisseaux deés. Il faut dire Vassaux ou Vaisseauxd’oes y ou plutôt d’eps. Du mot Latin apis, ou opes ,qui signifie une mouche à miel, on a fait autrefois enFrance eps, comme on peut voir dans la Somme deBouteiller, L.I. Tit. 3 6 p. 251. & dans ses Pays-Bas,au lieu d’eps , on a dît oes, de sorte que les Vaisseaux,ou Vaiíïïaux d’eps ou d’oes , ne sont autre chose que leseflâims d’abeilles, contenus dans les ruches ou ses vais-seaux. La Coutume de Cambrai, Tit. XXIV. art. dern.dit Vaisseaux d’oes, ou abeillons de miel trouvés & nonpoursuivis dedans huit jours, du propriétaire, doiventappartenir la moitié au Seigneur de la Seigneurie, enlaquelle ils sont trouvés, & l’autre moitié, à celui quises a trouvés. Il faut encore observer que dans Partielscité de la Coutume deHainault au lieu de troene, quine signifie rien, il faut lire troere , du mot trouvur, desorte que la troere de Vassaux d’oes , c’est-à-dire , latrouve d’eílaims d’abeille, n’est autre chose que ce quènos Coutumes appellent épaves d’avètes. De Laurière .Sur quoi nous remarquons qu’il ne semble pas néces-saire de changer Vassaux en Vaisseaux, ou Vaisseaux*

VAISSURE, VOISURE , WAVART. Nom d’une con-trée du Duché de Bar, en Lorraine. Pagus Vavrinsis >Vavrenss, TVavarienss , Vaurinfìs, IVarenss , ÏVa-verasenfis , Vapor aserifis , Vaprensis, IVabrenjìs, We-bria, IVecra. Elle est entre Verdun, Metz, & Mont-médi; mais on en ignore ses bornes. Maty.

VA 1 VODE. Vbyei Vayvode.

VAIVRE ou VOIVRE. Pays de France au Duché de Var ientre ses rivières de Meuse, & de Moselle.

VASCIÈ ou Vakiè. f. m. Poids de Perle qui revient àune once poids de marc.

VAL

VAL ou VAU. f. m. Vieux mot qui signifioit propre-ment un lieu bas. C’étoit l’oppose de mont. Il sc ditensuite d’un espace enfermé entre des, montagnes oudes collines, ce que nous avons appelé Vallée.

Ce mot de val n’est plus en usage que dans ses noms pro-pres , 1 e Val de Susbn , 1 e Val de Grâce, &c. où dansse style burlesque.

Ce mot a un pluriel qui est encore en usage dans cett©phrase du style familier, courir par monts & par vaux ,pouf dire en tous lieux , hauts & bas. Il est encoreusité’dans quelques noms propres. Les Vaux de Cernais

A Val& A Vau. adv. En descendant. Un de ces bateauxalloit à mont, & l’autre aval. Il ne se dit guère que desbateaux, & de ce qui est porté furies rivières. On dit1e vent à’aval, pour dire se vent du couchant, & levent & amont, pour 1 e vent du levant. Cela ne se ditque sor ses rivières. On dit à veau l’eau , pour dire ,suivant le cousant de Peau. Le bateau alloit à vau 1 eau.On dit figurément d’une affaire, d’une entreprise, qu elseest allée à vau Peau, pour dire, qu’elle n a pas reulil j

qu’elle est devenue à rien,n M m