VAL
VALENTlNOlS. Contrée du bas Dauphine, en France.Pagus Valerianus , Valentinenfis ager. Le Valentìnoisest entre le Viennois, le Diois, le Comtat Vénaiísin &|e Rhône, qui le sépare du Languedoc. On lui donnere titre de Duché, & ses lieux principaux sont Valencecapitale, Rôman , Saint Marcellin, le Crest , Monteli
. Mat & saint Paul-trois-Châteaux. Maty.
VALENTINS-BAI. Nom d une baie de F Amérique mé-ridionale. Valentinus sinus . Elle est fur la côte orientalede la terte de Feu, vers le détroit de le Maire.M aty.
» ALERA. Nom de lieu. Valeria. C J étoit anciennementune ville considérable des Celtibériens en Espagne. Ellefut ensuite Episcopale, & enfin ruinée. On a bâti de lesruines trois villages nommés Valera Quemada, Valero
^ Paiera la Veja. Ils font dans la CastilleNouvelle fur J e Xucar, à six lieues de Cuenca, qui aluccede a 1 Episcopat. Maty.
VALERE, f. m. Nom d’homme. Valerius. Cyprien Va-lere a donné une version Espagnole de la Bible, qui n estt]U une correction de celle de Caíïìodore de Régné.Ces deux Traducteurs étoient Protestans. Luc Valère,surnommé l’Archiméde de son temps, enseigna long-temps la Géométrie à Rome, vers le commencementdu XVlIe siècle. Valère Maxime qui vivoit lotis Ti-bère, a écrit dix Livres des dits & faits mémorables.P° 7 e l fur cet Auteur les Mém. desTrév. 1714,^. 4 9 -& fuiv. Quand il a un nom Latin joint comme prénom011 comme surnom, il faut retenir le mot Latin Vale-rius. p. ar exemple, Publius Valerius Publicola & Bru-tus furent les premiers Consuls de Rome. Pour le fé-minin il f aut âire Valérie , & Valeria avec un pronom
VA - Un surnom Latin.
ALERl. s. nii Nom d’homme. Prononcez Valri. EnLatin JVallaricus, Gualaricus. Saint Valeri naquit enAuvergne , vers le milieu du Vie siècle , & pasta lapremiere jeunesse à garder les moutons de son pere.
âus la fuite il embrasta la vie religieuse.dans le Mo-nastère d’Autumon ou d’Autoin. Il passa au Monastère.. buxeu Fan 610. U le gouverna plus d une fois en1 aoscence de F Abbé S. Eustase. U mourut un Diman-che 12 e de Décembre, Fan ázz. D autres prétendentd mourut le premier jour d’Avril de Fan 619 ou 6Z4,oc que le i L de Décembre n’est que le jour de sa transilation. Voye ^ les Bollandistes , Acta Sancior. April.T. 1 .p. 17. Mabillon, Aci. SS. BB. Secl. II. p. 77. &Bailler au 1 z e Décembre.
oaimt Valeri. Nom d’une petite ville de France. FanumSancli Valerici ou S. Galerici. Sancius Walericus adRuminam. Elie est dans le Vimeu, en Picardie, àl’em-o p «chute de la Somme, & à quatre lieues au-dellòus
Sain v CVille - ^ ATY ’
,, î V Aleri-ès-PlAINS , ou SAINtValERI-EN-CaUX.Ana'^ì! 0 l Lance - A- IValancus inplanis. Fanum S. Va-' ■ ' Est lur la côte septentrionale de la Normandie,1 /-st lei i es de Dieppe, vers le couchant, dans le pays• nap 1X âu Diocèse de Rouen. Ce bourg a un portqui p ue poiir un des plus commodes de la Normandie.
Voye\ La Desirip, Géogr. ù Hiíl de la Haute-Norrn.tom. i.p. zoq. J
«OVALERIA. Ville d’Italie , dans FAbruzze ultérieureau Duché de Marsi. Cest la patrie du Pape Boniface
VALÉRIANE, f. f. Sorte de plante dont il y a plusieurse ‘Pcces. Celle qui croît dans les jardins, & qiFon appellegrande- Valériane , poulie des tiges à la hauteur d’en-jron trois pieds, rondes, creuses, revêtues d espace enlu ^ ace de deux feuilles opposées, molles, larges , lesfleff st^àres, les autres découpées profondément. SescouP n ^ ent en bouquets au haut des branches , deun t ^ Ur blanche tirant lur le purpurin. Chaque fleur estsuccest 111 eva sé en rosettes taillées en cinq parties. Il luid’uneal Ulle ^mence aplatie, un peu longue, chargéedée, g a grette - s a racine est groste comme le doigt, ri-odeurj^ de beaucoup défibrés d’un goût 6c d unefolio o/u/”; atl st Ues -En Latin valerìana hortensis: phu-que, diurétP ' Noscor. G. Bauh. Sa racine est cardia-Valériane pourl’épilepsie, pour Fasthme.
mit des premie*' ° U nom d'un certain Valérius qui lars en usage. Quelques-uns prétendent
VAL
que cest plutôt du Latin valere, qui signifie âVoir dègrandes propriétés.
‘fiOVALÉRI ANELLE. f. f. Genre de plante dont oùcompte plusieurs espèces , dont la principale est celleqiFon appelle en François Mâche. Voyeq_ ce mot.
VALÉRIEN. f. m. Valerianus. Nom d’homme. Il yaettun Empereur Romain qui a été appellé Valérien.
VALÉSIEN. f. m. Qui est de la race des Valois. Nousavons bien eu raison de tous ces Valésiens , dit le Car-dinal de Pellevé, & Faurons, Dieu aidant, de ces Bour-bonnistes, si chacun de vous y veut faire digalante houo -/no. Sat. Mén.tom. 1, p. 61.
VALESIENS. Anciens Sectaires qui ont pris leurnomd’uncertain Vàlefius , homme inconnu à Saint Épiphane,qui parle de cette secte, Hœr.^8. Mais il se trompémanifestement, quand il dit que Valesius est un motArabe. Valesiani. Auíli avoue-t-il qu’il sait fort peu dechose de ces Valésiens. Ils ne reçoivent personne, dit—il, dans leur société, qui ne soit eunuque j au moinss’ilsy font avant qu’ils aient été faits eunuques, ils lesobligent à ne manger jamais de viande, jusqu à ce qu ilsle soient. Car alors netant plus sujets auxmouv emensde la chair, ils leur permettent de manger de toutes sor-tes de viandes.
VALET. í. m. Serviteur , domestique qui sert dans lesbas emplois. Famulus , miniflen. Souvent on n’estpas mieux servi pour avoir un grand nombre dèvalets. On dit Ame de valet, pour dire , ame baise.Acad. Fr.
Valet. On dit proverbialement : est bien valet quiamaître.
Biches atours, table , nombreux valets jFont aujourd’hui les trois quarts du mérite. Des-H.
Ménage tient que ce mot vient de bajulus ou de bajuletusiqui a signifié ministre. D’autres le dérivent de FHé-breu valad , qui signifie enfant , d’autres yaro , quisignifioit autrefois goujat , ou serviteur d’un hommede guerre. Pithon le dérive de vajfalcttus , diminutifde vajjàllus ; ce qui a plus d’apparence , parce qu’enXaintonge on appelle encore un valet, vasial qu’011tient venir de vas , vadis , caution. Bore! le dérive devaled , qui signifie Jèrvus. Il dit auíîl qu’il peut venirde bar, c’est-à-dire, fils , en Hébreu & en Chaldéen,que les Espagnols ont reçu des Sarrasins, Sc ont changéen varo, d ou l’on a fait varolet , & par syncope varie t jcomme on le disoit autrefois. Marot, en le moquantd un valet , dit qu’on l’appeloit ainsi , de nihil valet .Le terme de valet ou varlet, étoit autrefois un titrehonorable. DuCange dit qu’on a appellé valetì , ou va-lecli, les enfans des grands qui n’étoient pas encore faitsChevaliers, & aussi les Écuyers. Villehardouin appellevalet , le fils de l’Empereur de Constantinople, d’où ildit qu est venu le nom de valet, qu’on a donné d a-bord à des Officiers honorables , comme Valets tren-chans , Valets échansons, Valets servans de J aile, &c.
Il y a plusieurs serres de valets. Premier Valet de Cham-bre du Roi, est un Officier considérable de fa Maisonqui couche aux pieds de son lit, qui est toujours dansfa chambre, qui garde fa cassette , &c. Il y a quatrepremiers Valets de chambre. Cubicularius.
Valets de Chambre , font ceux qui aident à habiller leRoi, & qui servent aux offices de fa chambre. Cubicu -larii Regii. Il y en a 5 z , servant 8 par quartier. Il ya d’autres Officiers chez le Roi qui se donnent le titrede Valets de Chambre , comme les Barbiers , Perru-quiers, les Tailleurs,Tapissiers, Horlogers, ôcc. LesParticuliers ont aussi des Valets de chambre qui sontvalets, quine portent point de couleurs.
Valet de garderobe, sont des Officiers qui ont foindes habits & du linge de la personne du Roi, ou desPrinces, qui servent à leur garderobe. Vefiijpiscus. Il ya seize Valets de garderobe qui servent quatre par qua-tíer, outre un valet de garderobe ordinaire , dont lâcharge a été créée en 1667, 8c quatre premiers valetsde garderobe qui servent aussi par quartier.
Valet de tied , sont dés valets qui servent à pied , &qui portent les livrées, Servtts à pedibus. Ily ayi grands