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aux cuisses & aux jambes, i! y en a de courbées A re-pliées en plusieurs circonvolutions. Les mélancoliques& ceux qui se nourrissent de viandes grossières, fontsujets aux varices. La plupart des femmes groíles ontauísi des varices aux cuisses & aux jambes, à causeque le fœtus comprime les veines iliaques, 8c empêchepar ce moyen le retour du íang.
Ce mot est: Latin, varix , q u se n prétend faire venirdu verbe variare , à cause des détours que font lesveines.
Varice, cil auísi upe maladie de cheval, une grosseurau dedans du jarret, prés de lsendroit où est située lacourbe : cseft la veine crurale qui se dégorge en cettepartie, qui y fait une tumeur molle & fans douleur.Varix equina .
VARlCOCELE.s.m. Tumeur du scrotum causée par desvarices qui se forment autour des testicules & desvaisseaux spermariques. Varicocele. Csest la mêmechose que Cirsocéle. Ce mot est composé de varix }varice, & du Grec úh» , hernie ; aussi l’appelle-t-onhernie variqueuse : mais csest une fauste hernie.
VARIER, v. a. & n. Quand il est employé neutralement,il se dit de ce qui éprouve plusieurs changemens suc-cessifs. Être tantôt d’une façon, tantôt dune autre.Csest varier dans les sentimens que de les abandonner8c de les reprendre successivement. Qui n’a point deprincipes certains est sujet à varier : qui est inconstantest sujet à changer. Les hommes font médians dans
■ tous les siècles, ils ne font que varier dans les manièresdel’être. Le temps varie continuellement. Le vent nefait que varier. Pariare , non conflare fibi. La vériténe varie jamais. Boss. Les témoins ne peuvent varieren leurs dépositions après leur recollement- Un Patronlaïque qui a nommé une personne indigne à un Col-lateur j peut varier, 8c en nommer un autre. Le PatronEcclésiastique ne le peut.
Varier dans un sens actif réemploie dans la significationde diversifier, mettre de la variété dans une chose parla multitude des objets distérens. Distinguere , discri-minare , variare. Dans la Peinture, il faut varier lesairs de tête & Fatritude des figures. Dans la Musiqueon varie les airs. Dans 1 Éloquence, on varie un ou-vrage dseíprit pour le rendre plus intéressent. On varieses termes , ses expressions , son style. La nature n apas manqué de varier le spectacle de f Univers, & dele varier d’une manière toujours agréable. Font. Va-rier h s plaisirs & les voluptés. S. Évr.
VouLeq-yous du public mériter les amours ?
Sans cesse j en écrivant > variez vos discours. Bon.
On dit familièrement, varier la phrase, dire se mêmechose en employant d’autres termes.
Varier se dit encore neutralement des fleurs, & signi-fie, prendre diverses couleurs. Variare. Il y a des ané-mones qui varient 3 & qui deviennent panachées. Cul.des Fl. Voyeq Variété
Il se dit aussi de Faiguille aimantée, lorsqu’elle s’é-carte du Nord, soit du côté de l’Orient, soit du côtéde l’Occident. A telle hauteur l’aiguille varie de tantde degrés. Acad.Fr.
Varié, ée. part. & adj. Variatus 3 discretus , distinctus 3&c.
On dit, un parterre varié de mille fleurs. Variega-tus. Un spectacle varié. Un ouvrage varié. Des des-criptions variées & fléuries. Un style varié, par oppo-sition au style monotone , où les mêmes tours, lesmemes expressions reviennent souvent.
êh Architecture , on appelle colonne variée , cellequi est faite de diverses matières, comme de marbre,de pierre, &c. disposées par tambours de différenteshauteurs & couleurs. Columna variegata. On peutaussi appeler colonnes variées, celles qui ont des orne-mens postiches de bronze doré.
VARIÉTÉ, f. fl Diversité qui provient de la multituded’objets distérens. Varietas. Il y a de la variété dansla Musique , dans un tableau , dans les attitudes desfigures, dans un ouvrage d’esprit. Csest la variété qui
donne de Fagrément à la conversation. Bell. La nature-est admirable dans ses variétés de coquillages , deplantes, de fleurs, d’animaux. Un carreau de tulipesréjouit par la variété des couleurs. Les paysages nesont beaux que par la variété des objets.
Variété & Variation, synonymes. Les changemens suc-cessifs dans le même sujet font la variation. La multi-tude des objets distérens fait la variété. Ainsi l’on dit,la variation du temps, la variété des couleurs. Il n’y apoint dsefpèces dans se nature où l’on ne remarquebeaucoup de variétés. Syn. Fr.
En Botanique variétés & espèces sont deux chosesdifférentes. Les variétés sont, pour ainsi dire, des jeuxde la nature, qui ne se perpétuent pas constammentpar les semences : au lieu que les espèces sont cons-tantes , & ne doivent point changer.
Variétés & espèces sont termes synonymes parmi lesJardiniers & les Fleuristes. On peut les employer indif-féremment , en parlant leur langage, fans oublier queces mots ont leur caractère particulier qui les distinguel’un de l’autre.
Nous avons déja dit au mot Panache, qu’on ne doitchercher 1a cause des variétés que nous observons dansles fleurs , que dans le mélangé des semences. Il enest de même des variétés que nous observons dans lesfruits. Si le vent Vient à porter 1a poussière des éta-mines de quelque espèce de poirier, par exemple, surle pistil d’une autre espèce, il eri résultera une semencequi tiendra de l’un & de l’autre. Cela est si vrai quela plûpart des fruits que les Jardiniers appellent nou-veaux , ne paroilíènt être composés que des fruits an-ciens. Le Colmar , qui est venu, dit-on, d’un pépinde bon chrétien, paroît effectivement composé du bonchrétien & de 1a bergamotte d automne.
Il y a, dit M. Duhamel, certains fruits où les espècessont assez ' distinctes pour qu’on puisse en manger unquartier séparément de celui avec lequel il est jointlors de la fécondation. Dans ses oranges, t espèce qu’onnomme improprement hermaphrodite ou le monstre ,produit fur le même pied des bigarades, des citrons& des balotins séparés, ou même rassemblés par quar-tiers dans le même fruit. Il y a une espèce de raisinqui produit fur un même sep des grappes rouges &des grappes blanches, & fur une meme grappe, desgrains rouges & des grains blancs, & d’autres dontles grains font par moitié , ou même par quartiersrouges & blancs. On ne peut attribuer ces variétésqu’au mélange des poussières des étamines. Souventune chienne, dans une même portée, met bas despetits dont les uns tiennent entièrement de 1a mere,les autres du pere, d’autres de tous les deux ; d’autresenfin qui ne tiennent ni de l’un ni de l’autre, ou dontses parties sont tellement confondues, qu’aucune neressemble exactement aux mêmes parties du pere 8cde 1a mere.
En suivant le système du mélange des sexes, il estévident que la différente disposition organique des par-ties doit empêcher les genres de se confondre. Si celaarrive, il n’en peut resulter qu’un monstre , qui ne peuten aucune façon produire son semblable. Il est encoreévident que la disproportion de grandeur & de gros-seur dans ses plantes d’un même genre doit être unobstacle au mélangé d ’espèce, ainsi que la différencedes faisons dans lesquelles elles fleurissent. C’est à quel-qu’une de ces causes que l’on doit attribuer l’unifor-mité constante que l’on remarque dans certains genres ;& c’est par la même raison que le blé, Forge & leseigle qu’on cultive dans le même champ, ne produisentpoint d’espèces mitoyennes. Vby. Panache, Monstre.
NE VARIETUR. Expression Latine dont on se sertaujourd’hui en François, & principalement au Palais ,pour dire, de peur qu’une chose ne soit changée.Quand une partie représente quelque pièce ou quelqueacte dont on veut tirer des inductions soit par inscrip-tion en faux, ou autrement, on ordonne que par cha-cune des parties & par le Juge elle sera parafée , riev anetur y pour prévenir les changemens qu’on pourroity faire dans la fuite.
VARILLES, BARILLES. Nom d’un bourg avec un cha-