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Tome huitieme. [THA - Z.]
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3 oz VAU

paît jamais de corruption, ce qui est particulier à cetteespèce de vautour feulement-.

Vautour doré* Vultur aureus. Cette espèce de vau-tour a beaucoup de qualités communes avec le genred’aigle que l’on voit aux Alpes. La longueur de sonbec par le deflus, quand il est ouvert, est de sept doigtsen travers, il a la queue très-longue. Toute la partiede dessous, savoir le cou, le bas de la poitrine, leventre & les pieds font d’un roux qui est un peu plusclair vers la queue, & plus rougeâtre du côté de latête-, les doigts de íes pieds font de couleur de corne;les deux premieres pennes des manteaux sont brunes,ou noirâtres & preíque toutes d’une couleur; les pe-tites du haut de ses ailes font plus noires, & les unesOnt des taches roussâtres & les autres blanchâtres,étant distinguées vers le haut, & plus elles appro-chent du dos, & plus elles font noires. Les plumes dumilieu du dos font noires Sc pareillement Instantes,leurs tuyaux font blancs, principalement de celles quifont au milieu du dos & à la moitié du cou, les autresfont d’un blanc roussâtre ; la couleur des pennes de laqueue est de cette même couleur obscure qui régnésur les manteaux.

Te Vautour votant sans ailes, qui crie fur la mon-tagne , disant : Je suis le blanc du noir, & le rouge dublanc, Sc le citrin enfant du rouge; c’est en termesmystérieux de la Philosophie hermétique le mercurephilosophai cuit & réduit en la pierre parfaite au rou-ge , qui a fait voir dans son travail toutes fes couleursdésignées, qui font les principales , & qui persistentdavantage qu’une infinité d’autres qui durent peu Scfont comparées à de folles fleurs. Dict. Herm.

Le Vautour volant par l’air, & le crapautmar-chant fur la terre. C’est dans le même art, le magis-tère des Philosophes; savoir le corps Sc l’ame de lapierre, le fixe Sc le volatil. Id.

.Vautour volant.T ermed’Astronomie. C’estlamêmechose que X Aigle. Aquila feu vultur volans. Constel-lation septentrionale, composée de neuf étoiles ; unede la deuxième grandeur, quatre de la troisième, unede la quatrième, trois de la cinquième. Les Astrono-mes appellent auflì la Lyre , le Vautour , tombant furla, Lyre d’Orphée. Voyey Lyre.

Vautour, s’emploie figurément. Ce pelé est le pluscruel de tous mes vautours. Ablanc. Pour dire, detous ceux qui me mangent, qui me ruinent, par allu-sion au vautour qui rongeóit le foie Sc les entraillesde Prométhée. On a dit que nos foins infinis fontautant de vautours. Gon.

VAUTRAIT, f. m. Terme de Chasse. C’est ainsi qu’onnomme un grand équipage entretenu pour courre lessangliers, ou les bêtes noires; & il y a une Chargeparticulière pour le commander. Le vautrait est com-posé de lévriers d’attache, Sc de meutes de chiens cou-rans. La chasse du vautrait commence au mois de Sep-tembre , lorsque les bêtes noires font en bon corps.

Ce mot vient de veltris , ou veltrahus , ou v d tragus,qui signifioit un chien de chasse qui a bon nez, Sc fuitla bête. Les Allemans rappellent velter , les Italiens vel-tro , & en vieux François viautre. Il en est parlé dansla loi Salique. O vide & Martial font mention de chiens,appelés veltres , qui constamment étoient des chiensGaulois, d’où vient que quelques-uns croient que cemot vient de felde Allemand , qui signifie un champ 3joint au mot jager, qui signifie chasseur. Turnèbe ditque ces chiens ont été appelés veltrahos , quoi feramtrahant. Farnabe dérive ce mot, ah agiliter vertendo.

VAUTRER. (Se) v. récip. Se rouler dans la boue. Voy.Veautrer.

VAUTRIEN. Voye% Vaurien.

VAUTRUDE. Voye% Vaudru.

VAU VER I".Nom de lieu. Vallisviridis. Endroit où est laChartreuse deParis. C etoit autrefois un Hôtel qui ap-partenoit a S. Louis, fondateur de la Chartreuse, àlaquelle il donna cet Hôtel 6e fes dépendances en 1 ay 8,Sc elle en prit possession le aï Novembre, jour deS. Colomban. Il y avoir un préjugé parmi le peupleque ce lieu étoit infesté de malins esprits ; Sc c est cequi a donné occasion de dire le Diable de Fanvert,

VAX VAY

plutôt que la Fable absurde & injurieuse à l’Ordredes Chartreux, qui avoir été insérée dans séditionprécédente. C’est peut-être auísi ce qui a donné le nomà la rue d’Enfer, où est située la Chartreuse.

Vau vert est auísi le nom d’une petite ville de France,dans le bas Languedoc, recette de Nîmes.

VAUX. Voye% Val. Ce mot subsiste encore dans plu-sieurs noms de lieux. Vaux de Parfons, Vaux Cer-nai 3 font des noms d’Abbayes.

VAUX CERNAI, ou VAUX DE CERNAI. Nom d’unvillage avec Abbaye. Vallis Cernait , ou Sernaíi. Il estdans l’Ifle de France, à une lieue de Chevreuse, Sc à sixlieues de Paris, vers le couchant méridional. Maty»

VAX.

VAXEL. f. m. Espèce de boisseau dont on fe sert dans lessalines de Lorraine pour mesurer les sels. Le vaxelpese 3 4 à j y livres. Il faut 1 6 vaxels pour le muid.

V A Y.

VAVER, VOYER, ott VEHAIR. f. m. Dans les ancien-nes Coutumes de Bourges Sc de Berri, titre XXIX. fie-lonlaThaumaflïére,c’estleVicomtier. De Laurière.Viarum curator. Voye\ Vicomtier.

VAYEUR. f. m. Autrement Chartryme. Dans la Coutu-me locale de la Châtellenie de Nançai en Berri, c’estcelui quialavue< 5 cinspeétionsurles poids, Ponderuminspector , curator , Voye\ les anciennes Coutumesde Berri, publiées par la Thaumaílìèrë, Art. XX.p, 2.2.6. Voy6% encore Véeur, ou Vaivode.

VÁYLA, Terme de Chasse. C’est le terme dont un valetde limier, doit user, quand il arrête son limier qui estsur les voies d’une bête, pour connoître s’il est dansla voie. Dicl. (Economique.

|fF VAYPICOTA, ou CHANOTA, Ville des Indes, auRoyaume deCochin , à une lieue de Cranganor.

VAYVODE. f. m. C’est un titre ou qualité qu’on donneau Prince qui commande en Valachie, comme on don-noit autrefois celui d z Despote à celui de Transilvanie;c’est un mot ancien de ce pays-là. Provincia prapostus,prafeclus 3 Vayvodus. Du Cange dit que le nom deVayvode fe dit chez les Dalmates, les Croates Sc lesHongrois, d un General d’armée. Leunclavius, dansfes Pandectes de Turquie, dit que généralement ilsignifie Capitaine. Il signifie auísi Gouverneur de Pro-vince3 comme en Transilvanie Sc en Valachie. Theo-phane dit qu’on fe sert auísi de ce mot en Bulgarie.

C’est proprement le titre qu’on donne aux Gouver-neurs des principales places desÉtats du Grand-Duc deMoscovie. Les Palatins, ou Gouverneurs des Provincesde Pologne font auísi qualifiés Vty voies ; on dit dansle pays TVoievodes. Les Polonois traitent les Princes deValaquie Sc de Moldavie de Vayvode, parcequ’ils lesregardent comme des Gouverneurs, Sc prétendentque la Valaquie Sc la Moldavie font des Provinces dePologne qui se sont soustraites de la domination de laRépublique; mais on les traite par-tout ailleurs deHospodars. On ne donne plus le nom de Deípote atíPrince de Transilvanie.

Sur ce mot voyerç Leunclavius, Pandecl . Turcic »n. j i. Joan. Lucius , De Regno Dalmat. L. VI. C•où il dit qu’autrefois ce mot signifioit Général d’armée*Selden, De Titul. honor. P. II. C. 2, n. j. Sc le Glofl*de Du Cange. Du Loir dit Vaivoda. Rerum capiM'lium quasitor. Le Grand-Seigneur fait la ronde I emercredi après-dîner, Sc les Cadis , les Sousbachis,les Vaivodes ont leurs jours dans la semaine Sc leU sSheures pour y veiller. Du Loir ,p,jS6. Les Vaivodadans l’Empirc du Turc font proprement comme l eSPrévôts des Maréchaux en France. Id. y?. 314. M- ^Tournefortjdans son voyage,T. I, p.7, metSoubac* 11ou Vaivode , Commis ou Subdélégué, comme qua tr . eSynonymes; Sc il donne ces noms à un Turc qui eXJ 'geoit la dixme dans Un quartier de l’île de Crète enCandie. Les Epitropes ou Primats, ScìoVaivode'X^ 0nous firent beaucoup de caresses. Let. éd. LT

I Rec. Xi p . 347 '