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Tome huitieme. [THA - Z.]
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considération sont, Vaison, Cavaillon , Vaureas, HicBoulcne , Masan , &c. Jeanne Reine de Naples, &Comtdle de Provence, vendit Tan 1348 , le ComtatVénaiffìn avec la ville d'Avignon, au Pape Clément VI,pour la somme de 4000 livres, & les Papes ont poste-re 1 un & l’autre depuis cetemps-là, quoique le Par-ement de Provence ait déclaré la vente nulle, & aitfeunì ces terres à la Couronne de France , par Arrêtdu 16 Juillet 1663. Maty.

Le Roi de France vient de rentrer dans ses droits,& a pris poffèffion de ce pays.

^ ^NAISSE. C est la meme choie que Je Comtat Venais-on ; mais il est moins en usa^e.

VÉNAL, ale. adj. Qui se vend, qui peut se vendre. Ve-nahs. On le ait des charges, des emplois qui s’achettenta prix d argent. En France les charges de judicatureVe ?.£ S ’ , C ^ ar & es municipales font électives.

Un dit hgurement, une ame vénale, pour dire, uneamC | I e> ne ^ a ’ t r * en que par un sordide intérêt,capable de tout pour de fargent. Les Courtisans, lesflatteurs ont des âmes vénales , qui font tout pourteur intérêt. C’étoientdes amesvénales 8c mercenaires,des âmes intérellées. Bourdal. Exhort. II. p. 8z. Ondit figurément d’un Auteur, que c’est une plume vé-nale , pour dire, qu’il écrit pour de Fargent, & le plussouvent contre la vérité & contre son propre senti-me « c - Acad. Fr.

»iot vient du Latin venalis.

•’LJníALEMENT. adv. D’une manière vénale &intéres-- * ee - Sordide. Les avares & les mercenaires ne font rienflue vénalement. Peu usité.

tVENALíTÉ. f. f. Qualité d’une chose vénale. Venalìtás.On ne le dit que des Charges qui font dans le com-merce. La vénalité des Offices n est pas fort ancienne«n France. Ce fut Louis XII qui mir les Charges danse commerce : pour acquitter les dettes immenses deranes VlH f on prédécestèur , & pour ne point char-| er lo « peuple par de nouveaux impôts, ils’avisade-^f'idro les Offices, donr il tira de grandespécunes, ditH d«es. François I profita de cet expédient pour^toaster de fargent, & pratiqua tout ouvertement laénalité des Charges. Ce isétoit au commencement^ u .~ n P^êt, mais le prêt n’étoit qisun nom pour dé-guster une vente effective. Le Parlement qui ne pou-y°'t approuver la vénalité des Charges, faisoit tou-jours prêter, ferment que l’on n’avoit acheté fa Charge111 directement ni indirectement. On en exceptait ta-citement le prêt fait au Roi pour être pourvu de laCharge. Mais le Parlement ayant reconnu que lès op-positions étoient inutiles, & que le trafic des ChargesPubliquement autorisé, abolit le serment en 1 5^7.y ,°y e i le Testament du Cardinal de Richelieu sur lavénalité des Charges. Tout le monde n en parlé pas deja mem e manière. Les uns disent qu’on ne sauroit tropU 1 3 ™ ntre la vénalité des Offices ; qu ils doivent etreia récompense du mérite & de la vertu : h celui quibrigue une Charge en est digne , il ne doit pointí acneter ; s st n en est pas digne , on ne doit point la• 1111 vendre: il est à craindre que celui qui achette faCharge bien cher, ne vende aussi la Justice. Lc y s eau.Cependant le lavant Auteur des prérogatives de larobe , est d un sentiment tout différent. T í trouve queja vénalité des Charges, sur-tout telle qu elle est éta-b «c maintenant en France, non-seulement n est pointmal, mais même est un très-grand bien pourl’Erar.

iV ^P°jrl« simili®.

phr f 1 \ ANTE - 3 A)- Qui vient. Mot d’usage dans cettel* 1 ’ Q llant & venant'. Je f ai vu en bonne lanté, al-raiUg . tenant. Un homme au pilori est exposé à lale de tous les allans & yenans.

^ Ur a ' Í0UÌ venant

c antois ne vous déplaise. La Font.

dire, qu’un^^"êment, à tout venant beau jeu, pourqui voudront °p îllïle est prêt à tenir contre tous ceuxAcad. Fr. 1 acta quer soit au combat, soit au jeu.

Crt st Ue ^qnefois de ce mot pour exprimer un

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revenu certain, asturé, dont on est paye régulière-ment. Reditus annuus,ratus , certus f fixus. Uaquatrëmille écus de rente bien venant. Mont.

VENANT , ou VENANCE. f. m. Nom d’homme. Ve-nandus.

Saint Venant. Nom d une petite ville des Pays-Bas.Fanum S. Venántii. Elle est dans f Artois fur la Lys*à deux lieues d’Aire, vers le levant. S. Venant étoitautrefois fortifié ; mais on a démoli ses fortifications.Maty.

Tout VENANT. Voye\ Venir.

Tout Venant. Vieille phrase adverbiale. Tout à fheure.Borel. Mox , modò. Hac ipfa horâ.

II vient d'avec moi tout venant. Pathelin.

VÉNASQUE. Nom d un lieu. C'étoir anciennement uneville Episcopale, capitale du Comtat Vénaissin. Vin-dajca, Vindausa. Ce n est maintenant qu un périrbourg, situé sur la Nalque, a deux lieues de Carpen-tras, qui lui a succédé en ses dignités. MatV.Vénasque. Nom d’un bourg du Royaume dArragon»en Espagne. Venasca. Il est vers les confins du Comtéde Foix & du Rouílîlion, fur la rivière d’Estèra, àquatorze lieues de Balbastro, vers le levant. Maty.VENCE. Nom d une ville Episcopale de France. Vin-d uni j Vintium j Venda , Ventia. Elle est située dansla Provence, à quatre lieues d’Antibe , vers le nord.Cette ville est fort petite, & son Evêché est suffragantd’Ambrun. Maty. Long. 140. 46'. lat. 43. d. 44'.VENCESLAS, ou V 1 NCESLAS. Nom d’homme. Vin-ceslaus.

VENCHEU. Nom d’une ville du Chékiang, province dela Chine. Vencheum. Cette ville a un bon port fortfréquenté. Elle tient le onzième rang dans fa province*St a cinq autres villes dépendantes d’elle. Maty.VENDANGE, f. f. Vindemia. Récolté de raisins pourfaire du vin. Belle, bonne, pleine, abondante, mau-vaise vendange . Porter la vendange au pressoir. Fouléela vendange.

Vendanges, au pluriel, le dit de la saison 011 l’on fait latrécolte, & de faction de cueillir & de presturer le rai-sin. Vindemiarum tempeflas. Il est allé pasièr les ven-danges à la campagne. Il faut une ordonnance du Jugeordinaire avec publication pour commencer les ven-danges.

Prêcher sur la vendange , c’est ne parler que de vin,ne parler que de boire.

MeJJire Jean , c’étoit certain Curé,

Qui prêchait peUjJìnonJurla vendange. La Font.

On dit auílî familièrement, prêcher sur la vendange ,s amuler a discourir, au lieu de boire le verre qu’011« en main.

On dit proverbialement, adieu paniers, vendangesfont faites, pour dire qu’il est arrivé quelque malheuraux vignes. On dit aussi, en Août & en vendanges iln’v a ni Fêtes ni Dimanches. On dit aussi qu’un hommefait son Août, fait vendanges , quand il fait un gainconsidérable.

VENDANGEÔIR. s. m. Maison ou l’on fait la vendange..Le Pape Léon X avoir son vendangeoir à Aï, en mêmetemps que François I Roi de France, & Henri VIII

Roi d’Angleterre. Merc. de Jany. ijz8. p. 80. Voye%Vin.

VENDANGER, v. a. Faire la récolte des raisins pour faitedu vin. Vindemiare. On a tout vendangé ; je n’ai pasencore vendangé mon clos.

Et absolument, on a vendangé par-rout. On ven-dangera de bonne heure cette année.

On dit figurément que la grêle, la gelée ont toutvendangé } p®ur dire, gâté, détruit les vignes. Les foPdats ont tout vendangé , ont ravagé, emporté les tai*

On ledit dans une signification plus étenduedes bleâ& des autres productions de la terre. La grêle Zvengangé, tout est vendangé ,

Vend ngé , ée. part. , ,/.c