YEN
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YENEOR. s.m. Vieux mot. Veneur, chasseur. Borei.Venator.
YÉNER. Lac. Voyei Wéner.
VENER, ou VENERIO. Voyc\ Vendre- s. m.
VENER. v. a'. Chaster, faire courir une bête pour en at-tendrir la chair. Venari. Il ne íe dit guère que desanimaux domestiques , comme veaux , bœufs , 8cc.A Rome & en Angleterre on a coutume de vener lesbœufs. On dit qu’à force de vener une bête , fa chairen devient plus tendre. On dit auílî, que la chair deboucherie est bien vene'e , lorsqu’elle est bien mortifiée,qu’il y a du temps qu’elieest tuée, quelle commenceà se gâter.
Ce mot est d’un service astèz rare chez nous, 8cn’est guère en usage qu a ^infinitif & aux temps for-més d u participe.
Vené, ée. part.
Vener. v. n. Vieux mot. Aller à la chasse. Venari. Ma-rot.
VÉNÉRABLE, adj. m. 8c f. Qui est digne de vénération.Venerandus , venerabilis. Un vénérable, vieillard. LaMajesté des Rois est vénérable. Il est nécessaire de serendre vénérable à ceux que ion gouverne, parce queles hommes font frappés de cette grandeur extérieure.Fl.
.Vénérable est auffi la qualité que les Notaires donnentdans leurs aótes aux Prêtres, aux Docteurs, &c. Venerabilis. Les vénérables Doyen & Chanoines d’un tellieu. Vénérable N. Proíelíeur en Philosophie. U fautque les Ecclésiastiques qui prennent le titre de véné-rables 3 se rendent vénérables eux-mêmes par leur con-duite. S. Évr. Le Pape traite les Cardinaux de véné-rables j venerabiles fratres. On donne auffi le titre de
[ vénérable par excellence à Bédé & à Pierre Abbé de
. Cluni. Le vénérable Bédé, Pierre le vénérable.
.VÉNÉRATION, f. f. Terme relatif aux choses qui mé-ritent nos respects, ou aux personnes à qui nous de-vons des égards. Veneratio, Dans Je premier cas, c’estun profond respect que nous avons pour les chosessaintes. Dans le second, c’est une estime respectueuseque nous avons pour les personnes en qui nous recon-noiíïòns des qualités éminentes. Il faut avoir une pro-fonde vénération pour les Mystères, pour tout ce quiregarde la Religion, pour les personnes d’un méritedistingué. La solide vertu attire la vénération de toutle monde. L’éloignement augmente la vénération en-vers les Princes, on les estime moins, quand on lesvoir de trop près. Nie. Les choses présentes excitentnotre envie, & les choies pasiées attirent notre véné-ration. S. Evr.
Vénération, respect, dans une signification synonyme.Voye{ au mot Respect les nuances qui distinguentces mots. Nous témoignons aux gens de l’estime parla vénération , & nous leur marquons de la fourmilionpar le rejpecl. L’âge, le mérite, les qualités éminentesattirent la vénération. Le rang, la dignité , la fortuneattirent le rejpecl.
VÉNERBURG. Voye^ Wénerburg.
VÉNÉRER, v. a. Témoigner le respect qu’on a pour leschoses saintes. Venerari. Vénérer les Saints, les Re-liques. Il n’a guère d’autre emploi. Son principal usageest a l’infinitif.
Vénéré, ée. part.
VÉNERIE, f.s. Art de chaster les bêtes h poil, à cor &à cri. Sc à force de courir avec équipage de meutesde chiens courans & de piqueurs. Venatio , venatus.C est 1 art de chaster avec des chiens courans à routesforces de bêtes, particulièrement aux bêtes fauves.Ainsi la vénerie comprend routes les espèces de chastequ on peut faire avec des chiens courans , celle duCerf, du Daim, du Chevreuil, du Sanglier, du Loup,du Renard. L Empereur Frédéric a écrit en Latin dela venerìe. Fouiiloux Sc Salnove ont traité à fond cettematière.
.Vénerie se dit auffi de tout ce qui concerne cet art, resvenatica , 8c particulièrement des Officiers qui serventchez íe Roi à la Vénerie. Les chiens, les Pages, f équi-page de la Vénerie. Avoir une charge à la Vénerie.La Vénerie fuit le Roi, elle a eu ordre de partir.
On le dit encore de l’endroit où font logés eS 5 ^ e gcicrs de la Vénerie, 8c tout fequipage du Roi. *“>en ce sens qu’on dit, il couche, il loge à la Vénerie.
La Vénerie, ou la Vénerie Royale, est une belle maisondes Ducs de Savoie, située à trois lieues de Turin,capitale du Piémont. Ce fut Charles Emmanuel II quilui donna ce nom à cause qu’il jugea ce lieu très-proprepour la chaste. Il est au-delà de ia rivière Seronde, &il y a de vastes forêts qu’on nomme le grand Pays,pleines de toute forte de gibier & de bêtes sauvages.Ce lieu s’appeloit le haut Aìrézan , peut-être parcequ’il est plus haut que Ie fleuve. Voye\ le Théâtre deSavoie, T. I. p. 41. & suiv. où !e Palais de la Vénerie ,& toutes ses dépendances font décrites. On appelle celieu en Latin Silvojiun Sabaudi Ducis prœdium.
VÉNÉRIEN, enne. adj. Qui appartient à Vénus. Vene^reus. O11 ne le dit guère qu’en parlant du commercecharnel entre l’homme & la lemme. Plaisir vénérien.Acte vénérien. I! est encore mieux de ne s’en point ler-vir, & de lui substituer un terme plus honnête. Ma-ladie vénérienne. Nom générique fous lequel on com-prend toutes les maladies qui proviennent de factevénérien -, fuite ordinaire du libertinage, loríqu’il y adu virus dans I’homine ou dans la femme, mal donton rougit en public, & qu’on appelle pour cela mala-dies sécrétés. La plus aiïreuse de ces maladies hon-teuses , est connue fous le nom de vérole, ou de groílèvérole ; ma! qui insecte les sources de la vie dans lesdeux sexes. Voyey ce mot.
«T? VENERSBOURG ou WANERSBOURG. Ville deSuéde, danslaWestrogothie, íur le bord du lac Vener.
SAN VENETICO. Nom dune île de la mer de Grcce.InJ’ula S. Venetici. Elle est située à feutrée du golfede Coron, du côté du couchant. Cette íie, avec cellede Coagulo , qui en est fort près , font celles qu’onappeloit anciennement GZnuJJœ injulce.
VENETTE. f. f. Nom d’une Faction qui se leva sousl’Empire de Justinien. La Vcnette étoit opposée à laVerte, autre Faction-du même temps.
VENEUR, f. m. Venator. On appelle ainsi en généralcelui qui chaste le Cerf, le Chevreuil, le Loup, leSanglier, le Daim.
On donne particulièrement ce 110m à celui qui con-duit la chaste & les chiens, qui quete, qui détourne,qui lance la bete, qui la laisse courre, qui la luit, &c,il a un bon veneur } qui est toujours à la queue deschiens.
On le dit auffi de tous les chasseurs, 8c de ceux quisuivent la chaste. Venatores. On a vu pastèrles veneurspar cet endroit-là.
Le Grand- Veneur de France est un Officier considé-rable qui commande à tous les Officiers de la Véneriedu Roi. Venatorum regiorum praefectus. On fappeloitautrefois le Grand-Forejlier , parce qu’il étoir auffiGrand-Maître des Eaux & Forêts. La Charge de Grand-Maître des Eaux & Forêts en a été démembrée fousCharles VI, & depuis encore celle de Grand Faucon-nier. Il prête le serment de fidélité entre les mains duRoi; & il donne des provisions aux Officiers de la Vé-nerie , fur lesquels il a ia Sur-intendance. Iì disposemême presque de toutes les Charges , quand ellesviennent à vaquer par mort.
On appeloit autrefois Veneurs , ceux qui étoient ar*niés pour combattre les bêtes dans 1 Amphithéâtre.Le peuple demanda que S. Révocat, S. Saturnin Sc S.Satur fustènt fouettés , selon la coutume , en passantdevant les Veneurs. Fleur y.
VENEZ-Y-VOIR. f. m- Phrase populaire, dont on a faitun substantif qui fo à ironiquement des choses peuconsidérables, q L1 un autre semble vouloir faire pâliespour quelque chose de grande conséquence. Voilà ungrand Venetyy~voir. O le beau Vene\-y-voir. Rettienimverb egregiam , magni momenti. Rem oppidi
gravissimam.
VÉNEZUÉLA. Nom d’une province de la Terre-ferineen fAmérique méridionale. Venetiola. Elie est er> rrela mer du Nord & le Paria, ayant au levant la N° u 'velle Andalousie, 8c au couchant le nouveau Royaumede Grenade, & le gouvernement de R;o de Ia Elacsia-
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