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Tome huitieme. [THA - Z.]
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forme de fumée. Id. Le vent du nord est contraire à'Inexécution du menstrue universeJ.

.Vents , en Mythologie. Suivant la fable , leS vents nui-sibles étoient fils des géans Tiphée , Astrée & Perlée.Les vents favorables Notus , Boréas, & Zéphyrus,étoient enfans des dieux. La demeure des vents étoitdans les îles Éoliennes. C’est là qu’Éole, leur Roi, lestenoit tous enchaînés. Voye\ la belle description queVirgile fait du palais d'Eole. On faisoit des sacrificesaux vents pour se les rendre favorables..

Qu’Êole en fa faveur

Ouvre aux vents mutinés les prisons d’folie. Bon.

Isles du Vent. Voye\ Antilles. C’est la même chose.

Vent , se dit proverbialement en ces phrases. Mettreflamberge au vent, pour dire, tirer l’épée. Fnfemdi-Jlringere. On dit qu’il ne fait ni vent, ni haleine, pourdire, qu’il y a un grand calme. On dit qu un hommevend du vent, de la fumée, quand il promet des choses

- qu il ne peut tenir. On dit auffi , qu’il pleut à tousvents ; pour dire, qu’il peut venir du bien & du malde tous les côtés. On dit qu’un homme s’en est alléplus vîte que le vent , quand il s’est sauvé avec préci-pitation. On dit, quand on fait une mauvaise compa-raison , que cela ressemble à la chose dont on parlecomme à un moulin à vent. On dit, des promessesvaines & qu’on ne veut pas tenir, autant en emportele vent.

Mais fie{-vous à leurs fleurettes ,

Autant en emporte le vent. Des-H.

Jetter la paille ou la plume au vent, quand on est in-certain de ce qu’on doit faire, quand on s’en rapporteau hasard. Petite pluie abat grand vent. Proverbe or-dinairement dans le physique ; ce qui signifie au figuréqu’un peu de douceur apaise souvent un grand empor-tement. Fendre le vent , pour dire , s’en aller, fairebanqueroute. On dit d’un misérable qui ne sait de quelcôté se tourner pour faire fortune , qu’il regarde dequel côté vient le vent ; & d’un homme en fortune,qui est au dessus du vent, qu’il a vent en poupe ; & decelui qui a fait une entreprise mal-à-propos, qu il vacontre vent & marée. On dit d’un homme leger & in-constant , que c’est une girouette qui tourne à tousvents ; & d’un homme logé dans un lieu mal fermé,qu’il est logé aux quatre vents. Aux grands porreauxbattent les grands vents, pour dire que plus on est dansl’élévation, plus on est exposé aux bourasques.

Au vent la voile ; pour dire, qu’il se faut mesurerà ses forces. Metiri Je juo modulo ac pede. N’entre-prendre rien au-delïus de ses forces.

VENTADOUR. Nom d’un bourg avec titre de Duché.Ventadorum , Ventadurum. Il est dans le Limousin,en France, fur la Louestë , à sept lieues de Tulle, versl’orient. Maty. Autrefois on a dit Ventedorn & Ven-tadoum. Voye\ Valois, Not. Gall. p. 59a.

VENTAIL. f. m. Terme d’Architecture. C’est la partiemobile , composée d une ou de deux feuilles d’assem-blage, qui sert à fermer une porte, ou une croisée. Onle nomme aussi battant. On dit au pluriel, ventaux.Valves.

Venta il. s. m. Terme de Blason. Ouverture d’un heaumeauprès de la bouche pour respirer. C’est la partie infé-rieure de son ouverture, qui se joint au nasal, quandon la veut fermer. Galets feneftra, os.

VENTANCE. si £ Vieux mot. Sans ventance , sans sevanter, ou sans faire accroire. Glojf. Jiir Marot.

VENT AVON. Nom d’un village du Dauphine, situé furune colline , à trois lieues de Sisteron, vers le nord.Ventavonium. On voir fur la Durance, àdemi-lieúede ce village, les masures d’un vieux château, avecquelques mailonnettes. Ce lieu porte le nornd’Alamon,& il y a beaucoup d apparence, qu’il est les restes de lapetite ville qu on nommoit anciennement Alabuntis,Alapunûs, Alabons. Maty.

VENTE. f. f. Transport de propriété, aliénation à prixd’argent, convention ou contrat par lequel l’un des

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contractans s’oblige de livrer une chose à l’autre, & del’en faire jouir moyennant un certain prix. Venditio-Les ventes de meubles se font par une simple tradition :celles des héritages se font par contrats volontaires.Les ventes forcées se font en Justice à l’encan. Un evente & adjudication par decret. La vente & reventedu Domaine.

On dit que des marchandises font de bonne vente,quand elles font bien conditionnées, ou quand on estdans une saison où l’on en a un prompt débit. Mercesvendibiles.

On dit qu’une maison est en vente,quelle a le bou-quet sur l’oreille ; pour dire , qu’on cherche à la ven-dre. Domus venalis.

Vente au bassin. Vente hors la main. Voye\ Vendre aubassin : Vendre hors la main.

Vente, se dit aussi du lieu, de la place publique où l’onvend les marchandises, & de l’heure propre pour lesvendre. Locus & hora venditionis. Les Marchands devin &c Taverniers font tenus de faire porter le tiersde leur vin fur la vente, fur l’étape , au lieu public 011on le vend. Il ne faut pas laisser paller 1 heure de lavente , qui est dans les marchés depuis six heures ditmatin jufqu’à midi en été, & depuis deux heures jus-qu’à íept, & dans les Encans depuis deux jufqu’àquatre. Vous trouverez ce Tonnelier fur la vente.

Ventes , au pluriel, est un droit qu’on doit au Seigneurféodal pour la vente d’un héritage. Jus velpretiumra-tee emtiònis. En la Coutume de Paris les ventes fontde vingt deniers pour livre. On obtient facilementcomposition des lods &c ventes. On doit maintenant deslods & ventes pour les échanges, aussì-bien que pourles ventes. En la Coutume de Meaux, c’est le vendeurqui est tenu de payer les lods 8 c ventes ; en,quelquesCoutumes, c’est l'acheteut; en d’autres, ils font payésconjointement par le vendeur & par l’acheteut. Euquelques Coutumes on les appelle ventes & honneurs tventes & devoirs , ventes & gants , ventes & issues.

Vente, en termes d’Eaux & Forêts, est une étendue deterrain que l’on détermine dans une forêt, & dont onadjuge la coupe.

Vente , signifie aussi une coupe de bois d’un certain nom-bre d’arpens, qu’on fait tous les ans en une forêt. Ca-ducs filvex venditio. On a mis telle coupe de cette fo-ret en vente. Il y en a tant d arpens tous les ans en vente.

1 Ce font les Officiers des eaux & forêts qui vontasteoirles ventes , faire les ventes dans les forêts du Roi.

Ventes par recépage, font celles qui se font dans lesforêts incendiées ou gâtées par délits, ou de jeunestaillis qui ont été abroutis excessivement par les bes-tiaux ou par les gelées. Silvce caducae venditio.

On appelle aussi ventes, le lieu où fe fait la coupe& ^exploitation de ces bois. Locus distributionis silva.Il n’est permis de faire dans une vente qu’un certainnombre de fosses pour faire du charbon. Les Marchandsfont obligés de vider les ventes dans un certain tempspréfix, c'est-à-dire , d’enlever tous leurs bois hors dulieu de la coupe.

On appelle en ce sens jeunes ventes, celles où le boiscoupé commence à repousser. Il est défendu de laisséealler les bestiaux dans les jeunes ventes.

VENTENG. Ville de la Chine dans la province deXantung, au département de Tengcheu, de 4 d.plus orientale que Pélcing, fous les 36 d. 57’ de lct*lëptent.

VENTER, v. n. Fairè vent. Flare. U est impersonnel, uce n’est lorsqu’on le joint avec le mot de vent. ss 3venté toute la nuit. On ne fait de quel côté il vente-Les cens & rentes, les droits Seigneuriaux, font de sbiens assurés , quelque vent qu’il vente, qu’il pleureou qu’il vente. On dit quelquefois activement, v entesdu grain, pour dire, le jetter au vent avec la pesi e ’pour le nettoyer, ou bien le prendre à pleins cfiW eSépais , & i e ffiire tomber dans le temps que le v eíitsouffle. Venter une tapisserie ; pour dire , la secoues;.Les Italiens disent, quand il vente il vente, qua n “pleut, il pleut ; mais quaud il vente & pleut, c’est tT,al1vais temps. Quando piove , piove ; quando fa ve ,lt '°'fa vento ; ma quando piove e fa vento , íattiyo tetnS 0,