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Tome huitieme. [THA - Z.]
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V E

'volans. Eti effet íl ny a que la femelle qui brille. Elieressemble à peu près à une chenille. Elle a la tête pe-tite» aplatie, pointue vers le museau-, les trompes pe-tites , le corps plat, composé de douze anneaux ; lacouleur brune avec une moucheture de blanc sur lebas du dos. La clarté qu’elle jette fort du dessous ducorps vers k queue. C’est cette lumière qui guide lemile au lieu où elle est. Le maie n’a presque aucunrapport avec elle. C’est un scarabée aîlé, au lieu quela femelle.est un insecte rampant. Son corps est oblon:

&piat, ses aries courtes,fa tête large «Sc plate, iesyeux

gros.& noirs.

Ii y a des vers luisons dans les huîtres, rouges , oublanchâtres, longs de cinq ou six lignes, & gros com-me .un petit fer .d aiguillette.- Ils ont 25 pieds de cha-que coté, & le dos comme une anguille écorchce , &il y en a de plusieurs espèces. On l'appelle en Latincicindela , fie dicla 3 quòd volans candet , id est, lucet.

Au Brésil il y a un ver luisant , espèce descarabéenommé Cucuio, & un autre à Surinam, nommé Vieteur.«{O'V’iR tinsANT marin, appelé auffi Scolopendremarine luisante. Nereis phojfhorans , noctiluca ma-rina » très-petit infecte, long tour au plus de deux li-gnes. O11 en voir beaucoup en tout temps, mais sur-tout en été, & aux approches dune tempête, où ilsfont fort lumineux, On avoir remarqué depuis biendes siècles qu'il paroíssoit pendant la nuit fur la mer ,principalement autour des vaiílèaux, & dans les eauxbouillonnantes , une lumière qui éclairoit un eípaceconsidérable. On en ignorait la cause. M. Vianelii,célèbre observateur Vénitien la découvrir en 174.9,dans ces insectes. Il y a encore ceci de singulier ; sil’on puise de l’eau éclairée par ces vers t 8c si renfer-mant dans un vase, on a foin de la tenir tiède , elleluira pendant deux jours entiers, & huit heures feule-ment à l’air froid. Lorsqu’on touche de seau où il ya de ces vers , elle est auffitôt éclairée par la feule im-preffion du mouvement que la main produit. Annon.

de 1757. . ,

Ver. se dit aussi d’un insecte qui vit dans la terre, qui rampe

fur la terre, qui est menu , long & fans os. Lumbri-cus. U y a des ws qui n’onc point de pieds, d/a utresqui en ont six, & d’autres u ft plus grand nombre. Onfait de 1 huile de vers , qui est bonne à plusieurs choses.On fait auffi une trempe d’acier qui est très-forte avecde 1 huile de vers. Les Naturalistes les appellent intes-tina terres. Ils sortent d’un ceuf, & après ne soufrentplus aucun changement.

Ver , se dit auffi d'u ne certaine tigne, ou petit animalqui s’engendre dans les étoffes , ou dans les bois quifont vieux. Le ver se met dans les tapifleries d’Au-vergne-, parce que les laines n en ont pas été bien dé-graissées. On met des chandelles dans le drap qu’onenferme, pour empêcher que les vers ne s’y mettent.En Latin tinea , teredo. Les vers qui fe mettent dansles navires, & que les Latins nomment teredines , fontun peu plus gros que les vers à foie -, fort tendres, &luisant d’humidité. Ils ont la tête noire & fort dure,& rongent inceflamment, & trouent les planches &membres d’un vaisteau. Le Journal des Savans de Lan1668 , fait mention de certains vers qui rongent des

pierres. On a découvert par le microscope , qu’il sont1 -- lio-nps. large de trois

noirs

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_, longs d’environ deux lignes, large de trois

quarts de ligne, & enfermés dans une coque griíatre.Ils ont trois pieds de chaque côté , qui restemblent àceux d’un pou, & font proche de la tête, laquelle estfort groííe. On voit dans leur gueule quarte espècesde mandibules en croix qu ils remuent continuelíe-menr, qu ils ouvrent & ferment comme un compasà quatre branches. Us ont dix yeux fort noirs & ronds.Le mortier est auffi mangé par une infinité de petitsvers gros comme des mìttes de fromage, qui font noi-râtres , & ont quarte pieds asiez longs de chaque côté :ce qu’on ne doit point trouver étrange , puiíqu’onvoit des branches de corail, & les plus beaux coquil-lages percés de vers, & qu on a vu même un mor-ceau de verre vermoulu , & qu’on a tiré plusieurs vers

de ses trous.

Ves. d t Palmier. f. m. C est un petit animal que Lou

VER

trouve dans î’île de Mévis. Les Angîois RappellentPalm ~ IVorm. Il est remarquable par le nombre infinide ses pieds, qui font comme des foies de porc fousson ventre. Lorsqu’on le poursuit, il fe sauve en rem-pant avec une vîtelle incroyable. Il est long d’un pied,

& a demi couvert d’écailles noirâtres, dures, & jointesensemble comme les tuiles d une maison. Il a unepointe à la tête & à la queue, dont il perce les mai-sons. Il empoisonne tellement les plaies, qu’il fait qu’onen souffre de vives douleurs pendant vingt-quarreheures.

Ver de palmiste. Insecte qui naît dans le cœur du pal-miste quand il est abattu. Èóyq. Palmiste. Il provientd’un scarabée de la grosseur du hanneton, noir, arméd’une trompe très-dure. Cet animal s Introduit dansLintérieur d’un palmiste quand il est abattu, & y faitses œufs qui éclosent en peu de temps. U en provientdes vers qui sont de la grosseur du doigt, quand ilsont acquis toute leur croiílance, & longs d’environdeux pouces. U vivent de la substance du palmiste jus-qu’au temps de leur transformation où ib fe changenten chryialide. Douze 011 quinze jours après, ils sortentdu palmiste fous la forme de hanneton noir donr nousavons parlé.

Ces vers dans leur état de perfection, avant leurmétamorphose , sont un mets friand pour les habitansde la Martinique & de la Grenade. Us sont alors,comme nous Lavons dit, de la grosseur du doigt & dela longueur de deux pouces. La tête est noire & atta-chée au corps, fans paraître distinguée du cou. On neremarque aucune distinction de parties dans le corps decet animal, ni entrailles ni intestins. Il semble que cene soit qu’un peloton de graisse enveloppée d’unemembrane : mais quand on La ouvert, & qu’on le re-garde avec un microscope , ou seulement avec uneloupe de verre , on distingue ses parties que leur pe—titeste déroboit à ía vue. On les enfile dans une bro-chette pour les tourner devant le feu, on les saupoudreavec de la croûte de pain rapee, mêlée avec du sel,du poivre & de la muscade. Certe poudre retient routela graille qui s’y imbibe, & quand ils sont cuits , onles sert avec un jus d’orange ou de citron. Voye\ leP. Labat. On en fait auffi des etuvèes aromatiques.

On appelle w-coquin une espèce de chenille quîronge les seps de vigne.

a On donne le même nom à une espèce de ver qu!s’engendre dans la tête de certains animaux, commeles moutons, qui après leur avoir causé une violenteagitation, les fait enfin mourir. On le donne encoreà une sorte de ver qui s’engendre dans la tête deshommes , & leur cause des vertiges.

U y a auffi des vers qui s’engendrentl’hiver entre lanappe & la chair des bêtes fauves, & qui se coulentle long du cou aux cerfs, aux daims ; & aux chevreuils,entre îe maílacre & le bois , pour les ronger & leurfaire mettre'bas leurs têtes.

On appelle figurément ver rongeur le remords dela conicience , parce qu’il est comme un ver qui nousronge lans celle se cœur. Vernis , vel conjcientiœ sti-mulus. Er c’est en ce sens que l’Écrirure nous parled’un ver qui ne meurt point, & qui fera une des peinesdes damnés. Vermis eorum non moritur. Les chosesdont iìs failoient leurs délices, deviendront pour euxun ver qui ses déchirera. Saci. C est ce qui cause cetorgueil qui fair se ver des richesses. Nie.

Ver le dit proverbialement en ces phrases. U est nudcomme un ver. Nudus ut vermis. On dit auffi figuré-ment d’un homme dans un état abject, que c’est unmiiérable ver de terre. On dit auffi, qu’011 1 écraseracomme un ver, pour dire, qu’í! est facile de le détruire.On dit auffi, q u un se recoquille , quand on sepreste, pour dire , qu il n’y a point de fi petit animalqui ne cherche a se distendre. On dit auffi figurémenttirer ies vers du nez à queiqu’un , pour dire, le faú eparier pour savoir son íecret, ía pensée.

VI/ fl. 1 . m. Nom d homme. Verus. Baronius, en sesNotes lur le Martyrologe Romain au premier Août,dit qu’il y a eu a Vienne trois Évêques de ce nom íLuu à qui íe Pape Pie adreílè des Lettres ; í’autre q ul