n’ont rien en propre. Elles font dix-huic mois d’éprcu-ve avant leurs vœux , & les Adjutantes font reçuesdans la Congrégation après y avoir demeuré dix ans.Elles prennent des Pensionnaires qu’elles instruisent, &auxquelles elles apprennent tous les ouvrages qui con-viennent à leur lexe. Elles ne font point obligées àla clôture, elles ne sortent pourtant que pour aller àFÉglife des Jésuites , fe confesser , communier, & en-tendre le sermon ; & alors elles vont toutes ensembledeux à deux. Cette Congrégation fut d’abord approu-vée en i6i2-) par Jean-Baptiste Brivio , Evêque deCrémone, qui la confirma encore en 1617, leur accor-da beaucoup de privilèges, & entre autres les exemp-ta de la Jurisiliction du Curé, ensorte qu’elles fondeursPâques dans leur Chapelle, & que leur Confesseur leuradministre les derniers Sacremens. Leur habit est en-tièrement semblable à celui des Jésuites; elles ont seu-lement un bonnet blanc pour couvrir leur tête, & unvoile, noir, qui se termine en pointe par devant. Lors-qu’elles sortent , elles mettent un manteau qui leurcouvre tout le corps , & elles ont fur la tête deuxgrands voiles noirs, Pnn délié & l’autre plus épais. LesSœurs Adjurantes ne sont distinguées que par un voileblanç. Leurs Pensionnaires font habillées de bleu.Voye\ le P. Bonnani, Catal. des Ordres Relig. P. II.& le P. Hélyot, T. VIII. C. 8.
.Vierge de Hali. La Société des Vierges de Hall. C’estune communauté de filles que trois Princestes de laMaison d’Autriche, filles de Ferdinand I. Magdeleine,Marguerite & Héléne, établirent à Hall ville du Tirol,plutôt que d’entrer dans un Monastère , parce qu’ellescraignirent de n’y avoir pas la liberté de demeurersous la direction des Jésuites qu’elles ne vouloientpoint quitter. Ayant eu le consentement de S. Fran-çois de Borgia , Général de la Compagnie de Jésus,elles acheterent à Hall deux maisons, Tune pour elles,
, & l’autre pour un Collège de Jésuites qu’elles sondè-rent , 6c dont ces Peres prirent poílèíïìon en 1569. LaPrincesse Marguerite étant morte pendant qu’on pré-paroit ces maisons, il n’y eut que ses deux sœurs quiavec quelques Demoiselles de qualité entrerent danscette communauté le second Dimanche de 1 Avent1569. Ces filles font un vœu solennel de chasteté per-pétuelle , & promettent a leur Superieure pauvreté &obéissance; ne pouvant diípoíer de rien fans fa permis-sion. Elles sortent pour aller se con feste r & commu-nier dans l’Egliíe de Jésuites. Elles sortent mêmequelquefois de la ville pour fe promener, & pour visi-ter leurs terres : mais elles vont toujours deux à deux.Leur habit, dans la maison , consiste en une robe outunique de laine noire, traînante par derrière : elles ontun petit collet, & pour couvrir leur tête elles mettentun petit voile blanc avec un bonnet par-dessus en formede toque. Quand elles sortent, elles ôtent ce bonnet &prennent un chapeau pointu , avec un petit manteau,qui ne vient que jusqu’à la ceinture ou un peu plus bas.Voyez le p. Bonnani, P. III. p. 32. &le P. Hélyot,T. VIII. C. 7.
L’Ordrf. de la bien-heureuse Vierge Marie. Ce sontles Religieuses de Sainte Jeanne , ou de l’Annonciadede Bourges. Uojc^Annonciade.
Mont-Vierge. Nom d’un Ordre Religieux sondé parSaint Guillame de Verceilen 1119. sous le Pontificat deCaliste II. dans la Bouille.
Vierge , de la Purification de la Sainte Vierge ; Sociétéàs Vierges de la Purification de la Sainte Vierge àArone. C est une Communauté de filles fondée à Arônedans le Milanois Fan 1590 , par deux frétés, Jean-Antoine, & Jean-Baptiste Séraphin!, bourgeois d’Arô-ne qui n avoient point d’enfans. Virgo â PurificationeB. Vrgints dicta. Societas Virginum à PurificationeB. Virginis dictarum. Leur fi n e st d enseigner, & d’é-Jever les jeunes filles, julqu à ce qu’elles soient en étatde choisir un état. Le P. Mellini, Recteur alors du Col-lège d’Aróne, leur dresta des Constitutions. Elles sontvingt-quatre. Elles font vœu dé chasteté, & promet-tent de persévérer dans la Congrégation jusqu’à lamort. Elles ne gardent point de clôture , enseignentsans rétribution, & prennent des Pensionnaires. Leur
habit est noir ; elles ont un petit rabat semblable à ce-,lui que portent les Ecclésiastiques en Italie, avec desmanchettes de même, un voile blanc, qui fe ttrmineen pointe par derrière. Lorlqu’elles vont à l’Eglsse ,elles portent un manteau qui leur enveloppe tout lecorps, en sorte qu’on ne leur volt que la moitié duviíage. P. Bonnani , P. II. P. Hélyot, T. Vffl-C. 8.
Vierge en Mythologie. La Minerve d’Athcnes étoit sur-nommée par excellence, La vierge,ou Parthénos.
VIERGUE. í. f. Nom propre de femme. Virgana. SainteViergue le 7 e Janvier. Dans le lieu qui porte Ion nomprès de Douars en Poitou, on la fait contemporaine deSaint Hilaire : du reste on n’en dit autre choie sinonqu’elle étoit bergère. La manière dont le peuple aliméson nom en François, peut faire croire que la secondesyllabe de son nom en Latin doit être brève. Son nomest aux Litanies Pictoniques, dressées par M. de laRo-chepozai, Evêque de Poitiers , imprimées avec sesNotes en 1642. Dans la Note qu’il a fait fur cetteSainte, il dit qu’elle naquit à Notre-Dame de Haut-bois , & que Ion tombeau s’y voit à découvert. C’estce lieu-là qui porte à prélent le nom de cette Sainte, ilest au Diocèse de Poitiers. Mentisse, au rapport duRécolet Artus du Moutier Auteur du Gynécée, ditque le corps de Sainte Viergue est à Saint Vincent deMetz. Chastelain, au 7e Janvier.
VIERRADEN. Ville d’Allemagne au Cercle de la BasseSaxe dans la marche de Brandebourg.
VIERTEL. f. m. ou VIERTELLE.s. f. Nom quelesHol-landois donnent à une sorte de Jauge qui sert à jaugerles tonneaux ou futailles à liqueurs.
VIERZON. Nomd’une petite ville du Berri, en France.Virfio. Elle est fur le Cher, à quatre ou cinq lieues deBourges, du côté du Nord Ouest. Quelques Auteursont prétendu que Vier^on étoit Y Avaricum de Césarct des Anciens, mais ils le trompent. Voye\ Bourges.Valois, Not. Gall. p. 61 4. Cet Auteur dit Vieiyon ouViarron; mais si Viarron fe dit encore , ce n’est plusque par quelques paysans.
VIES. Vieux adj. m. & f. Vieil, vieille. Borel. VetUS tdetritus , a. Voyei Viez.
Cotte avoit vies & defrompue. R. deia Rose.
Vies. Vieux. f. f. Un chemin, de via d’où vient qu’enLanguedoc on dit un viol, pour un sentier. Borel.Cet Auteur écrit ainsi viesj mais il y a de l’apparenceque c’étoit vie , & que vies est au pluriel.
VIESTE, ou VIES FI. Nom d une petite ville Épiscopaledu Royaume de Naples. Vesta , Vesta , anciennementApenefice. Elle est dans la Capitanate , fur la côte > àhuit ou neuf lieues de Mànfrédonia, vers le levantseptentrional. Vieste a une citadelle peu considérable ,la ville l’estfort peu ausss, étant petite , mal peuplée ,son Evêché est suftragant de Manfrédonia, ct ne s’étendpas au-delà des murailles de la ville. Maty.
VIÉTRI. Nom d’un petit bourg du Royaume de Narpies, situé dans la Principauté citérieure, à demì-líeuede la ville de Salerne. Victrum. Ce bourg bâti fur.lesruines de l’ancienne Marcina , petite ville des Picen-tins, détruite par les Vandales, a été lui-mênie preí-que tout renversé par un tremblement de terre l an1694. Maty.
VIEUT. Vieux mot. Troisième personne du verbe Vou-loir au présent de l’indicatif. Veut. Borel. Hébers, auRoman des Sept Sages dit :
Hébers la vieut en Romans traire ,
Et des Romans un Livre faire.
VIEUX. Voyei Vieil.
VIEZ. adj. m. & f- Vieux, vieille, comme Vies. Vet^ s ,obsoletus. Jean le Nivellois a dit ;
Seignors or faites pe%
Un petit vos taifie\
S’oirei buons vers nouvìaux jCar li autres Jont viez.