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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VILLAN. adj. m. Coton villan. Sorte de coton qui vient'du Levant, particulièrement d’Alep. Dictionnaire de

Commerce.

yiLLANDRAND. Nom d’un village de la Guiennç pro-pre , en France. Villadrandus. 11 est sur la petite ri-/ vière de Siron, à deux lieues de Bazas, vers le cou-' chant. Ce lieu n’est connu que par la naissance de Ber-trand de Goth, qui sut Pape, sous le nom de ClémentV. Maty.

VILLANELLE. s. f. Sorte de Poésie pastorale , qui sechante, & dont, tous les couplets finissent par un mêmerefrain. Il y a plusieurs exemples de Villanelles , dansl’Astréede M. d’Urfé. On en peut voir quelques-unesdans la Poétique de Richelet.

On peut comparer la Villanelle à nos Ballades. Gou-JEt. M. de Neste écrit Vilanelle. On ne fait plus nirondeaux, ni ballades, ni Dieu merci, de sonnets. Leviroìai, le lai, le triolet, la vilanelle... tout cela étoitadmirable autrefois : aujourd’hui nous nous en mo-quons , comme de ces habits du vieux temps, que nousfaisons servir à nos mascarades.

VILLANELLE. f. f. Terme de Musique, C’est une danserustique, ou plutôt un air , ou un chant propre pourfaire danser des paysans, ou pour imiter leur figuregrotesque en dansant. Ruftica saltatio , ou Rufticacantilena. Il y a de très-jolies villanelles , elles ont jene sai quoi de fort gai & de fort réjouissant. Il y a or-dinairement un premier couplet qu’on joue d’abordsimplement, puis dans la fuite on fait dessus quantitéde variations otí diminutions, &c. Brossard.

Ce mot vient de l’Italien, Villanelia, qui signifie lamême chose, & est dérivé de Villanello, paysan ; oude 1 Espagnol Vilano.

V 1 LLARCEAUX. Prieuré célébré de Bénédictines, si-tué dans le Vexin-François, & de la dépendance deF Abbaye de S. Cyr, fopdé vers la fin du douzième siècle.Dejcript. Géogr. & Historique de la Haute-Norm. tom.í.p.gxG.

VILLARS, VILLARS D’ARÈNES. Nom dffin villagede France, situé dans le Dauphiné , entre des monta-gnes affreuses, à la source de la Romagne, & à septlieues au-dessus du Bourg d Oisans. Villarium. Ce lieuqui est fur le chemin de Grenoble à Briançon ; est prispour celui qu on nommoit anciennement DurotinumJMaty.

VILLAUMER. Voye\ Vilmer.

VILLE. f. f. Habitation d’un peuple assez nombreux, quiest ordinairement fermée de murailles - , assemblage deplusieurs maisons disposées par rues & renferméesd une clôture commune, qui est ordinairement de murs& de fossés. Oppidum, urbs , civitas. L’Acad. Il estassez difficile de donner une bonne définition du motde ville , à cause que l’usage a toujours conservé lenom de bourg ou de village à de certains lieux qui fontpourtant de véritables villes. Voyei au mot Bourg.Le Roi, en parlant de Paris fa capitale, F appelle fa bon-ne vdle de Paris. Cette ville a été démantelée pour farébellion. Pour posséder une Cure dans un eville murée,il faut avoir des dégrés. Les villes frontières & mari-times doivent être bien fortifiées. Elles sont en mêmetemps villes de guerre, & villes de commerce. Villed’ótage ,de sûreté. Celui qui dompte son cœur, vautmieux que celui qui prend des villes. Port-R. Voyeqdans le Dicî. de Peint. Ù d’Arch. ce que dit Vitruve de1 Architecture des Villes.

II semble que le mot Oppidum, signifie une petiteyille. Les Latins donnoient souvent ce nom à ce quenous appelions bourg. Il faut pourtant avouer que lesAnciens ne s attachoient pas scrupuleusement à cettedistinction. Les Poëtes fur-tout ont souvent employéles mots u rbs & oppida comme synonymes, selonque 1 un ou 1 autre convenoit à la mesure de leursvers. Cingere muris oppida, dit Virgile. Oppida moli-ri , dit Horace. Oppida debellata, dit Claudien. Cesexemples ne sont pas rares.

Les Auteurs en proie , & les Orateurs eux-mêmes,ont souvent employé les mots urbs Sc oppidum ., enparlant du même lieu. Cicéron dans le premier livrede la Divination, ch. r;. Scribit Aristoteles Eudemum

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Cyprium ... Pheras Venisse , quae erat urbs in Theft

Jalid admodum nobilis - in eo igitur oppido ita

graviter czgrum Eudemum fuiffie , ut omnes medicidiffiderent, &c. Voilà Cicéron qui dans une mêmepériode , qualifie un même lieu urbs , 8 c même urbsadmodum nobilis, Sc oppidum. Il n’a certainement pasvoulu faire naître deux idées différentes, & i! a regardeces deux mors comme parfaitement synonymes. Lemord 'oppidum , dit-il, dans son premier livre de laGloire, dont-il ne nous reste que quelques fragmensdispersés, vient du secours que les hommes s’étoientpromis mutuellement en demeurant les uns auprèsdes autres : oppida , quod opem darent. Paulus le Gram-mairien en dit autant. Oppidum dictum est quod opemprœbet. Il dit ailleurs : quod illuc homines opes fiasconferant.

Dans les vieilles Coutumes on appelle villes de paix ,les villes où il n’étoit pas permis de vuider ses différendsque par la Justice, comme a toujours été la ville àe Pa-ris , par opposition à plusieurs autres , où les combatsétoient en usage. Urbes pacijìcœ.

Les villes impériales font cenes qui reconnoiílentl’Empereur pour Souverain , mais qui ne laissent pasd’être libres & gouvernées par leurs propres Magistrats.Urbes Imperiales.

Ville Métropolitaine, est celle où est le siège d’un Pri-mat, ou d’un Archevêque. Urbs metropolis. Ville Episcopale , celle où est le siège d’un Evêque.

Ville Anséatique. Voye\ Anséatique.

Ville des Anges. Nom d’une ville de l’Amérique méri-dionale , située dans la Province de TJascaía. Angelo -poli. On la nomme aussi la Puebla de los Angeíos -c’est-à-dire, la Peuplade, ou la Colonie des stnges. LesIndiens Fappeíent Cuetlaxcoâpan , c’est-à-dire, cou-leuvre dans les eaux, parce que de deux fontainesqu’elle a, il y en avoir une venimeuse.

Ville Baptice, ou Bateleresche , Bateilléche, 8 cBateiche. Ville Baptice, se trouve dans la Coutumede Hainaut, Ch. 1.05. Art. dernier ; les autres mots setrouvent dans Beaumanoir, Chap. 4. p-. 3 2.. Ch. 21.p. 11 y. entendons-nous , dit-il, par ville Bateiches ,hors de communes ; car les villes de communes ontleurs Maires & leurs Jurés, lesquels font établis pourla commune, c’est-à-dire, que ville Baptice, ou Bate-lerejche, &c. c’est une ville qui n’a point de com-mune.

Ces villes ont pu être ainsi appelées, parce qu’ellesetoient des places d’armes & fortifiées de châteaux debois appelés Baldrejchcs Sc Bastrejchce. Voye\ le Glos-saire de M. deLauriére, au mot Bateleresche.

Ville Forestièrf. Voyei Forestière.

Ville Libre, est une ville qui ne dépend point d’unPrince ou d’un Seigneur , qui se gouverne elle-mêmeselon sesloix& par des Magistrats qu’elle élit, & qu’ellese donne elle-même. Civitas libera.

Ville, signifie quelquefois une partie d’une grande ville.Pars magnœ urbis. La vieille ville, la ville neuve. AParis il y a Ville, Cité & Université. Dans les villes oùil y a cité 8 c ville, la cité est cette partie de la ville oùest la Cathédrale.

Ville de Loi. C’est, en termes de Manufactures , uneville où il y a maîtrise.

On entend aussi par Ville de Loi, en termes de Ju-risprudence, celle qui a droit de commune , Sc ses li-bertés & franchises.

Ville d’Arrêt, font villes dont les Bourgeois & habi-tans par privilège spécial accordé par les Rois de Fran-ce , peuvent saisir Sc arreter les biens & choses appar-tenantes à leurs débiteurs forains ; trouvées en Rel-ies, encore qu’ils ne soient fondés sur aucune obligationou cédule. Telle qu est la ville de Paris , suivant Fat"ticle 2.7;- ,

Viele, a signifie autrefois proprement un village. OpP 1 'dum, villa. Ville-Juive, Ville-taneujè, Ville-neuve -Saint-George, Ville-Pinte. La plupart des villagesSeigneuries de Normandie & deBeauce íe termineuren ville, Sc le Latin villa ne signifie qu’une maison decampagne, un village. ...

On appelle le cœur de la ville, le milieu de I 3 e *