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tres, Pline & Galien disent qisils tuent leur mere ensaillant. Les vipères mangent les buprestes , les can-tharides & les scorpions •> ce qui rend ieur venin plusdangereux. Néanmoins plusieurs Au.eurs disent queIndiens , tant d'Orient que d’Occident, mangentdes vipères comme on fait ici des anguilles. Mathioierapporte plusieurs exemples comme Tes vipères mortesdans du vin guérisiènt les ladres , & Galien dit queleur chair fait venir des poux à ceux qui en mangent.Charras a donné un excellent Traité fur la vipère.Francisco Redi en a donné un autre qui iTest pas moinsestimé : mais ces deux Auteurs tour d’avis bien diste-rent fur le venin des vipères. Redi prétend que toutleur venin est dans deux vésicules qui couvrent leursdents , d’oii il fort une liqueur jaunâire, quand estesmordent, qui envenime la plaie : au lieu que Gh arrasdit avoir expérimenté que cette liqueur n est point ve-nimeuse, & qu’il en a lait manger à des pigeons, fansqu’ils en aient été incommodés ; & qu’ii iaut que cevenin consiste dans les elprirs irrités de la vipère , qu ellepousse dehors dans fa morsure, qui font siiroids, qu ilscoagulent le sang, & empêchent la circulation. Car iiPrétend qu’il n’y a dans la vipère ni humeur, ni excré-, ment, ni partie aucune, non pas même le fiel, quiétant avalé puiste faire mourir. Au contraire le fe. devipère , la chair de vipère font de grands remèdes, &on fait de la poudre de vipères de :a chair de vipères lé-chées , coupées, pilées & palíèes par un tamis qui estsouveraine pour plusieurs maladies. On dit que le certa une grande avidité à dévorer les vipères. C’est uneerreur populaire de croire que a íahve d un homme ajeun salle mourir ies vipères, quoiqu Aristote & Gaúendisent savoir souvent expérimenté.
Vipère, fe dit figurément de- méchans & médisans.Jéfus-Christ a souvent appeié les Pharisiens, Engeancede vipères. Genimina Viper arum. On appene une langue de vipère, une langue médilante.
VwàRE, en termes de Phi ofophie hermétique; prendrela vipère de Rexa & lui couper ia tête , c est ôter lanoirceur à la matière qui est entérinée dans l’ceuf. Dict.JTerm.
I-île aux Vipères. C’est une île de l’Archipel, que lesGrecs appellent Chimoli, & M. Tournefort, dans IonVoyage, T. I. p. 142', Cimole ; & qui prit le nom del’Argentière dans le temps que Ton y découvrit desmines d argent , que Ton ne fouille plus à casiíe desTurcs. Pline assure, L. IV. C. 12. queCimoie fe nora-moit autrefois Tîle aux Vipère. : il tau t que la race ensoit éteinte ; car on nous alíura qu'on n’y en voyoitplus. Pinet Traducteur de Pline , & quelques autresGéographes modernes ont cru que c étoit 1 île de Ci-candro : pour moi je crois que Sicandro est une île ima-ginaire-, nous n avons su la trouver dans T Archipel,ni même en apprendre aucune nouvelle. Tourne-fORT.
On dit proverbialement qu’un homme nourrit unevipère dan s fou sein , quand il éleve quelqu'un d astezméchant naturel pour contribuer un jour à ia perte. Fo-vet infinu viperam.
VIPÉREAU, f. m. Le petit d’une vipère. Viperula , mi-- nor vipera.
VIPÉRINE, f. f. Plante qui nous vient de la Virginiedans TAmérique, & qui tire son nom de ce que la ractne est bonne contre la morsure de la vipère. Les Indiens s’en servent, dit-on , contre le dangereux ferPent à sonnettes, & le font mourir en lui taisant feufuient sentir cette racine attachée au bout d’un bâtonSerpent a Sonettes. M. Clouer dans fa Dél-ation de la Virginie, parle de cette plante admirable>1 nomme Pouliot sauvage , ou Diclame de Virgi-mais son véritable nom est Vipérine. Cette racinemdorifique, résiste au venin & à la morsure des ferpens. ^ bonne contre les vers & pour exciter, urine * Sa dose est depuis demi scrupule juiqu à unedragme. u f aut \ a choisir nouvelle, d une odeur forte,approchante de celle de la grande Lavande. Cette1 Jante est u ne e fpèce de petite Aristoloche donr les riges *ont pliantes & noueuses, & fe répandant à terreSes feuilles restêmblenr à celle du Lierre , tuais ellesTom Vlii t j. Partis .
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font plus molles, attachées à des queues courtes. M.Lémeri dit que les fleurs qui ■ sortent des aiflèlles decette plante font en tuyaux fermés en bas , ouverts& évasés en haut, coupés en manière dc languette,d un vert noirâtre & quelquefois jaune , & que sonfruit a ia figure d’une petite poire. Ii est divisé par de-dans en fa longueur en six loges remplies de semencesaplaties, minces, noires & posées les unes lur les au-tres. M. Boyje dans ses remèdes spécifiques d accordavec la Philosophie corpusculaire, parle de cette mer-veilleuse plante.
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VIQUE. Voye\ Vich d’Ossone.
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VIRACOCHIN. f. m. Nom d’un dieu des Péruviens.Viracochinus. Le dieu Viracochin est le souveraindieu des Péruviens, qu’ils appellent autrement Pacha-camach, c’est à-dire, Créateur du Ciel & de la Terre ,comme nous avons dit. Us le nomment aussi XJjapis ,qui signifie Admirable. Voye\ Linfchottan, Hijt. Ind *Orient. L. V. C.g. Voye\ Pachacamaei.
VIRAGO. í.f. (l'a est long) Fifie ou femme de grandetaille, qui a Tait d’un homme. Dans T Écriture , Éveest appelée Virago, parce qu elle a été faite de la côtede T-homme. L’interpréte Latin a voulu conserverT étymologie qui est dans l’Hébreu, &: de vir il a faitvirago, comme Adam , selon le texte Idébreu, avoirappelé Eve ijeha de ijeh, homme, par étymologie. Cemot est purement Latin, & ne fe dit que par dérision ,dans un lens diftérent de celui qui est dans la íainteÉcriture. C’est une grande virago.
VIRAGRUND. Contrée d’Allemagne dans la Suabe.
VIRA VIDA. Nom d’une plante du Chili. La Vira vidaest une elpèced’immortelle, dont Tinfusion a très-bienréussi à un Chirurgien François, pour guérir de la fièvretierce. Frèzier, p. 106.
VIRBIUS. Terme de Mythologie. Surnom que Diane sic .porter à Elippolite lorfqu’elle l’eut rappelé à la vie ,comme si Ton eut dit vir bis , deux fois homme.
VIRE. Nom d’une petite ville de la Normandie, en Fran-ce. Viria. Elle estàla source de la rivière qui porte sonnom, Sc à 1 z lieues au fud-ouest de Caen. Voye\ Va-lois, Not. G ail. p. 613.
Vire. Rivière de la Normandie, en France. Viria. Ellebaigne Vire, S.Lô, fe décharge dans la mec de Breta-gne, àÇarentan. Maty. Valois, Not. Gall.p.613.VIRE-FLÉCHE. f. m. Mot vieux , & de Languedoc.Virou , gunbelet, tarière , vireton, périt dard. Borei,Dans les menus propos de Pierre Gringoire : il y a,
Car ce n’estoit que pour un vireton,
Maint est battu de Jon propre boston.
Ce mot vient de veru. Borel.
VIRELAI, f. m. Vieille Poésie Françoise composée depetits vers, qui roule toute fur deux rimes. On enmet plusieurs masculines tout de fuite, en tel nombrequ’on veut, puis on y met une féminine. Après quel-ques couplets, on varie, & on met plusieurs rimes fé-minines de fuite, & on y ajoute une masculine. Il fautque tous les vers soient égaux, à la difíérence du Lai ,où le vers intercalaire est plus petit, qu’on appelle pourcela arbre fourchu. Il y en a plusieurs exemples dansA!ain Charrier. Voye\ Lai. Le nom de Virelai vientde virer, qui lignifioit autrefois tourner. Après avoirconduit quelque temps le lai fur une rime dominante,on le faifoit virer ou tourner fur Tautre rime qui de-venoit dominante à son tour. Le virelai moderne estun peu différent de Tancien. U tourne fur deux rimesfeulement, dont la première doit dominer dans toutela pièce-, Tautre ne vient que de temps en temps pourfaire un peu de variété. P.Mourgues. Voyelle virelaide M. l’Ábbé Régnier fur les excès.
VIREMENT, f. m. Terme de Commerce qui fe dit furla place du change, quand on donne en paiement à une
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