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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VU K VU L

"S^yUKlANG. Ville de la Chine, dans la province dePeking, au département de Chinting.

S^VUKIE. Ville de la Chine, même province & mêmedépartement. Elle est de z d . 13' plus occidentale quePeking, fous les 38 e1 . 45’ delat. seprent.

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^ULCAIN. f. m. Terme de Mythologie. C est un desdieux du Paganisme. Il préside aux feux souterrains,aux mines & aux métaux. Il étoit fils de Jupiter & deJunon. Il étoit fort laid, ce qui fut cause que son perele jetta d’un coup de pied du ciel en terre. Cette chiitele rendit boiteux. Il le fit Forgeron, & travailleur auxarmes des dieux, & principalement à la foudre de Ju-piter. Il épousa Vénus qui lui fut infidelle, & s'aban-donna au dieu Mars.

VULCAIN, VOLCAN. Ille. Vulcani insula. C’est uneîle de l’Océan oriental. Elle est vers la nouvelle Guinée,& elle a quatre montagnes qui vomiííent des flammes.Maty.

Le Vulcain des Philosophes, en terme hermétique,c’est le fer & le mars des Alchimistes. Vulcain jetté enLemnos à cause de fa déformité. Sous cette fable, lesAnciens ont caché la préparation de notre premier sou-fre noir. Dict. Herm. Vulcain , qui fuit Minerve. LesPhilosophes ont caché sons cette fable le soufre suivantl’eau distilée, qui contient en soi les plus subtiles par-ties du soufre, & son sel en )a putréfaction. Idem.

VULCANALES, s. f. pi. Les Vulcanales se célébroient aumois d’Août. C’étoit une fête de Vulcain; & commec'est le dieu du feu, ou le feu même, le peuple jettoitdes animaux dans le feu, pour se rendre ce dieu pro-pice. Antiquité expliquée, tome z. part. l. p. 2.57.

VÛLCANIE. Une des îles foisonnes près de la Sicile,couverte de rochers, dont le lommet vomit souventdes tourbillons de flamme & de fumée. C’est-là queles Poëtes ont placé la demeure ordinaire de Vulcain ,dont elle a pris le nom. Car on l’appelle encore aujour-d hui Volcano, d’oû nous avons auffi donné le nom deVolcan à toutes les montagnes qui jettent du feu.

Vulcaniser, v. a. & Vulcanisé, part. On ne se sertguère de ce terme qu’au participe. Pour dire qu'unhomme est cocu, on dit qu’il est un peu vulcanijé. Ceterme n’est pas plus usité que celui qui fuit.

VOLCANISME, s. m. C’est l’état de celui dont la femmeest infidelle. C'est la même chose que Cocuage. Leterme de Vulcanijme est venu du dieu Vulcain quiépousa la déesse Vénus, qui lui fit bien des infidélités.Le Vulcanisme est devenu si à la mode, que ce termene devroit plus emporter rien de honteux.

Vulcano. L’îlede Vulcano ou de Vulcain. Vulcani in-sula. Peute île de la Méditerranée, fur la côte deNaples. 1

VULCANOS, VOLCANOS. Nom d’un village de laSacanie , en. Morée. Vulcanus. Il est fur le golfe deNapoli a cinq lieues de la ville de ce nom, vers le levant.On prend ce village pour 1 ancienne Asine, petite villede 1 ' Argie. Maty.

VULGAIRE, adj. Ordinaire, commun, trivial. Vulga-ris, communis. Les opinions vulgaires font quelquefoistrès-faufles. Le Héros étoit intrépide pendant que lesa mes vulgaires étoient consternées. G. G. C’est unhomme vulgaire ; une pentée vulgaire-, croyance vul-gaire.

Nous ne faisons que répéter ici ce qu’on trouve dans1 Encyclopédie & dans nos autres Dictionnaires, quandJl °usdisons, vulgaire, qrdinaire, commun, trivial. IlE a cependant un ordre de gradation entre ces mots'Ni en rend les nuances plus ou moins fortes.

C'est j e fréquent usage qui rend les choses ordinai-res J . c °mmunes, vulgaires & triviales ; mais trivial ditst ue ‘que chose de plus usité que vulgaire , qui à sonM U Phur commun, & celui-ci sur ordinaire.

• Abbé Girard observe que vulgaire est d’un usagede'st^s^^ P°ur la connoilîancedes faits. Les disputese e ìgion ont rendu vulgaires bien des faits qui n'é-oient connus q U e des Savans. Voyelles autres mots.

fcn prenant ces mots dans un autre sens que celui du

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fréquent usage, par rapport au petit mérite des choses,ils ont encore un ordre de gradation, ensorte que ledernier de ces mots est celui qui ôte le plus au mérite.Ce qui est vulgaire 11’a rien de noble.

C’est aux gens mal tournés , c’est aux Amans vulgaires,A brûler constamment pour des beautés sévères. Mol.N’alleq pas présumer que des ames vulgairesSoient à mes grands desseins des appuis nécessaires.

B r É B.

On appelle Langues vulgaires, par opposition à Lan-gues savantes, les différentes Langues que les peuplesparlent aujourd’hui. Dans le Grec vulgaire , onrecon-noît l'ancienGrec, qu'on appelle Grec littéral. Acad.Franc.

Vulgaire, adj. f. Terme de Mythologie. Vénus vulgaireou populaire, étoit celle qui prélîdoit aux amours char-nels & groílìers. C’étoit i’opposé de la Vénus Uranie.Vénus vulgaire & Vénus publique, termes synonimes.

Vulgaire, est auffi substantif masculin, & signifie peu-ple, le commun des hommes; ceux qui, dans quelqueétat qu'ils soient , n’ont pas plus de lumières que lepeuple. Vulgus. Les sages ne se repaistènt point desapplaudiflemens du vulgaire. Amei. Je n'approuvepoint le mauvais goût du vulgaire , mais je ne luis pasennemi de tous ses plaisirs. Balz. Le vulgaire qui rel*pecte des erreurs mystérieuses, mépriseroic la véritétoute nue. S. Evr. Le sage s’accommodeau sentimentdu vulgaire, íans s'y astujettir.

VULGAIREMENT, adv. Dans l’opinion vulgaire, com-mune. Vulgò, pastìm. Apprenez à vous énoncer moinsvulgairement. Mol. On dit vulgairement, pour dire,communément, proverbialement.

VULGATE, f. f. C’est ainsi qu’on appelle l’ancienne ver-sion latine de la Bible qui est en ulage dans l’Eglise Ca-tholique, que le Concile de Trente a déclarée authen-tique. L’ancienne Vulgate de l’ancien Testament étoittraduite presque mot pour mot sur le Grec des Sep-tantes : on n’en connoifloit point l’Auteur » on la nom-moit Italique , ou vieille verfion, parce qu’en effet elleétoit très-ancienne dans l’Egli/e Latine. C'étoit la ver-sion commune ou vulgaire, avant que S. Jérôme eûtfait une nouvelle version. Vulgata Jcripturœ verfio.Nobilius en 1588 , & le P. Morin en 1628 , sont faitimprimer, prétendant savoir rétablie & recueillie dansles Anciens qui font citée. La Vulgate , telle que noussavons maintenant, est celle-là même que saint Augus-tin trouvoit préférable à toutes les autres versions la-tines de son temps, parce qu’elle rendoit, plus exacte-ment que les autres, le sens & les peroles de l’Ecrituresainte. Verborum tenacior cum perspicuitate sententiae.On sa retouchée sur les corrections de saint Jérôme,& c’est le mélange de l’ancienne version italique , & dequelques corrections de saint Jérôme, qu’on nommeaujourd’hui la Vulgate, & que le Concile de Trente adéclarée authentique. On ne se sert dans 1 Eglise quede cette Vulgate, excepté quelques pastàges de ïan-cienne Vulgate qu’on a laillës dans le Miflel, & lesPseaumes que son y chante encore selon la vieille ver-sion italique. M. Simon appelle ancienne Vulgate Grec-que, la version des Septantes avant qu’elle eût été re-vue & réformée par Origène. La revision d’Origènel’emporra dans su sage fur la vieille version des Sep-tante dont on avoir de la peine à trouver des exem-plaires. On dit auffi la Vulgate, e n parlant de l’ancienneversion du nouveau Testament.

La version Latine est appelée communément la Vul-gate. Le P. Bouhours a employé les dernières annéesde la vie à nous donner le nouveau Testament traduiten François selon la Vulgate. Il a cru que sa traductiondevoir être conforme à la Vulgate préférablement autexte Grec ordinaire. Des raisons importantes font dé-terminé à prendre ce parti-là. La principale de ces rai-sons est, que le iaint Concile de Trente a déclaré au-thentique, non le texte Grec dont il n’a point parlé,mais la Vulgate seulement : que cette édition Latineest celle que l’Eglise Romaine a adoptée comme la