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ment chez les différens peuples , mais dans lamême nation ; leurs divisions bisarres et in-commodes pour les calculs ; la difficulté deles connaître et de les comparer ; enfin , l’em-barras et les fraudes qui en résultent dans lecommerce ; sans regarder comme l’un des plusgrands services que les sciences et les gouver-nemens puissent rendre à l’humanité , l’adop-tion d’un système de mesures , dont les divi-sions uniformes se prêtent le plus facilement aucalcul , et qui dérive de la manière la moinsarbitraire , d’une mesure fondamentale indi-quée par la nature elle-même. Un peuple quise donnerait un semblable système de me-sures , réunirait à l’avantage d’en recueillir lespremiers fruits , celui de voir son exemplesuivi par les autres peuples dont il devien-drait ainsi le bienfaiteur ; car l’empirelent , mais irrésistible de la raison , l’emporteà la longue , sur les jalousies nationales et surtous les obstacles qui s’opposent au bie-n d’uneutilité généralement sentie. Tels furent lesmotifs qui déterminèrent l’assemblée consti-tuante , à charger de cet important objet, l’aca-démie des sciences. Le nouveau système dçspoids et mesures est le résultat du travail de