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Jusqu’à présent , on a supposé que la forceréfractive de l’atmosphère ne dépend que de ladensité de ses couches ; ensorte que , pour dé-terminer la route de la lumière qui la traverse,il suffit de connaître la loi de leur tempéra-ture ; mais cette loi nous est inconnue , etd’ailleurs , elle varie à chaque instant. La tem-pérature de l’atmosphère étant supposée par-tout la même , et égale à celle de la glace fon-dante ; la densité de ses couches diminuerait enprogression géométrique, et la réfraction seraitde 70 ' à l’horizon : elle ne serait que de 55 ' f,si la densité des couches de l’atmosplrère dimi-nuait en progression arithmétique, et devenaitnulle à sa surface. La réfraction horisontale quel’on observe d’environ 64 ' est moyenne entreces limites ; la loi de diminution de densité|/descouches, tient donc à-peu-près le milieu entre lesprogressions géométrique et arithmétique , cequi est conforme aux observations du baro-mètre et du thermomètre. En général, on peutconcilier toutes ces observations et celles desréfractions astronomiques , au moyen d’hypo-thèses fort vraisemblables sur la diminution dela chaleur, en s'élevant dans l’atmosphère ; sansrecourir , comme quelques physiciens l’ont fait,