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LIVRE SECOND.
Des mouvemens réels des corpscélestes.
Si l’homme s’était borné à recueillir des faits,les sciences ne seraient encore qu’une nomen-clature stérile , et jamais il n’eût connu lesgrandes lois de la nature. C’est en comparantentr’eux les phénomènes , et en cherchant àsaisir leurs rapports , qu’il est parvenu à dé-couvrir ces lois toujours empreintes dans leurseffets les plus variés. Alors, la nature en sedévoilant , lui a présenté le spectacle d’unpetit nombre de causes générales donnantnaissance à la foule des phénomènes qu’il avaitobservés ; il a pu déterminer ceux que les cir-constances successives doivent faire éclore ; etlorsqu’il s’est assuré que rien ne trouble l’en-chaînement de ces causes à leurs effets, il aporté ses regards dans l’avenir , et la série desévénemens que le tems doit développer , s’estofferte à sa vue. C’est principalement dans la