L’autour fait observer que la réciproque de cetteproportion d’équilibre est également vraie ; ensuite ilapplique le principe direct à différents exemples. Plusloin il démontre que ce principe est vrai encore pourun levier droit, tiré à ses extrémités par des poidsobliques ; ce qui est aussi évident, quand une foison admet sa définition des centres de gravité. D’ail-leurs, en démontrant même le cas des bras obliquespar le premier cas, on ne justifierait encore cettedéfinition que par le cas particulier du levier.
S 3.
J’en viens à la fameuse proposition qui renfermel’une des plus belles découvertes de l’auteur et quimarque un progrès notable, un grand pas en avantdans une science qui jusque-là était restée station-naire depuis Archimède .
Si un triangle a son plan perpendiculaire àl’horizon, et sa base parallèle à celui-ci, et surchacun des deux autres côtés un poids sphériquede pesanteur égale; comme le côté dextre dutriangle au senestre, ainsi la puissance du poidssenestre à celle du poids dextre.
Tel est l’énoncé littéral de Stevin , en traductionfrançaise de cette époque. Exprimée en langaged’aujourd’hui, la proposition peut être formulée