■ ( 6a )
sont les désastres que le choc d’une comètea dû produire. On voit alors , pourquoil’océan a recouvert de hautes montagnes surlesquelles il a laissé des marques incontesta-bles de son séjour ; on voit comment les ani-maux et les plantes du Midi , ont pu existerdans les climats du Nord où l’on retrouveleurs dépouilles et leurs empreintes ; enfin ,on explique la nouveauté du monde moraldont les monumens ne remontent guère ,au-delà de trois mille ans. L’espèce humaineréduite à un très - petit nombre d’individuset à l’état le plus déplorable , uniquement oc-cupée pendant très-long-tems , du soin de seconserver, à dû perdre entièrement le souvenirdes sciences et des arts ; et quand les progrèsde la civilisation en ont fait sentir de nouveau ,les besoins ; il a fallu tout recommencer ,comme si les hommes eussent été placés nou-vellement sur la terre. Quoiqu’il en soit decette cause assignée par quelques philosophes,à ces phénomènes ; je le répète , on doit êtreparfaitement rassuré sur un aussi terrible évé-nement , pendant le court intervalle de la vie.Mais l’homme est tellement disposé à recevoirl’impression de la crainte , que l’on a vu en