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leurs masses étaient fluides et sans mouvementde rotation ; leur figure et celle de leurs diffé-rentes couches seraient sphériques , les cou-ches les plus voisines du centre étant les plusdenses. La pesanteur à la surface extérieureet au-dchors à une distance quelconque , se-rait exactement la même que si la masse en-tière de la planète était réunie à son centrede gravité ; propriété remarquable en vertude laquelle le soleil, les planètes , les comèteset les satellites agissent à très-peu près les unssur les autres, comme autant de points ma-tériels.
A de grandes distances, l’attraction des mo-lécules d'un corps de figure quelconque lesplus éloignées du point attiré , et celle desmolécules les plus voisines, se compensent demanière que l’attraction totale est à-peu-prèsla même , que si ces molécules étaient réuniesà leur centre de gravité ; et si l’on considèrecomme une très - petite quantité du premierordre, le rapport des dimensions du corps , àsa distance au point attiré ; ce résultat est exactaux quantités près du second ordre. Mai§il est rigoureux pour la sphère ; et pour unsphéroïde qui en dilfère très-peu , il est du