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de teins en tems aux sciences , pour en faireéclore les grandes théories préparées par lestravaux de plusieurs siècles. La carrière dessciences lui parut d’abord peu propre à satis-faire l'ambition qu’il avait de s’illustrer ; maisl’ascendant de son génie , et les exhortationsde Mœstlin , le rappeliérçnt à l’astronomie ,et il y porta toute l’activité d’une ame passion-née pour la gloire.
Impatient de connaître la cause des phéno-mènes , le savant doué d'une imaginationvive , l’entrevoit souvent, avant que les obser-vations aient pu l’y conduire. Sans doute , il estplus sûr de remonter des phénomènes auxcauses ; mais l’histoire des sciences nous prouveque cette marche lente n’a pas toujours étécelle des inventeurs. Que d écueils doit craindrecelui qui prend son imagination pour guide !Prévenu pour la cause qu’elle lui présente,loin de la rejetter lorsque les phénomènes luisont contraires , il les altère pour les plier àses hypothèses; il mutile , si je puis ainsi dire ,l’ouvrage de la nature , pour le faire ressem-bler à celui de son imagination ; sans réfléchirque le tems détruit d’une main , ces vains plian-tômes.etde l’autre, affermit les résultats du