( s6S )
Faut qu’un grand nombre d’hommes réunissentleurs lumières et leurs efforts. Cette réunion estsur-tout nécessaire , quand les sciences, ens’étendant, se touchent et se demandent demutuels secours. Alors, le physicien a recoursau géomètre , pour s’élever aux causes généralesdes phénomènes qu’il observe; et le géomètreinterroge à son tour, le physicien, pour rendreses recherches utiles en les appliquant à l’ex-périence, et pour se frayer par ces applicationsmême , de nouvelles routes dans l’analyse. Maisle principal avantage des sociétés savantes, estl’esprit philosophique qui doit nécessairements’y introduire , et de-là, se répandre dans touteune nation , et sur tous les objets. Le savantisolé peut se livrer sans crainte, à l’esprit desystème ; il n’entend que de loin , la contra-diction. Mais dans une société savante , le chocdes opinions systématiques finit bientôt par lesdétruire ; et le désir de se convaincre mutuelle-ment, établit entre les membres, la conventionde n’admettre que les résultats de l’observationet du calcul. Aussi , l’expérience a prouvé quedepuis l’origine de ces établissemens, la vraiephilosophie s’est généralement répandue. Endonnant L’exemple de tout soumettre à l’exa-/