INTRODUCTION.
3
i” La vapeur, qui est le moteur;
2“ Les parties fixes de la machine ;
3 ° Les mouvemens ge'ométriques par lesquels l’action de lavapeur se transmet à la résistance.
Trois genres de connaissances, la physique, la me'canique,le mécanisme géométrique, ont contribué à porter la machineà vapeur au degré de perfection où elle est maintenant.
Le physicien a découvert les propriétés de la vapeur; le méca-nicien a déterminé la forme et les dimensions des vases parlesquels la vapeur doit passer, pour produire le plus grand effetdynamique (i) possible avec la moindre dépense de combusti-ble ; le machiniste a inventé les mouvemens géométriques, et
(i) Cette expression, effet dynamique, qui est généralement adoptée, n’é-tait pas encore en usage lorsque je l’ai employée dans le Traité des Ma-chines (i re édition ), que j’ai présenté à l’Académie des sciences en 1811,et sur lequel Carnot a fait, le 4 mars de cette année, le rapport suivant,qui a etc imprimé vers la même époque, dans le Journal des Mines,t. XXIX, pag. 3 io. J’ai aussi proposé dans cet ouvrage d’adopter pourla’mesure des effets dynamiques, Vunité d’ynamique, et de prendre, pourla valeur de cette unité, le poids de mille kilogrammes élevés à un mètre.
Rapport fait par M. Carnot, à la classe des sciences physiques et mathéma-tiques de l’Institut, sur le Traité élémentaire des Machines, par M. Ha chette , instituteur à t École polytechnique. (Séance du 4 mars 1811.)
La classe m’a chargé de faire un rapport sur l’ouvrage imprimé deM. Hachette , qui a pour titre : Traité élémentaire des Machines.
Le but que s’est proposé M. Hachette , a été de faire connaître, par unedescription exacte, et par l’analyse de leurs propriétés, les principalesmachines inventées jusqu’à ce jour, en se bornant néanmoins à celles quiont pour objet l’économie des forces.
L’auteur développe, par un grand nombre de planches fort soignées, laconstruction de chaque machine, et il y joint le discours explicatif ponren donner une parfaite intelligence ; il évalue ensuite les effets de cettemachine, et il en discute, tant par la théorie que par l’expérience, les avan-tages et les défauts.
L’ouvrage est divisé en trois chapitres. Dans le premier, l’auteur con-sidère successivement le mode d’action propre à chacun des quatre agensprincipaux, auxquels se réduisent tous ceux qui existent dans la nature.Ce sont les animaux, l’eau, le vent et les combustibles.
1 .