MACHINES A VAPEUR.
les a combine's pour ope'rer la transmission de la force vapeurà une re'sistance donne'e.
Depuis He'ron d’Alexandrie, 120 ans avant l’ère chrétienne,jusqu’à Morland, vers 1681, on croyait que la vapeur était del’eau changée en air; ses effets mécaniques connus ne se ma-nifestaient que dans des appareils de physique désignés sous lenom d ’Eolipyles. Lorsque la distinction de l’air et de la vapeurfut bien établie, on imagina plusieurs machines dont cette va-peur était le moteur. La première machine appliquée utilementaux arts industriels consommait trop de charbon, comparati-vement à l’effet dynamique qu’elle produisait; on obtint unegrande économie de combustible dans la machine atmosphérique,ou machine dite de Newcomen , qui date de l’année 17 o 5 .
Le second traite de la théorie des engrenages dans toute son étendue.
Le troisième enfin est consacré à Fexaraen particulier des machines em-ployées dans les diverses branches de rarchitecturc.
L’objet de toute machine est de modifier l’action d’un moteur donné,suivant le but qu’on se propose. Cette machine peut modifier l’action dumoteur, ou relativement à sa direction, ou relativement à sa quotité. Lesdifférentes directions que la machine fait prendre à l’action du moteurdépendent de la liaison que la forme même de la machine établit entre lescorps, et se rapportent aux mouvemens purement géométriques, dont lathéorie complète serait si importante. L’auteur donne, dans sa premièreplanche, le tableau de ces mouvemens géométriques les plus usités dansl’emploi des machines. Ce tableau et son explication sont le résumé d’unouvrage plus étendu, déjà publié en 1808, en commun avec MM. Lanxet Betancourt, sous le nom d ’Essai sur la composition îles Machines.
Quant aux modifications que toute machine fait éprouver à l’action dumoteur sous le rapport de sa quotité, en la transmettant aux mobiles quidoivent le recevoir, elles sont du domaine de la mécanique proprementdite, et l’objet spécial du nouvel ouvrage de M. Hachette .
On considère les machines soit dans l’état de repos, soit dans l’état demouvement, ce qui divise la mécanique proprement dite, dont nous ve-nons de parler, en deux parties, la statique et la dynamique.
Le principe des vitesses virtuelles sert à calculer l’effet des machinesdans le cas de l’équilibre, et celui de la conservation des forces vives dansle cas du mouvement. Or, on sait que ces deux principes ne sont, à pro-prement parler, qu’un seul et même principe, envisagé sous deux aspectsditférens.
Mais les machines sont en général plutôt destinées au mouvement qu’au