INTRODUCTION. 7
son ouvrage de 1827, que Papin ne fit que répéter les expé-riences de Worcester, et à la page suivante (traduction fran çaise , année 1828, page 16), on lit : « La nouveauté de cette” construction (celle de Newcomen en i^oS) consiste unique-» nient dans la condensation de la vapeur au-dessous d’un" P lst on bien juste, se mouvant dans un vase cylindrique, ou-» vert par le haut. Il est probable que celle idée a clé empruntée» au projet de Papin, qui date de 1690, d’autant plus que Newco-» men a entretenu à ce sujet une correspondance avec le doc-» teur Hook, auquel le procédé de Papin était bien connu. »
Le véritable antagoniste de Papin est donc le docteur Ro-bison, ami et contemporain de Watt, auteur estimé d’un traitéde physique mécanique en 4 volumes in-8°, imprimé à Edim bourg , en 1822. Le tome 2 de cet ouvrage contient un articlede 184 pages, sur la vapeur et sur la machine à vapeur {Steamengme ), suivi d’un appendice par Watt, et on lit, page 49 de. cetraité, ce jugement aussi sévère qu’il est injuste : Papin n étaitni physicien ni mécanicien. {Ile was neilher philosopher nor meca-nician. )
Les citations inexactes de Robison prouvent qu’il n’avait paspris la peine de consulter ni les Mémoires de Papin, ni les ou-vrages publiés à part en son nom. Il confond les dates des in-ventions et les inventions elles-mêmes. Ainsi il attribue au doc-teur Ilooke le procédé pour dissoudre les os par la vapeur ; ilcite même l’année 1684, comme celle de l’invention du pro-cédé ( page 48 de l’article Steam engine ), et il ne fait pas atten-tion que l’ouvrage de Papin sur le traitement des os par la va-peur est écrit en anglais , sous le titre de New-Digester ; qu’ilest dédié à la Société royale de Londres, et imprimé à Londres en 1681, format in- 4 °- ( Cet anachronisme a été signalé parM. Arago, dans sa notice de Y Annuaire, 1829., Plus loin, pag. 49du même article, il dit que la première publication de Papinsur la machine à vapeur est de 1707 ; que le piston de cettemachine n’est qu’un flotteur ; qu’il n’y a pas de condensation ;que l’air atmosphérique y est comprimé par la vapeur. Cettede rnière assertion est exacte ; on lui accorde même que l’ou-vrage de 1707 était fort au-dessous du mérite de Papin : mais