ÉOLIPYLES.
Ce titre du premier livre, des Forces mouvantes, pourrait fairecroire que Salomon de Caus avait conside'ré les forces appli-quées aux corps en mouvement, et qu’il aurait trouve' lesrapports de ces forces; il n’en est pas ainsi. Ce livre com-prend 88 pages in-folio, dont 6 seulement sont relativesà l’état d’équilibre de la balance, du levier, de la poulie,des roues et pignons dentelés, et de la vis. Le reste du livreest employé pour des descriptions de machines, d’après desdessins et perspectives fort incomplets, gravés grossièrement.Parmi les machines simples dont Salomon de Caus a parlé, leplan incliné ne s’y trouve pas; cependant, dans un ouvrage de1585 , un géomètre hollandais, Stevin , avait trouvé le rapport delapuissance au poids dans le plan incliné. Galilée , dans son Traitéde Mécanique, qui a paru en avait réduit la statique des
machines simples à un seul principe, dont Salomon de Caus n’a pas fait mention. Le mérite du livre des Forces mouvantesconsiste uniquement dans la description de l’appareil à éleverl’eau par la vapeur : malgré l’importance de cet appareil, aucunauteur du siècle de Salomon de Caus ne l’a cité ; il a été tiréde l’oubli par M. Baillet, inspecteur divisionnaire des mines,qui a publié un article sur l’origine des machines à vapeur dansle Journal des Mines, t. XXXIII, cahier de mai i8i3, pag. 32 1.Cependant j’ai trouvé une description de l’appareil de Salomon de Caus dans l’ouvrage du jésuite Gaspard Scliott, qui a pourtitre : Mechanica llydraulico-pneumaiica : cet ouvrage a été' im-primé à Wurtzbourg (Herbipoli), en 1657; il contient 488pages in*4°; et à la page 227, on y trouve la description d’unefontaine à feu : Pyrobolusfons incalescentis per igtiem aeris maquam cxpellens. Cette même fontaine a été citée sans le nomde son auteur, par Kirker, livre ni de l’ouvrage (1646), Arsmagna, et par Horstofferus, In Deliciis.
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