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Histoire des machines à vapeur, depuis leur origine jusqu à nos jours / par M. Hachette
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cupe que 4 pages. Robert Stuart dit que ce travail de S. Mor-land napprend rien sur la forme de son appareil, sur leprincipe ou la nature de son action. Il paraît néanmoins horsde doute que S. Morland a recherché les propriétés physiquesde la vapeur deau, quil a distingué cette vapeur de lair ordi-naire, et quil a estimé sa densité sous la pression atmosphéri-que la deux-millième partie de celle de leau. Quoique ce ré-sultat diffère sensiblement de celui trouvé par les physiciensmodernes, notamment par M. Gay-Lussac , qui sest assuréquun volume deau liquide, à la température de la glace fon-dante , converti en vapeur sous la pression atmosplie'riquemesurée par une colonne de mercure haute de 76 centimètres,devenait dix-sept cents fois plus grand (plus exactement 1698fois). La détermination même approchée de la densité de lavapeur deau est un fait intéressant, non-seulement pour lhis-toire des machines à vapeur, mais pour celle de la physiquegénérale.

Louvrage de Samuel Morland , imprimé à Paris en i685,est un volume in-4° de i53 pages, avec des planches et des ta-bleaux numériques. Le titre est long et pompeux : « Elévation» des eaux par toutes sortes de machines, réduite à la mesure,» au poids, à la balance, par le moyen dun nouveau piston et» corps de pompe, et dun nouveau mouvement cyclo-elliptique,

Samuel Morland . Il nous montra son invention pour écrire, qui nous pa-rut fort ingénieuse, « ainsi que son calendrier de bois, qui lui indiquait les» jours au loucher, et dautres inventions aussi curieuses quutiles, telles» que des moulins, des lampes, etc. Il nous montra en même temps la pompe« quil avait construite pour fournir de leau à son jardin et aux passans;i> elle était ornée dune inscription, et amenait, dune partie bourbeuse deh la Tamise, leau la meilleure et la plus pure. Peu de temps auparavant, il» avait fait enterrer, h six pieds sous terre, pour deux cents livres sterling» (5ooo francs) de musique, disant que cétaient des chansons damour et» des vanités ; il jouait lui-même des psaumes et des hymnes religieux sur» le tuorbe, » ( Journal ,iS oct. i6q5. )

Vers lannée ib84, sir Samuel acheta une maison à Hammersmith , etlon voit, par le registre de la paroisse, quil fut enterré le 6 janvier 1696.

(Note extraite du Traité des Machines à vapeur de. Farting^on, pag. 8,année 18*43.)