ÉOUPYLES. 2g
en rejetant entièrement à l’avenir l’usage d’une manivelle, eten remettant à sa place un autre mouvement, sans comparai-son plus doux, plus uni et d’ailleurs immanquable, pourvuqu’il soit bien accommode'. Cette machine se pourra appliquerà la force, ou des hommes, ou des chevaux, ou du vent, oubien des rivières, ou à quelqu autre force que ce soit, quand ceserait la force de la poudre à canon. La construction de cettemême machine n’est pas de grande dépense, et l’entretienn’est pas considérable en comparaison des autres machinesqui sont en usage.
( Suite du préambule en encre rouge. ) C’est par le moyen decette nouvelle manière de piston, corps de pompe et mouve-ment cyclo-elliptique, que l’on peut aisément et en peu de tempsfabriquer une petite machine, et la réduire à la mesure au poidset à la balance, conformément aux démonstrations oculaires etconvaincantes que j’ai eu l’honneur de montrer au Roi à Saint-Germain, en l’année i683; et cette machine, dont la construc-tion ne montera pas à une grande somme, ni son entretienannuel à dix pistoles ( ioo francs), peut pousser, par la forced’un cheval, tout le produit d’eau de la fontaine de la villed’Avrée, jusqu’au haut du château de Versailles , d’ici à cent an-nées , tout au long du grand chemin , dans un tuyau de plombd’environ sept lignes de diamètre intérieur, et d’environ troislignes et demie ou quatre d’épaisseur. ( Fin de ce qui est écrit enencre rouge. )
Suit la description d’un nouveau corps de pompe et d’un nouveau,piston, —La pompe est aspirante et foulante; le piston, parfai-tement cylindrique, est d’un décimètre plus petit que le corpsde pompe, et se meut dans une boîte à cuir placée à la partiesupérieure du corps de pompe; cette disposition a été consa-crée dans les constructions modernes. D’ailleurs, les figuresjointes à cette description, et dessinées par l’auteur, sont très-bien faites. Le chapitre est terminé par la description d’un mou-vement cyclo-elliptique dont il s’est servi pour la grande ma-chine qu’il a fait faire au château de Maison, en 1684, et quiélevait cent pouces d’eau (environ 2000 mètres cubes en vingt-quatre heures), à la hauteur de cent pieds ( 33 mètres un tiers