EOLIPÏLEs.
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les pistons jouaient dans une boîte à cuir, ce qui était une in-vention utile, dont les mécaniciens modernes ont profité. Maisil s’est trompé, lorsqu’il a avancé qu’à l’avenir on rejetteraitentièrement l’usage des manivelles; il était encore dans l’er-reur, ou du moins dans le vague, lorsqu’il affirmait qu’il élè-verait d’un seul jet une colonne d’eau de plusieurs pouces dediamètre, à mille pieds de hauteur, par une conduite couchcc sur leterrain et suivant toutes ses irrégularités. Cette élévation n’est pos-sible qu’en satisfaisant à deux conditions, dont la première, qu’ila passée sous silence,consiste à éviter les chocs d’une aussi lon-gue colonne d’eau dans la conduite. La seconde condition estde donner à la conduite une pente continue, de manière qu’iln’y ait ni coudes ni courbure en sens contraire dans les tuyauxqui forme cette conduite. Il est à remarquer que dans l’énumé-ration des forces motrices applicables aux pompes de son in-vention , il désigne les hommes, les chevaux, le vent, les riviè-res, la poudre à canon, et il ne dit pas un mot ( année 1684 ) de lavapeur. Cependant Robert Stuart assure que la partie de sonmanuscrit, déposé au Musée britannique, relative à l’emploi decette vapeur, occupe environ 4 pages. N’ayant pas le texte deces pages, je ne puis pas en faire l’analyse: on peut doncseulement conclure des écrits publiés de Samuel Morland , qu’ila trouvé une valeur approche'e de la densité de la vapeur d’eauà ioo°, à la pression atmosphérique, et que de plus il a inventéles pistons dont les tiges jouent dans des boîtes à cuir. D’ail-leurs il n’était ni un géomètre ni un physicien comparable auxsavans, ses contemporains, Boyle, Huygens, Laliire, Denys Papin , etc.
Il résulte de ce qui vient d’être exposé, que les éolipylesétaient connus des anciens ; que les anciens et les modernes sesont servis de ces instrumens pour obtenir des effets mécani-ques par la vapeur d’eau formée sous une pression telle que saforce élastique soit plus grande que celle de l’atmosphère.Nous allons faire voir qu’à partir de l’année 1678, on a imaginéune autre espèce d’appareil, connu maintenant sous le nom dePyrcolophorc, qui avait aussi pour objet d’employer le feu pourcréer une nouvelle force motrice.