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Histoire des machines à vapeur, depuis leur origine jusqu à nos jours / par M. Hachette
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MACHINES A VAPEUR-

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couler leau continuellement. Mais parce que cette manie,peut élever leau quà 3 o pieds, de meme que les pompes as-pirantes , on peut aussi se servir de cette invention pour fairedes pompes refoulantes.

» ÀBCDEF (fig. 8, pl. i ) est un tuyau continu ; la partie ABCtrempe dans leau, laquelle peut entrer dans ce tuyau par lou-verture B, et nen peut pas sortir-, à cause dune soupape quibouche cette ouverture. CDEF sera de telle hauteur et de teldiamètre quon voudra.

» Avec des soupapes C, D, E despace en espace, on mettraen A la quantité de poudre qui sera nécessaire, à peu près selonquelquune de ces manières si sûres et st simples dont se sertdepuis quelques années un de nos amis, pour charger par laculasse les différentes armes à feu de son invention.

» La poudre ayant pris feu, il faudra ou que leau sorte parlorifice F, à quelque hauteur quil soit élevé, ou que les tuyauxcrèvent, ce qui ne peut arriver, puisquon les suppose de cuivre,de fer ou de fonte, et si épais quils pourront résister à laforce de la poudre à canon. » {Fin du passage.)

Dans un autre écrit publié à Paris en 1682 , sous le titre : Ré-flexions sur quelques machines à élever les eaux, labbé Haute-feuille dit :

« Depuis que jai indiqué la méthode de construire des» pompes aspirantes et refoulantes à laide de la poudre à ca-» non, jai appris quon avait fait une expérience du même» genre à lAcadémie royale des sciences , et quon avait employé» ce principe pour lélévation des corps solides. »

Cette expérience avait été effectivement faite par Iluygens,qui avait été appelé à Paris par Colbert . De La Hire , qui devinten 1682 dépositaire dune trentaine de Mémoires de MM. lesmembres de lAcadémie , les fit imprimer à limprimerie royale,en un volume in-folio de 5 18 pages , dont limpression ne futterminée quen iûg 3 . On trouve, pag. 820 et 32 1 de ce Recueil,larticle de Huygens (1), sur sa nouvelle machine.

(1) Ce même article, traduit en latin, se trouve dans le recueil des ou-vrages de Huygens, rnis en ordre par Sgravesande ( Cnrisltani Fngenii