MACHINES A VAPEUR. 55
retrouveraient ainsi en e'tat de mouvoir le même axe de lamanière pre'ce'demment décrite. D’ailleurs , un seul fourneauet un peu de feu suffiraient pour élever successivement tousles pistons. Mais on objectera peut-être que les dents destiges engrenées dans les dents des roues, exerceront surl’axe des actions en sens inverse quand elles descendront etquand elles remonteront, et qu’ainsi les pistons montans con-trarieront le mouvement des pistons descendans, et réciproque-ment. Cette objection est sans force. Tous les mécaniciens con-naissent parfaitement un moyen par lequel on fixe à un axedes roues dentées qui, mues dans un sens, entx-aînent l’axe avecelles, et qui, dans l’autre sens, ne lui communiquent aucunmouvement, et le laissent obéir librement à la rotation oppo-sée. La principale difficulté' est donc d’avoir une fabrique oùl’on forge facilement ces grands tubes, comme on l’a dit en dé-tail dans les Actes des Erudits, du mois de septembre 1688. Etcette nouvelle machine doit être un nouveau motif pour accé-lérer cet établissement, car elle démontre clairement que cesgrands tubes pourraient être appliqués très-commodément àplusieurs usages importans. ( Fin du Mémoire de Papin.)
Ce Mémoire de Papin a été publié en français par lui-même,dans un ouvrage fort rare (1) , qui a pour titre : 1
« Recueil de diverses pièces touchant quelques nouvelles>> machines; à Cassel, i6g5, in-12, de 164 pages et 3 plan-» ches. »
Le même ouvrage fut publié la même année i6q5,à Mar-bourg, en langue latine, sous le titre : Dionysii PapiniFasciculusdissertationum de quibusdam machinis physicis, etc. ; année i6g5.
L’analyse de cet ouvrage se trouve dans les Transactionsphilosophiques, volume 23, mars 1697, numéro 226, page 481.Partington a cité cette analyse dans son Traité des Machines,page 11. Voici la traduction de la partie de cette analyse qu’ila rapportée :
« Après avoir fait allusion aux inconvéniens que présente la