MACHINES A VAPEUR. 5<J>
opportun. Pour que les parois du vase S soient entièrementmouille'es, on fait couler l’eau du re'servoir E entre ce vase etune enveloppe extérieure (ponctuée sur la fig. 12), qui en esttrès-rapprocliée.
Telle est la machine qui élevait par minute, dit RobertStuartd’après Switzer,52 gallons d’eau à la liauteurde 55 pieds,ce qui revient à un effet dynamique d’environ 200 unités parheure ( chaque unité de mille kilogrammes élevés à 1 mètre ).La dépense en charbon, pour produire cet effet, était au plusde 8 boisseaux par 24 heures, ou d’un tiers de boisseau decharbon, pesant 22 kilogrammes, en une heure. Cette consom-mation est environ quintuple de celle qui se fait actuellementdans les machines à double effet de Watt. ( Comme le bois-seau de Londres ne pèse que la moitié de celui de Newcastle,et qu’on ne les distingue pas dans la citation de M. Stuart, ilserait possible que le rapport des dépenses du charbon fûtseulement de 1 à 2 | pour les mêmes effets dynamiques.)
Quoiqu’il y eut une grande perte de vapeur dans les ma-chines de Savery, néanmoins, à l’époque où il les a établies, ily avait une grande économie à les substituer, comme force mo-trice , aux chevaux que l’on employait pour l’épuisement deseaux dans les mines.
Observations sur la machine à vapeur de Savery.
Huygens et Papin avaient proposé un moteur universel,c’est—à—dire un piston mis en mouvement par la pression at-mosphérique et communiquant le mouvement à tel systèmede corps que l’on veut. Savery réduit la machine à vapeur à11’être qu’un moteur particulier , uniquement destiné à éleverl’eau. Néanmoins, pour résoudre cette question particulière,il a imaginé des dispositions qui 11e se trouvent pas dans l’ap-pareil de Papin; la première consiste à séparer la chaudière duvase qui reçoit la vapeur à condenser ; la seconde, à refroidir cevase extérieurement par le contact d’une couche d’eau froidequi se renouvelle. C’est ainsi qu’il a obtenu la continuité dansla production et la condensation des vapeurs. Par cette con-