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Histoire des machines à vapeur, depuis leur origine jusqu à nos jours / par M. Hachette
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8;) MACHINES A VAPEUR.

lus quantités deau évaporées à diverses pressions. Cette pro-position fut accueillie par le Conseil, qui autorisa la de'pensene'cessaire ; elle est consignée dans le Bulletin de la Société,page 385, caliier de décembre 1818. En avril 1819, M. Clémenta communiqué le résultat des expériences quil venait de faireà Jouy, sur une chaudière de la manufacture Oberhampf II atrouvé, ainsi quil la dit dans son Mémoire daoût 1819, quelon dépensait la même quantité de chaleur, pour évaporer unpoids déterminé deau, quelle que soit la pression de la vapeurau moment elle sort de la chaudière.

Cette proposition étant admise, il est facile de voir quil yaura économie à détendre la vapeur avant la condensation ; car, ensupposant quon ait dans un cylindre un volume de vapeur àla pression dune atmosphère, ce volume ne pourrait être ré-duit, sous une pression de plusieurs atmosphères, que par uneforce qui abaisserait un piston placé dans le cylindre ; il estévident que lon gagne cette force, lorsquon produit la vapeurdirectement dans la chaudière, sous la pression de plusieursatmosphères, puisque, a poids égal, cette vapeur comprimée,qui est équivalente à un ressort fortement tendu, ne coûtepas plus en combustible que la même vapeur dilatée. Maisplus la vapeur est comprimée, plus le frottement de la garni-ture du piston contre les parois du cylindre doit être considé-rable, autrement la vapeur passerait entre cette garniture et lasurface intérieure du cylindre. O11 a observé que, dans les ma-chines à vapeur à petites dimensions, on perd en grande partiepar les frottemens, ce quon gagne par la détente de la vapeur.

En général, lemploi dune vapeur élevée exige des chau-dières quil faut renouveler plus souvent, des mécanismes pluscompliqués et plus difficiles à entretenir en bon état; cestpourquoi un grand nombre de manufacturiers préfèrent lesmachines de Watt à vapeur ordinaire, aux machines à hautepression de Woolf, plus sujettes aux chômages, aux fracturesdes bouilleurs, et aux explosions des chaudières, qui sont leplus souvent occasionées par la nécessité dintroduire leau dansces chaudières, au moyen de pompes foulantes, dont le jeu in-térieur nest pas soumis à une surveillance continuelle.