machines a vapeur. 97
leur emploi à certaines mesures de sûrete', consulta l’Acadé-Juie des sciences sur les moyens qui, sans entraver le dévelop-pement de l’industrie, seraient les plus propres à prévenir lesaccidens funestes que peut occasioner l’explosion des chau-dières.
Une ordonnance royale (i) prescrivit comme obligatoires lesmesures de sûreté proposées par l’Académie , et qui consis-taient :
i° Dans l’essai préalable de la résistance des chaudières des-tme'es à supporter un effort intérieur de plus de deux atmo-sphères ;
2 ° Dans l’application d’une soupape grillée chargée d’un poidsconvenablement déterminé et qui ne peut être dépasse';
3° Enfin, dans la construction d’un mur d’enceinte, ayantpour objet d’amortir les effets des explosions que l’on n’auraitpu éviter. Mais à ces précautions, l’ordonnance en ajoute uneautre qui avait été proposée (au conseil d’Etat, si nous ne noustrompons ) par des personnes étrangères à l’Académie ; cetteprécaution consistait dans l’emploi de rondelles métalliquesfusibles à des températures qui surpassent de io à ao degrésles températures correspondantes à l’élasticité de la vapeurdans le travail habituel de chaque machine.
L’exécution de ce dernier article suppose, comme on le voit,la connaissance des températures qui correspondent aux ten-sions de la vapeur supérieure à une atmosphère. Or, la sciencene possédait pas alors cette connaissance, et les ingénieurschargés de surveiller la construction des machines n’avaientpour se guider que quelques mesures assez discordantes surles températures qui correspondaient aux élasticités comprisesentre une et huit atmosphères. Pour les pressions plus fortes,on n’avait aucun résultat d’expériences directes, ni aucunethéorie qui put y suppléer. L’autorité, informée de l’obstaclequi s’opposait à l’exécution entière de l’ordonnance, s’adressade nouveau à l’Académie .
(i) T)u 29 octobre 18a!).
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