MACHINES A VAPEUR. l4$
dajas sa séance générale du 16 décembre 1829, qu’elle accorde-cait deux prix ( 1 ), chacun de 12000 francs : l’un pour celui quiperfectionnera et complétera les moyens de sûreté qui ont étéemployés ou proposés jusqu’ici contre les explosions des chau-dières des machines à vapeur et des chaudières de vaporisa-tion, ou qui en indiquera de meilleurs; l’autre, pour celuiqui trouvera une forme et une construction de chaudière quiprévienne ou qui annulle tout danger d’explosion.
(1) Les prix proposés par cette Société', pour les années i83i et i83a,sont au nombre de quatorze, et s’élèvent à la somme de 94000 francs.MM. d’Arcet et Hachette ont fait la proposition d’accorder le prix de3ooo francs pour la fabrication des bouteilles destinées à contenir des vinsmousseux ; le programme du prix pour la meilleure construction des chau-dières de vaporisation a été rédigé par M. Baillet, inspecteur divisionnairedes mines : 011 trouve tous les programmes réunis dans une brochure in-/j,de 68 pages, imprimée par ordre de la Société, et distribuée en janvier 183o.
Post-scriptum. 19 février i83o. On allait imprimer la dernière feuillede cet opuscule, lorsque j’ai eu connaissance de l’article suivant :
«Une traduction de l’ouvrage de Héron ( voy. page 9), fut pn-» bliée en 1606 par Baptiste Porta, Italien . Il répète les inventions de«Héron, et il ajoute la sienne propre, qu’il explique par la figure A« (pl. 2), qui est une copie conforme à l’original, à l’exception qu’on a» omis le fourneau destiné à chauffer l’eau dans le bouilleur a. Le longa col de ce bouilleur traverse le fond du vase clos b. On a scellé sur le» couvercle du même vase b un syphon c, dont une branche descend à une« petite distance du fond. Quand le feu est allumé sous le bouilleur a , la« vapeur s’élève dans le vase b, presse la surface de l’eau qu’il contient, et» la force à monter par le syphon c, d’où elle sort en jet. »
Cet article est imprimé dans le Quaterley-Journal, cahier d’avril-juin.Londres , 1829, page ^27.
La traduction du livre de Héron (Spiritalia), par B. Porta, n’est pasconnue à Paris ; on a de cet auteur deux ouvrages sur le même sujet, quiont pour titres : J. Bapt. Porter, Pfeapolitafii, Pneumaticorum, libri très.JVcapoli, 1601. — I. Tj libri de Spirilali Cioe cYInalzar aqui per forza &àelltdria , 1606. Une personne digne de foi m’a assure' que ce second ou-vrage conienail l'appareil dessiné (fig. A, pl. 3); ce qui confirmerait ceque j’ai avancé page 22, que les anciens ont pu connaître des effets méca-niques de la vapeur d’eau, avant de savoir qu’il existait un gar. aqueux.
FIN.
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