DES MACHINES ET DES MOTEURS.
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de bois sec est capable d’élever d’un degré la température de7050 lilogr. d’eau, ou, ce qui est la même chose, d’élever à 7050"un kilogramme d’eau pris à zéro. D’après cela, on sera à même decalculer le poids d’une espece déterminée de combustible qui seraitcapable d’élever à une température donnée un poids donné d’eau.On remarquera, d’ailleurs, qu’à poids égal,
1° Les bois donnent en général la même quantité de chaleur,quelle que soit leur espèce : charme, saule, chêne, etc.;ce qui tientà ce qu’ils renferment la même proportion d’eau et de charbon ;
2° Que les bois ne donnent que moitié environ de la quantité dechaleur des charbons ;
S° Que la bonne houille, le coke et le charbon de bois donnentà peu près la même quantité de chaleur.
Les résultats qui précèdent ne peuvent être obtenus en pratique.Dans les foyers ordinaires les mieux construits, on compte seule-ment sur les deux tiers des résultats ci-dessus, et sur la moitié dansles cas des foyers de chaudières à vapeur, parce que, dans ce derniercas, l’enveloppe du foyer se refroidit, ou perd sans cesse de la cha-leur, et que la fumée en enlève elle-même. Les briques ordinaires,le charbon pilé peu carburé, l’air, ont la propriété d’être mauvaisconducteurs ou de retenir la chaleur dans le foyer ; mais ils enlaissent toujours passer un peu. On a, de plus, observé qu’un kilo-gramme de charbon exige, pour être brûlé, dix mètres cubes d’airatmosphérique à la température et à la pression moyennes, maisqu’en pratique il faut compter sur vingt mètres cubes, et même surtrente, pour que la combustion soit complète; que le volume desgaz, qui sont les résidus de la combustion, reste le même que celuide l’air fourni, à la différence près apportée "par la température dela cheminée; qu’enfin la chaleur développée par les combustiblesest la même dans une combustion lente que dans une combustionrapide. Il résulte aussi des expériences de MM. Clément et Desormes,que la capacité de l’air pour la chaleur est 0,25 de celle de l’eau;ainsi, l’unité de chaleur pourra élever 4 kilogr. d’air d’un degré,ou un kilogramme d’air de 4 degrés. Ces données supposent qu’àpoids constants, les capacités de l’air et de l’eau, pour le calorique,restent les mêmes dans les divers degrés de température; ce quiest sensiblement vrai.
178. Quantité de chaleur contenue dans un poids donné de vapeur