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Tome premier.
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4'd

être, imposé cette diminution îles fûts. 11 observe encore que les blocsintermédiaires, les chapiteaux portant la plate-bande, semblent écraserles colonnes de leur masse; il leur laisse leur forme carrée dans la partiesupérieure, là 0(1 elle satisfait à un besoin de solidité, et les taille par-dessous de manière à passer du fût de la colonne au tailloir carré parune courbe. L’artiste cependant n’est pas encore satisfait, les colonnesparaissent plates en face de la lumière, molles et indécises dans l’ombre;il recoupe longitudinalement dans la hauteur de leur lut des pans droits,puis bientôt il creuse ces pans et forme ainsi des cannelures assez pro-fondes pour accrocher la lumière oblique sur les arêtes, pas assez pourque ces arêtes puissent offrir un obstacle et blesser les gens qui passentle long des colonnes. La lumière du soleil, en répétant ainsi sur chacunde ces fûts une série de lumières et d’ombres longitudinales, leur rendl’importance qu’ils perdaient lorsqu’ils n’étaient que coniques. Son sen-timent lui indique d’ailleurs que pour faire comprendre à l’œil la valeurque doit prendre une forme, il faut répéter les lignes principales de cetteforme, comme le sentiment du musicien lui indique que pour faire com-prendre une phrase principale il faut qu’elle revienne plusieurs fois dansson chant : or, la ligne verticale clc la colonne prend d’autant plus d’im-portance que cette ligne se reproduit sur sa surface. Cependant l’artistesait qu’il suffit de se faire comprendre, mais qu’il doit éviter de fatiguerles sens par une insistance exagérée ; il ne creuse sur les fûts de sescolonnes que le nombre de cannelures nécessaire pour produire l’effetqu’il veut obtenir. Les colonnes, leurs chapiteaux et les plates-bandesposés, l’architecte, ainsi que je viens de le dire, n’a plus que faired’employer de grands matériaux ; il peut sur l’architrave de son templeplacer des carreaux de pierre de dimension médiocre, il n’y manque pas.D’abord, au-dessus de chaque joint de cette architrave couronnée parun filet et au milieu de chaque entre-colonnement, il place des blocs isolésentre eux afin de peser le moins possible sur l’architrave. Mais il estCrée : il veut que sa combinaison judicieuse soit évidente, comprise detous ; alors sur la face extérieure de chacune de ces pierres posées entrel’architrave et la corniche, qui forment comme autant de petits piliersisolés, il taille un triglyphe, c’est-à-dire qu’il creuse sur leur face vuedes canaux verticaux qui, d’après son sentiment, indiquent une piècequi porte charge , et son sentiment est d’autant plus vrai, son raisonne-ment juste, qu’il a procédé de la même manière lorsqu’il s’est agid’indiquer la fonction de support vertical de la colonne. Le triglypheest encore un support vertical, et il l’indique nettement.

L’arciitecte grec possède les qualités ouïes faiblesses du raisonneur ;

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