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Tome premier.
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I (K’)

aux édilices religieux, comme le plus majestueux, parce qu’il était leplus riche. Mais l’exiguïté de la plupart des temples grecs ne convenaitguère au génie romain, qui, dès les premiers temps de l’empire, couvraitses villes d’édifices immenses ; il exagéra les dimensions données àl’ordre corinthien grec. If architecte romain, éminemment constructeur,en empruntant les ordres aux Grecs, laisse percer son génie particulier.Les colonnes grecques sont le plus souvent formées de tambours depierre ou de marbre, superposés avec un soin extrême; car le Grecraisonnait assez juste pour comprendre qu’une colonne indique, par safonction, un monolithe. Si les moyens mécaniques en usage chez lui nepermettaient pas d’extraire, de transporter et d’élever des blocs d’unedimension très-considérable, il suppléait à cette insuffisance par la recher-che dans l’exécution , d’ailleurs, lorsque les matières employées par luiétaient grossières, il les revètissait, ainsi que nous l’avons dit, d’un stucfin, coloré, qui donnait, s’il le jugeait nécessaire, à un assemblage depierres l’apparence d’un corps homogène. L’architecte romain donctaille sa colonne dans un seul bloc de pierre, de marbre ou de granit.Prenant l’ordre corinthien, dont le fût est proportionnellement plusgrêle que celui de l’ordre dorique, et donnant à sa colonne des dimen-sions considérables, il était naturellement entraîné à faire de ce fût unmonolithe. La colonne dorique grecque n’a pas de base, les colonnesionique et corinthienne en possèdent ; mais ces bases n’ont pas deplinthe carrée : leurs tores circulaires reposent directement sur le sol.Le Grec n’eût certainement jamais imaginé de placer au pied d’unecolonne un corps possédant des arêtes vives, embarrassant le passageet pouvant blesser les pieds des personnes qui entraient sous les portiques.Le Romain met bientôt une base à toutes les colonnes des ordres qu’iladopte; cette base possède une plinthe carrée. 11 lui faut une cale soussa colonne monolithe ; elle lui est indispensable pour asseoir ce blocénorme. Cette cale , il la fait voir, il lui donne un empattement considé-rable. Il trouve l’ordre dorique grec trop simple, froid. Le soleil estmoins brillant en Italie que dans l’Attique et la Sicile : il ajoute unemoulure au tailloir de son chapiteau ; il remplace les fines gravures, leslistels déliés de la gorge du chapiteau dorique grec par une astragalesaillante. Ces profils grecs si délicatement étudiés et tracés par le senti-ment de l’artiste, ce tore du chapiteau dorique dont la courbe ne peut,être géométriquement définie, il le remplace par’un tore don la courbeest donnée par un quart de cercle. Ses architectes n’ont pas le loisir dechercher la pureté d’un contour, ses tailleurs de pierre n'ont pas detemps à donner à ces raffinements : il est bien plus court de tracer un