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Tome premier.
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grec, qui est d’un grand intérêt et qui n’a certainement point été arrangépar les latinistes de la renaissance, car ceux-ci ne connaissaient pointou connaissaient trop incomplètement les temples grecs pour avoir faitces remarques. Ce passage est intéressant à ce point de vue qu’il nousindique"que, du temps d’Auguste, un architecte romain donnait à cer-taines dispositions adoptées par les Grecs, et dont nous avons précédem-ment parlé, une raison toute romaine et nullement grecque : que déjàles lois de la symétrie paraissaient impérieuses.

Voici la traduction de ce passage 1 :

« Plusieurs anciens architectes ont nié que l’ordre dorique fût propre« aux temples, sur ce qu’il présente des inconvénients et des embarras« pour la symétrie. Tarchéus et Pythæus l’ont nié, aussi bien qu’ITer-« mogènes ; car celui-ci, ayant à sa disposition un grand approvisionne-« ment de marbres pour bâtir un temple d’ordre dorique à Bacchus,« changea ses projets et le fit d’ordre ionique. Ce n’est pas que l’aspect« du dorique ne soit beau ou manque de majesté, mais parce que la« disposition des triglyphes et des intervalles entre eux est gênante« dans l’exécution. Car il est nécessaire que les triglyphes se rapportent« sur les milieux des colonnes et que les métopes qui se réservent entre« les triglyphes soient aussi hautes que larges ; cependant les triglyphes« que l’on place aux angles ne peuvent se trouver au milieu des colonnes.« Ainsi les métopes qui sont proches des triglyphes d’angle ne peuvent« être carrées, mais oblongues, et portant chacune en largeur une« demi-largeur de triglyphes. Ceux qui veulent obtenir sur toute la frise« des métopes égales doivent nécessairement diminuer le dernier entre-« colonnement de l’angle d’une largeur égale à la moitié de la largeur« d’un triglyphe. Or, soit qu’on élargisse la métope, soit qu’on diminue« la largeur du dernier entre-colonnement, cela est défectueux. C’est.« pour cette raison de symétrie que les anciens ont évité de se servir de« l’ordre dorique dans les édifices sacrés. »

Je ne pense pas que ce soit là le véritable motif qui ait fait préférer,dans certains cas, l’ordre ionique à l’ordre dorique chez les Grecs, maisbien plutôt le désir incessant de ce peuple de chercher de nouvellescombinaisons, de s’affranchir de la routine, d’introduire des progrès entoutes choses : ce besoin du mieux qui les conduisit bientôt à l’affectation,et, par suite, à la décadence. Yitruve me semble se tromper lorsqu’ildit que ce fut pour rendre les métopes égales entre elles que les archi-tectes grecs ont donné aux entre-colonnements voisins de l’angle, dans

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