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Tome premier.
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Ql ATHIKME li.MUKTlE.V.

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magistrats après lui suivirent son exemple, et bientôt, les Romainsconstruisirent des bains publics et particuliers à l'imitation de ceux desGrecs.

Sous les empereurs, ces édifices étaient nombreux et la plupartd’entre eux réunissaient dans leur enceinte, non-seulement des piscineset salles destinées aux bains chauds et froids, mais des gymnases, dessalles d’assemblées, des bibliothèques, des jardins, des promenoirs, toutce qui contribuait à satisfaire les sens et l’esprit. Chacun pouvaitprendre des bains et circuler partout dans ces établissements, moyen-nant une faible rétribution. On comprendra facilement que, dans uneville populeuse, ils durent être, quelque nombreux qu’ils fussent,toujours remplis. Beaucoup de Romains passaient la plus grande partiede leur journée dans les thermes. Sous les Antonins, Rome possédaitdéjà trois immenses établissements de ce genre, ceux d’Agrippa, ceuxde Titus et ceux de Caracalla .

Plus tard, Dioclétien et Constantin en bâtirent à leur tour. Or uneville entière pourrait être renfermée dans l’enceinte de chacun de cesthermes; et si nous examinons leur plan, nous n’y trouvons nulleconfusion, aucune place inutile ou perdue, partout l’ordre, la traced’un programme bien rempli, des distributions simples, mais adroite-ment coordonnées en vue de la satisfaction des besoins. Analysonsd’abord ce programme. I ne place à l’entrée, pour permettre auxallants et venants de circuler facilement; donnant sur la place, descellules pour ceux qui venaient prendre des bains de santé sajis vouloirse mêler à la foule ; des chambres pour les femmes qui, venant dudehors et n’entrant pas dans l’enceinte de l’établissement, pouvaientprendre des bains à certaines heures. Ces cellules, en nombre considé-rable, sont précédées chacune d’une antisalle dans laquelle on laisseses vêtements aux mains des esclaves. I n portique permettait d’entrerdans ces chambres et d’en sortir à couvert.

Dans l’enceinte même des thermes, un jardin rafraîchi par desfontaines, garni de bancs, d’exèdres pour les personnes qui veulent sereposer et causer ; des pièces ouvertes pour les rhéteurs, les philosophes.De grands promenoirs découverts pour ceux qui veulent prendre del'exercice en dehors de la circulation du public ; des salles ferméespour les discussions académiques ; des palestres ou gymnases décou-verts où l’on s’exerçait à divers jeux ; des salles de cours {académies)fermées et couvertes ; des portiques pour les directeurs des exerciceslorsqu’ils voulaient se soustraire au bruit des palestres ; des magasinspour renfermer le sable destiné aux lutteurs, les huiles, le linge, le