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Tome premier.
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SEPTIÈME ENTRETIEN.

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réuni ces tours et fait passer devant leurs parements une haute galerie àjour, très-utile à la circulation, composée de grandes colonnes mono-styles et d’une riche arcature, le tout terminé par une corniche ferme,saillante et une balustrade qui rappelle encore là l’échelle humaine etrend à cettè galerie sa hauteur réelle. L’architecte a donc, par cet arti-fice, sauvé la transition entre le plein et le vide. Dans le créneau restantentre les deux clochers, la galerie, se découpant sur le ciel et sur lepignon de la nef élevé en arrière des clochers, évite la sécheresse deslignes produites par le vide; elle est comme un passage entre une massepleine et le ciel. Devant les deux tours, elle élude la difficulté de poserdeux corps détachés sur un corps plein, elle fait que l’œil ne peut serendre compte exactement du point où, d’une seule ordonnance, l’édificepasse à deux ordonnances séparées. Cette galerie, fait de la façade deNotre-Dame de Paris un tout homogène au lieu d’une façade sur la-quelle on a planté deux tours. Formant portique entre les contre-fortsau droit des travées, elle devient pleine en façon de placage sur les pare-ments de ces contre-forts; mais c’est là encore où l’artiste a fait preuved’un goût sûr et d’un sentiment profond de l’effet. Il ne fallait pasamaigrir les contre-forts pnr une décoration qui détruisît leur masse, etil fallait, sous peine de rompre l’unité horizontale de la galerie, les relierintimement avec elle. Il fallait songer aux angles de ces contre-forts qui*se découpent en silhouette sur le ciel ; il fallait leur donner un couron-nement, puisque cette galerie sert de communication supérieure autourdes clochers. 11 fallait encore que les piliers de ces clochers ne parussentpas sortir de la galerie comme un hors-d’œuvre sans liaison avec elle.Toutes ces conditions à remplir présentaient des difficultés sérieuses,d’autant que c’était là le point de la façade qui, par sa position et sonimportance, devait attirer l’attention. Voici donc, figure 18, commentl’architecte de Notre-Dame a su résoudre ces difficultés.

Que l’on examine avec attention l’appareil d’abord, on verra que lescolonnes monostyles nettoient, dirai-je, les angles; quelles coupentheureusement la construction horizontale des contre-forts en la laissantvoir cependant ; que l’arcature à jour entre les contre-forts est richementdécorée, qu’elle prend de la fermeté sur ces contre-forts et participe àleur structure ; que les angles au-dessus des chapiteaux s’épanouissenten une sorte de végétation qui conduit l’œil jusqu’à la forte saillie de lacorniche, nécessaire pour obtenir un passage ; que cet épanouissementdes angles accuse un couronnement; qu’enfin, pour éviter la froideurdes retours des balustrades et leur brusque ressaut sous les piliers destours, pour obtenir une transition entre ces saillies et ces retraites, des