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Tome premier.
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KNTRKTIKNS SDH l’aIICHITECTUKE.

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suivant scrupuleusement les hauteurs d’assises ; 3° en prenant toujourspour point de départ l’épannelage le plus simple de la pierre: c’est-à-dire en perdant le moins de matière possible, parce que la matière estprécieuse, puis, parce qu’elle coûte d’autant plus cher qu’on en recoupeun volume plus considérable. Jamais un profil saillant ne fait partie d’unparement comme cela se voit trop souvent dans l’architecture romaine.Le Romain, ligure 30, faisant apporter des pierres de la carrière telles

qu’on les trouve, voudra tailler un bandeau ; il tracera le profil A, laisserales lits en G et perdra tout l’évidement B ; l’architecte du xn 8 siècle, figure30 bis, laissera son bandeau dans une assise basse A, ayant les lits en B,perdra en traçant son profil le moins de place possible, et n’aura pas d’é-videment à faire. Cette règle est absolue, ne souffre aucune exception;il suffit d’examiner quelques monuments de cette époque pour le recon-naître. On conviendra que ce judicieux emploi de la matière dans l’archi-tecture est une qualité. Quand je regarde la basilique des Géants,d’Agrigente , et que je vois que non-seulement les colonnes engagées exté-rieures, les piliers intérieurs et même les grandes cariatides ne sontcomposées que d’assises de pierres avec quantité de joints verticaux; queles matériaux dans cet édifice ne sont, par rapport à la dimension de lasalle, que des moellons, je suis bien forcé de me dire que les Grecs ontvoulu avant tout obtenir des formes reconnues belles chez eux, sans s’in-quiéter des moyens dont ils disposaient. J’admets qu’ils ont revêtu cettestructure d’un stuc posé pour dissimuler ce désaccord entre la construc-tion et l’apparence; j’admire la forme, je me place à leur point de vue, etme garderais de les blâmer ; mais, cependant, si je vois un édifice danslequel l’architecte a su obtenir des formes belles aussi, en les soumettantà la structure ; si je m’aperçois que cette structure et la nature de la ma-tière employée ont réagi sur la forme, j’admire aussi, et mon esprit estsatisfait. Bien mieux, je me dis : si les Crées avaient admis ces derniersprincipes, il est probable qu’ils auraient été entraînés à faire ce que nosartistes ont fait, car leur manière de raisonner est la même; partant de