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Tome premier.
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382 ENTRET1EXS SUIl L’ARCHITECTURE.

ne demandaient pas mieux ; de sorte que l’œuvre de sculpture restaitou incomplète ou grossière ; il ne s’agissait plus d’ailleurs de la ciselerentre des lits, c’était une besogne courante ne tenant plus compte del’appareil, taillée sur l’édifice comme en plein bloc.

Peu à peu cette école des sculpteurs, si brillante pendant le moyenâge et encore pendant la première moitié du x\T siècle, s’affaiblit,perdit le sentiment de l’art monumental et tomba dans le métier. Lestypes inspirés de l’art antique et des traditions françaises, si gracieux,si purs même souvent, au commencement de la Renaissance, s’abâtar-dirent, ne furent plus que des poncifs indécis, sans style et sans carac-tère. En reprenant une certaine vigueur, une nouvelle jeunesse, sous lafin du règne de Henri IV et sous celui de Louis XIII , l’architecture sutimposer à ses exécutants, appareilleurs, tailleurs de pierre et sculpteurs,plus d’étude, de soin et de respect pour les choses d’art. Mais, pendantcette période, il semble que l’effort principal des architectes se soitporté sur les décorations intérieures.

Par le fait, la Renaissance n’avait pas donné à l’architecture intérieurecivile une physionomie bien caractérisée ; ou elle continuait à suivre leserrements du siècle précédent, ou elle se livrait à des compositionsmixtes dans lesquelles on reconnaissait la main d’artistes habiles, degens de goût, mais qui manquaient d’ensemble et surtout de grandeur.Le beau temps de la Renaissance avait duré si peu, avait été suivi detant d’agitations, de désastres, qu’à peine si les princes ou les richesparticuliers avaient eu le temps de compléter les résidences qu’ils fai-saient bâtir; à plus forte raison n’avaient-ils pu les décorer entièrementà l’intérieur, et les artistes, à travers tant de troubles et d’interruptions,auraient eu grand’peine à adopter un art complet applicable aux salles,appartements ou lieux de réunion. Il faut bien reconnaître que, si onpeut modifier un système d’architecture quand il s’agit d’extérieurs, defaçades, la tâche devient plus difficile lorsqu’il faut, en quelques années,adopter un nouveau mode d’appropriation et de décoration des édificescivils ou des habitations à l’intérieur, c’est-à-dire changer les habitudes,les goûts journaliers, le milieu de toute une société. Tel seigneur, quidemandait à son architecte de lui accommoder les façades de sa rési-dence à Y an tique, eût trouvé mauvais souvent qu’on lui arrangeât sachambre ou la salle de son palais de façon à changer ses habitudesjournalières. Ce sentiment bien naturel nous fait comprendre pourquoiles plans des châteaux de la Renaissance conservent, dans leurs distri-butions intérieures, toutes les dispositions du château du xv c siècle.

Mais, après les guerres de religion, le calme étant à peu près rétabli