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Tome premier.
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NEUVIÈME EiYI'KETlEX.

collatéraux, qui s’inscrira dans un triangle équilatéral donnera uneproportion d’ensemble satisfaisante. S’il s’agit de percer des joursdans ce pignon et que ceux-ci soient disposés de telle manière qu’ilss’inscriront dans des triangles équilatéraux, on fera que ces vides serontd’une proportion heureuse par rapport à cette façade. L’œil instinctive-ment tracera les ligues cia!b, ca'd , acd, e'a'f sans les trouver coupées pardes vides, mais, au contraire, jalonnées par ceux-ci ; et ce besoin de l’œilsera comme toujours d’accord avec les règles de la stabilité. Les Grecsn’ont pas ignoré ce principe simple. Ainsi (figure 3, si nous prenonsl’ordre du temple de Corinthe (voyezle tracé A), nous voyons que letriangle équilatéral dont le sommet est posé sous l’axe du tailloir en afait tomber ses deux autres angles sur l’axe des deux colonnes à droite

et à gauche à leur pied, en bf. Les Doriens ont-ils voulu obtenir une pro-portion plus svelte (voir le tracé B), comme dans l’ordre du temple de laConcorde à Agrigente , ils n’ont pas fait déborder les angles du triangleéquilatéral sur la ligne externe du fût de la colonne; ou bien, s’ils ontprétendu donner plus d'ouverture aux entre-colonnements, comme dansl’ordre du temple d’Egine (voirie tracé D), ils ont pris, non le dessous,mais le dessus du tailloir pour poser le sommet du triangle équilatéral.

Non-seulement le triangle équilatéral est pris comme générateur deproportions, mais aussi la pyramide à base carrée, dont la section verti-cale, faite du sommet, parallèlement à l’un des côtés de la base, donneun triangle équilatéral. La coupe de cette pyramide, faite sur l’une desdiagonales de la base, donnera le triangle cde (voir le tracé G); or, cetriangle s’applique à quelques ordonnances des monuments anciens del’Égypte, et notamment au portique du temple de Khons à Karnac (20 e dynastie), ainsi que le fait voir notre figure.