neuvième entkktiux. /l/j3
les tores e, les cavets f, rappellent le galbe des moulures grecques. Enexécution, ces profils sont tracés pour la place qu’ils occupent et lafonction qu’ils remplissent ; mais la lumière étant moins belle dans nosclimats que sous le ciel de la Grèce et de l’Italie , ces profils sont plusrefouillés, comptent moins sur la clarté des reflets, répètent plus fré-quemment ces traits noirs qui accusent les saillies. Les monuments dumoyen âge étant plus grands, les profils placés plus haut, il fallait aussitenir compte de leur éloignement de l’œil. Pour les bases, l’analogie esfplus frappante encore.
Yoici (fig. 21) quelques profils de bases grecques '. Ces profils sontévidemment tracés pour être vus de haut en bas. Ils s’étalent sur le sol,conduisent l’œil de la ligne verticale au plan horizontal et ne sont accen-tués que par des scoties fines a, ou des noirs donnant des ombres vivespour dessiner les tores. On observera, comme dans le profil E, le toresupérieur s’aplatit dans sa partie inférieure pour dégager le filet b. Onremarquera aussi le galbe du tore inférieur c du profil G, dont nousdonnons le tracé sur une plus grande échelle en d. Prenons maintenantdes profils de bases de colonnes du xn e au xnr siècle en France (fig. 22) ;mais d’abord nous devons tracer le profil d’un tore de chapiteau doriquegrec retourné. Nous donnons en A celui des chapiteaux du temple deMétaponte . Le tore inférieur des bases des colonnes du tour du chœurde la cathédrale de Paris , tracées en B, reproduit exactement le galbedu chapiteau dorique de Métaponte , galbe obtenu au moyen de trois arcsde cercle. Le filet double a du chapiteau est même conservé en a' dansla base, seulement il est simple. Le tore supérieure de cette base B estlégèrement aplati à la partie supérieure, comme dans la plupart desprofils grecs (fig. 21). Quant aux profils CC', provenant des colonnesdu clocher vieux de Notre-Dame de Chartres , ils rappellent singulière-ment les profils grecs BE de la figure 21. Le profil G provient d’une desbases des colonnes du chœur de l’église abbatiale de Vézelav 3 .
la nef (le l'église de Vézelay (corniches ou plutôt tailloirs saillants des chapiteaux intérieurs),l.es profils B proviennent du vieux clocher de Notre-Dame de Chartres (extérieurs) [ 1110 en-viron]. Le prolil C couronnait à l’extérieur le has côté du chœur de la cathédrale de Paris (1165 environ). Les prolils I) extérieurs proviennent de l’église de Montréale (1180 environ)(Yonne); le prolil E, d'une balustrade de l’intérieur de l’église de Vézelay (I 190 environ);le prolil F, du porche de Vézelay (1135 environ); le profil G extérieur, de la même église(1235 environ); le profil 11 extérieur (même époque).
' A, des antes du temple de Diane, propylée à Eleusis; B, des antes des propylées d'Eleusis ;C, du temple de la Victoire Aptère, Athènes ; I), du temple d’Apollon à Iîasso;, Phigalie ;E, du Forum triangulaire à Pompeii ; G, idem; F, de Pompeii.
* Vovez dans le Dictionnaire raisonné de l’architecture française , du xi* au xv' siècle, learticles msr et c.rifff.