ONZIEME ENTRETIEN.
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revèlcments avec quelques boulisses, cl une constmclion en maçonneriebeaucoup plus propre que la pierre à recevoir des enduits, de la peintureou des boiseries ?
Nous servant donc des méthodes laissées par nos devanciers, en tantqu’elles sont applicables de nos jours, et profilant de l’expérience acquise,nous allons successivement rendre compte des moyens dont disposeaujourd’hui le constructeur en maçonnerie, confondant sous cctlc mêmedénomination la structure d’appareil et la structure concrète suivantl’usage admis.
FONDATIONS.
Par la nature même du sol sur lequel les Grecs ont élevé leurs édi-fices, ils n’ont eu que très-rarement l’occasion d’établir des fondationsimportantes. l)c préférence ils bâtissaient sur le roc, cl leurs fondationsne soid, à vrai dire, que des soubassements, c’est-à-dire des amas depierres posées jointives, sans mortier. Si, dans quelques cas particuliers, illeur a fallu chercher profondément un sol incompressible, ils accumu-laient par assises des pierres sèches, quelquefois cramponnées au moyend’agrafes de fer, et élevaient sur cct amas fait avec soin leurs assisesde socles. D’ailleurs le peu de poids de leurs édifices, généralement petits,n’exigeait pas des fondations d’une grande résistance. Les Romains, aucontraire, qui ont élevé quantité de monuments gigantesques, ne se prê-tant, par leur structure concrète, à aucun mouvement, à aucun tasse-ment, ont dû les fonder avec un luxe de précautions qui dépasse tout ce(pie l’on a fait depuis. Les Romains allaient toujours chercher le terrainsolide, si profond qu’il fût; l’ayant rencontré, ils bloquaient dans delarges fouilles un grossier béton composé de blocs de pierre, de cail-loux et d’excellent mortier, et sur ce roc factice ils élevaient leursbâtisses. Pendant le moyen âge, on a fait de très-bonnes et de très-mau-vaises fondations : c’était une question de dépense. Il n’y a pas de [dusbelles fondations que celles des cathédrales de Paris, d’Amiens , deReims ; il n’en est pas de [dus mauvaises que celles des cathédralesde Troyes, de Séez, de Châlons-sur-Marne .
Quand les fondations du moyen âge sont bien faites, elles sont tou-jours revêtues d’un parement de [lierre parfaitement dressé et posé,masquant un blocage grossier jeté suivant la méthode romaine.
Deux conditions essentielles sc présentent pour nous, lorsque nousvoulons fonder un édifice : nous devons obtenir une parfaite stabilité,parce que nos monuments sont grands, et nous soumettre à des eon-
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